Critique de film

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Hercule contre Moloch

"Ercole contro Molock"
affiche du film

La cité de Mycène détruite par un violent tremblement de terre,sa population,conduite par la reine Parsiféa s'est installée dans une grotte hantée par un monstre mi-homme,mi-bête.Revenu d'un voyage autour du monde Hercule apprend de son père,roi de Tirent,que ses sujets sont otages des Mycèniens.Il entreprend de les libérer...

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Trailer - Hercule contre Moloch (1963)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Hercule contre Moloch - Un faux Hercule pour un bon film
Par : Fred Pizzoferrato

Ce sympathique péplum mythologique possède comme particularité (aux limites de l’arnaque pure et simple) de ne pas mettre en scène le fameux demi-dieu mais un simple mortel nommé Glaucus, lequel adopte cette identité pour abuser une cruelle reine. Mais n’anticipons pas ! Hercule contre Moloch débute, en effet, par un séisme détruisant l’antique cité de Mycènes et blessant mortellement son roi. Ce-dernier, avant de trépasser, confie sa fille Medea, née d’un précédent mariage, à son épouse enceinte, Demetea (ou Pasifae selon les versions et les doublages). Malheureusement, lorsque l’enfant parait, il s’avère monstrueux et le Grand Prêtre, toujours prompt à utiliser les malheurs des autres à son profit, décide en son honneur de raviver le cruel culte de Moloch. A intervalles réguliers, les sujets de la reine doivent donc offrir en sacrifice de pauvres victimes innocentes à l’insatiable appétit de Moloch, lequel dissimule son visage hideux sous un masque de chacal.

Décidé à mettre fin à ces rites impies, le fils du roi de la cité voisine de Tyrins, Glaucus, se laisse capturer par les habitants de Mycènes dans l’intention de lever une révolte à l’intérieur même de la cité. Assumant l’identité d’Hercule et se présentant comme un homme du peuple, Glaucus attire l’attention de la reine Demetea par sa bravoure avant de tomber amoureux de Medea, cible des convoitises du général Pentius. Après que Medea se soit refusée au chef des armées mycéniennes, la reine, jalouse, la condamne à servir la Déesse Mère au Temple et à y vivre en recluse « jusqu’à ce que sa beauté se fane ». Ensuite, elle envoie Glaucus combattre dans l’arène. Pendant ce temps l’armée de Tyrins est défaite par les forces de Mycènes et Glaucus, démasqué, finit au cachot…

Reprenant le mythe de la reine Pasiphae ayant enfanté le Minotaure que Thésée vient finalement combattre, Hercule contre Moloch constitue un plaisant péplum de série dirigée avec vigueur par Georgio Ferroni. Né en 1908 et décédé en 1981, Ferroni a débuté à la fin des années ’30 avant de terminer sa carrière, riche de plus de trente long-métrages et d’une poignée de documentaires, au milieu des seventies. Il s’est illustré à plusieurs reprises dans le péplum et le western (Wanted, Le dollar troué) mais reste surtout réputé pour deux films d’épouvante, La plus longue nuit du diable et, surtout, son chef d’œuvre gothique, Le moulin des supplices, en 1960.

Hercule contre Moloch ajoute, comme de nombreux péplums des sixties, un soupçon de fantastique aux aventures antiques de son héros, ici confronté à un être difforme arborant un masque métallique et assimilé au dieu maléfique Moloch. Apparaissant au centre d’un harem de demoiselles enchaînées, Moloch, nimbé de couleurs vives, ressemble à une créature surgie d’un film d’épouvante gothique. Giorgio Ferroni confère d’ailleurs à son métrage un climat étrange, quasiment psychédélique parfois, proche des classiques de Mario Bava ou Riccardo Freda tels Hercule contre les vampires ou Maciste en enfer, encore accentué par une bande originale efficace.

Pour économiser sur le budget, le cinéaste reprend par contre des plans de batailles spectaculaires tirés de ses précédents péplums, en particulier sa superproduction La guerre de Troie avec Steve Reeves. Une pratique courante dans le cinéma bis italien que l’on retrouva par la suite dans différents genres populaires comme l’aventure, le western ou l’épouvante. Les spécialistes (comme ceux du site « Peplum – Images de l’antiquité ») notèrent aussi des emprunts à d’autres productions comme Les Bacchantes, Les conquérants héroïques ou Le colosse de Rome mais, pour les néophytes ou les spectateurs peu attentifs, tous ces savants « remixages » se révèlent indiscernables et particulièrement adroits.

