Critique de film

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Hellraiser, le pacte

"Hellraiser"
affiche du film
  • Année de production : 1987
  • Réalisateurs : Clive Barker
  • Scénaristes : Clive Barker
  • Acteurs : Doug Bradley, Clare Higgins, Ashley Laurence, Andrew Robinson
  • Musique : Christopher Young
  • Genre : Horreur – Croque-mitaines
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h34
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Nominé pour le prix du meilleur film, du meilleur maquillage et de la meilleure musique (Académie des films de science-fiction, fantastiques et d’horreur des Etats-Unis 1988) Prix du film d’horreur (Avoriaz 1988) Prix du Critic’s Award (Fantasporto 88) Nominé pour le prix du meilleur film (Fantasporto 88)

Un homme, Frank Cotton, achète un mystérieux cube sur le marché noir. Lorsqu'il réussit à l'ouvrir, il est visité par les Cénobites, des démons venus de l'enfer. Ces derniers lui infligent les pires supplices avant de le tuer. Peu de temps après, son frère et son épouse emménagent dans la maison où Frank est mort. Une goutte de sang tombée sur le plancher ramène Frank sous forme de zombie. Frank réussit à convaincre l'épouse de son frère, qui est aussi son amante, de lui amener des victimes car il a besoin de leur sang pour redevenir humain. Bien sûr, les Cénobites ne sont pas très heureux de savoir que Frank leur a échappé.

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Trailer - Hellraiser, le pacte (1987)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Hellraiser, le pacte - Une jouissance intense…
Par : Damien Taymans

Hellraiser, le pacte est le premier long métrage de Clive Barker (Cabal). Inspiré d’une de ses propres nouvelles intitulée The Hellbound Heart, le film est une œuvre complexe mais malgré tout facilement compréhensible. Hellraiser plonge le spectateur dans un monde parallèle où n’existent que la souffrance et la brutalité, transformées en jouissance. Ce monde est gardé par les Cénobites, véritables prêtres d’une nouvelle religion obscure.

Barker fait une comparaison totale entre la religion des Cénobites et celle des hommes. Car le culte de la jouissance à travers la souffrance possède tous les attributs d’une religion : ses prêtres, les Cénobites, souvent pris pour des apôtres, sont dominés par un messie en la personne de Pinhead. La croix catholique est figurée par la boîte qui ouvre la porte de l’autre monde ; l’église devient la pièce du troisième étage de la maison du couple. D’autres traits religieux peuvent être imputés aux préceptes des Cénobites : la notion de sacrifice, de soumission, de dévotion pour atteindre le plaisir suprême, sorte d’Eden d’outre-tombe.

Notons également que les plaisirs de la chair ne sont pas exclus. Barker introduit la donnée sexuelle très tôt dans son métrage. C’est à cause de sa relation adultère (on voit à quel point la chose est bannie) que Julia ramène Frank à la vie. Pour attirer chez elle des victimes pour nourrir son amant, Julia utilise la séduction sexuelle. Les chaînes multiples et les crochets ne sont pas sans rappeler les plaisirs des relations sadomasochistes, très populaires dans nos sociétés contemporaines.

Barker a parfaitement réussi son coup. Il a réussi à mêler le thriller à l’horreur en y intégrant des personnages mystiques et en ajoutant par-ci par-là des scènes extrêmement gores pour l’époque. Grâce à des effets spéciaux et à des maquillages parfaits signés Bob Keen (Hellraiser 2, Candyman) , Barker rend son métrage réaliste et ne nous ennuie pas avec des monstres mal conçus. Le réalisateur parvient à créer une atmosphère d’angoisse et il suffit d’analyser quelques scènes pour voir quelle est la maîtrise de l’auteur. Juste après le premier meurtre de Julia, elle s’en va et referme la porte mais, par l’entrebâillement, on peut voir en arrière-plan Frank se traîner sur le sol tel un reptile : cette scène, comme tant d’autres, suffit à installer un climat d’angoisse qui suscite des sueurs froides chez les spectateurs.

Excellente première réalisation pour Barker qui ne tardera pas, malheureusement, à s’éloigner des caméras pour s’intéresser surtout à l’écriture. Dommage, parce qu’avec une qualité pareille, on peut s’attendre à des tas de chefs-d’œuvre…


Critique de Hellraiser - Et dans la boîte Numéro Une !
Par : Romain Mollet

A l’instar d’un certain Stephen King (dont on parle assez ce mois-ci sur ce beau site, je crois), le romancier fantastique Clive Barker s’est lui aussi lancé dans la mise en scène après avoir rédigé quelques nouvelles. Mais c’est bel et bien Hellraiser : Le Pacte qui fera sa renommée auprès des fanatiques du fantastique.

Basé sur l’un de ses récits, The Hellbound Heart, Barker s’amuse à mêler notre univers bien triste à un autre bien plus dérangeant : dans ce monde, gardé par des cénobites - dont le fameux Pinhead, pas encore emblématique -, sont recueillies toutes les douleurs physiques relevant du masochisme... Une quête du plaisir ultime de la souffrance, plus ou moins involontaire, dont réchappera Frank au grand dam de la petite famille de son frère, qui vient s’installer dans sa demeure.

Là où un simple film d’horreur se serait contenté de ne montrer que de la violence dans cette ambiance déjà noire, Barker, lui, préfère utiliser la psychologie pour dépeindre ses personnages. Ainsi, cet évènement fera remonter de vieux secrets érotiques chez la femme de Frank, érotisme qui devient alors le moteur pour tous les actes de celle-ci, afin de redonner peau neuve à son amant.

Ce n’est là qu’une petite partie de l’histoire en elle-même, beaucoup plus longue et complexe que ce que l’on pouvait penser. C’est alors un excellent prétexte pour Barker de démontrer ses talents de réalisateur, avec un style tout en finesse d’une macabre beauté que nul n’a réussi à égaler jusqu’à ce jour, usant de métaphores visuelles nombreuses et évocatrices. Aidé par une interprétation efficace (belle performance de Andrew Robinson notamment) et par des effets spéciaux réussis encore surprenants de nos jours, l’intrigue classique prend alors un rythme déchainé dans les 30 dernières minutes, interminable descente aux enfers où la souffrance et la folie s’autodétruisent dans un chaos incroyable.

Hellraiser, ou l’un des meilleurs contes d’horreur jamais filmé jusqu’à ce jour, abordant la puissance de nos rêves et désirs et de leurs conséquences désastreuses, le tout dans une ambiance glauque inoubliable. Autant dire que l’on n’est pas pressé de voir ce chef-d’oeuvre remaké.


Oeuvres liées :

Hellraiser 2, les écorchés (1988)
Hellraiser 3 , l'enfer est sur terre (1992)
Hellraiser 4 Bloodline (1996)
Hellraiser 5 Inferno (2000)
Hellraiser 6 Hellseeker (2002)
Hellraiser 7 Deader (2004)
Hellraiser 8 Hellworld (2005)

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