Critique de film

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Hellraiser 8, Hellworld

"Hellraiser Hellworld"
affiche du film

Cinq jeunes amis, fans de l'univers d' " Hellraiser ", se retrouvent invités par le site web Hellworld dans un manoir pour une soirée. Malgré l'ambiance festive, tous ne peuvent que penser au passé et à la mort tragique de l'un de leurs amis, Adam, il y a deux ans à la suite d'une partie d'Hellworld ayant mal tourné. Ils sont accueillis par un mystérieux hôte (Lance Henriksen) et s'apprêtent à vivre une nuit de cauchemar.

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Trailer - Hellraiser 8, Hellworld (2005)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Hellraiser 8 Hellworld - Hellworld, un jeu étrange
Par : Damien Taymans

Au départ, toutes les conditions sont réunies pour qu’on passe de nouveau un très mauvais moment en compagnie de Pinhead et sa clique. Pour rappel, mis à part le premier opus jouissif à souhait, la saga ne s’est étoffée que de daubes abyssales et d’une réussite mineure lors du cinquième épisode. Il faut avouer que ça part plutôt mal pour le réalisateur Bota qui nous a déjà baladés dans les deux précédents opus sans rien nous offrir de neuf.

Pourtant, en reprenant les rênes pour la troisième fois consécutive, le réalisateur est parvenu à offrir un métrage digne de ce nom. Pour asseoir cette réussite, deux facteurs importants : la présence d’un scénario en béton (très éloigné de ceux, alambiqués, qui avaient animé les sixième et septième épisodes) et un écart nécessaire aux jalons de la franchise.

Sorte d’ « Hellraiser nouvelle génération » (dans le style du métrage de Kim Henkel pour Leatherface), Hellraiser Hellworld donne un ton nouveau au film en le faisant entrer dans deux dimensions nouvelles. D’abord, le métrage entre dans l’ère contemporaine, se baigne dans l’actualité et colle aux jeuns qui se gaussent de voir tant de clins d’œil culturels à leur égard (alors que l’art cinématographique est généralement hermétique) : rave-party, drogue, sexe, alcool, GSM, … Autant de petites touches qui rendent le métrage plus jeune. A cela, ajoutons un renouveau chez Pinhead qui s’est vu relooké. Il faut dire qu’après autant d’échecs, il était temps de dépoussiérer le croque-mitaines… Ensuite, une dimension scénaristique où Hellraiser se voit à travers un miroir. Nous avons en face de nous des fans de Pinhead qui participent à un jeu nommé Hellworld. Dès lors, après le septième épisode de Freddy et sa mise en abyme particulière, nous avons droit à une recette identique du côté de l’homme à tête d’épingle.

Et puis, disais-je avant de me couper moi-même à l’aide d’un paragraphe très long, il y a un scénario pour le moins original. Sous des dehors complexes, l’histoire revêt en fait un dénouement des plus simples, sorte de twist qui (pour une fois) fonctionne assez bien. Pourtant, Bota s’est quelque peu grillé en en annonçant la couleur une dizaine de minutes avant la fameuse fin. Dommage car l’effet de surprise s’en est retrouvé amoindri.

Nous ne pouvons nous retenir de souligner les aspects négatifs du métrage. D’abord, l’œuvre peut sembler absconse pour les novices. Pensons à ces pauvres malheureux qui penseraient à acheter le DVD du film sans avoir vu aucun autre avant… Si c’est le cas, bonne chance les gars ! Parce que le métrage remet en scène toute une série d’éléments qu’il n’entend pas expliquer. Exemple flagrant : à de multiples reprises, on vous parle du cube pour ne l’aborder qu’une seule fois dans le film… Ensuite, il y a un univers dément qui cadre assez mal avec cet Hellraiser. Un peu comme si, pour compenser l’absence relative de Pinhead, on avait voulu offrir un univers de débauche se substituant aux délicieux crochets de sa majesté. L’entreprise était louable mais a été mal exploitée et les personnages définis semblent patauds dans ce genre d’atmosphère. Enfin, nous devons tempérer nos dires et remarquer que le scénario, pour sympathique qu’il est, n’en demeure pas moins tiré par les cheveux et peu capable de déjouer les plus avertis d’entre nous.

Néanmoins, Hellraiser Hellworld reste un bon petit film. Une réussite enfin à la filmographie de Bota !


Oeuvres liées :

Hellraiser, le pacte (1987)
Hellraiser 2, les écorchés (1988)
Hellraiser 3 , l'enfer est sur terre (1992)
Hellraiser 4 Bloodline (1996)
Hellraiser 5 Inferno (2000)
Hellraiser 6 Hellseeker (2002)
Hellraiser 7 Deader (2004)

Commentaires sur le film

Avis divergent...

1 etoiles

daube Daube !

Bonjour.
Je suis de ceux qui n’apprécient pas les films de la franchise Hellraiser passé les 2 premiers (je trouve cependant de l’intérêt au 5ème bien qu’il parte dans une autre direction).

Ce 8ème opus est l’un des plus mauvais et décevant à mes yeux. Un teen-movie exaspérant avec tout ce qu’on peut mettre dans ce genre de film (un Scary Movie qui se prend au sérieux).

On a voulu miser sur le côté gore parce que c’est ce qui plait aux djeuns amateurs d’horreur actuellement (paye ton fan-service).

A éviter si on aime l’univers Barker et qu’on aime le Pinhead original (ici dénaturé au possible). A voir si vous supportez ce genre de trucs pour ados...

13 janvier 2011 à 15:01 | Par V.

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