Au niveau du casting, Gordon Scott incarne Glaucus, alias Hercule, avec vigueur et panache même si ses exploits restent dans les limites de la condition humaine et qu’il ne lance aucun rocher en mousse. Scott reste surtout connu pour avoir été l’interprète de Tarzan, remplaçant Johnny Weissmuller et Lex Baxter de 1955 (avec Tarzan chez les Soukoulous) à 1960 (Tarzan le magnifique) et apparaissant surtout dans La plus grande aventure de Tarzan qui, étonnamment, ne fait pas mentir son titre et reste un des épisodes les plus réputés de la saga. Durant les sixties, Scott se reconvertit, comme beaucoup d’acteurs musculeux, dans le péplum italien et incarna tour à tour Remus, Goliath, Maciste, Hercule et Jules César avant de tâter du western en jouant Zorro et Buffalo Bill. Dans le rôle de la cruelle reine, Hercule contre Moloch met en valeur la belle Rosalba Neri, d’ailleurs bien trop jeune pour le rôle puisque l’actrice était seulement âgée de 24 ans au moment du tournage alors qu’elle est censée approcher, au bas mot, de la quarantaine. Neri, vue dans de nombreux gialli (Smile before death, Les insatisfaites poupées érotiques du professeur Hitchcock, Maison de rendez-vous) mais également des westerns, des péplums, des films d’horreur et des érotiques, se montre particulièrement à l’aise dans cette interprétation outrancière. Alessandra Panaro (qui, ironiquement, a, en réalité, le même âge que sa supposée belle mère !) se montre, par contre, beaucoup plus fade dans un rôle de potiche n’allant pas plus loin que « sois belle, tais toi et tombe amoureuse du premier héros musclé qui passe ». Le Moloch lui-même est, pour sa part, un personnage intéressant mais sous-employé, passant son temps niché dans sa grotte à attendre de jeunes beautés virginales qu’il défigure (« je hais la beauté ») avant de les tuer. Même si ses motivations sont rudimentaires, son look demeure réussi et intéressant en dépit d’un masque aussi sympathique que grossier.

La dernière partie du métrage, malheureusement, traine un peu en longueurs et se perd dans d’inutiles palabres et des mouvements stratégiques pas toujours passionnant mais, dans l’ensemble, Hercule contre Moloch reste distrayant. Si le combat final entre notre soit disant Hercule et le méchant Moloch manque de nerf et s’avère vite expédié, Giorgio Ferroni accomplit cependant un boulot très honnête étant donné le manque de moyens mis à sa disposition.

Sans être un chef d’œuvre, Hercule contre Moloch constitue, en résumé, une série B divertissante, rarement ennuyeuse et plutôt plaisante à suivre. Les nostalgiques du péplum peuvent donc s’y risquer sans danger.


Commentaires sur le film

UNE OEUVRE MAL JUGEE

3 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Je trouve que pour l’époque, le film est plutôt bien réussi. Les acteurs : convainquant dans leur rôle respectif, et MLK pas trop furax, j’aurai aimé qu’il le soit davantage, et ensuite un peu plus devant, on le voit toujours dans le fond et dans l’obscurité quasi totale. "Normal" Me direz vous, mais au moins une image nette à la fin du 4ème volet quoi ! On dirait presque une image OFF, sauf qu’à l’époque cela ne se faisait pas dans le cinéma. Sinon ! très bon climat ! Soleil et femmes sexy, les mecs sont body-buildés et habillés légèrement. Bronzages et peaux huilées, qui est le couturier ? Que je le félicite ! Trop cool ! J’adore...(Ca revient beaucoup dans la mode actuelle, ces vêtemnts légers...surtout chez les femmes, on ne voit pas beaucoup d’mecs habillé en jupette ou pagne. Pas assez chaud sans doute...Allez

24 juin 2011 à 00:06 | Par MOLOCH 2

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