Critique de film

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House 3

"The Horror Show"
affiche du film

Le jeune policier Lucas Mc Carthy pensait que ses problèmes seraient résolus avec l'exécution de Klaus Jenke. Mais ce dernier revient après sa mort pour terroriser la famille de Lucas, dont la maison devient la porte vers l'enfer... La seule solution pour sauver sa famille : revivre l'abominable nuit de l'arrestation de Jenke...

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Trailer - House 3 (1989)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de House 3 - Déménagement obligatoire
Par : Damien Taymans
Tags : Fantômes

Lucas McCarthy est un policier investi par son affaire. Hanté par le serial killer Max Jenke qui ne lésine jamais quand il s’agit de zigouiller de la flicaille, McCarthy se réveille chaque matin après avoir fait d’horribles cauchemars peuplés par ce croque-mitaine récurrent. Des pensées qui le persécutent au point de ne manquer sans aucun prétexte l’exécution sur la chaise électrique de l’un des pires tueurs en série que l’Amérique ait connus. Seulement, le barbecue ne se passe pas exactement comme prévu, Jenke faisant preuve d’une étonnante opiniâtreté à ne pas clamser et prodiguant à l’encontre du policier qui l’a arrêté des menaces bien malveillantes (en même temps, des menaces…). Le cauchemar de McCarthy est loin d’être terminé puisque l’esprit du meurtrier hante maintenant sa chaudière…

Originellement prévu, David Blyth quitte quelques jours avant son commencement le plateau de House 3, nouveau volet de la franchise toujours produite par Sean S. Cunnigham, paternel émérite de Jason Vorhees (ou plutôt de sa maman). C’est finalement James Isaac, créateur d’effets spéciaux de formation, qui remplace au pied levé Blyth et signe du même coup sa première réalisation personnelle avant de prendre les commandes de Jason X quelque douze années après. S’il est un point de comparaison entre la présente œuvre et celle précitée, c’est la volonté de renouveler une franchise qui s’enlise doucement et ne propose plus rien de novateur depuis quelques épisodes. Engluée dans son inaltérable chasse aux ados, Jason Vorhees se refera une petite santé via la caméra d’Isaac au même titre que les histoires rigolardes de maison hantée fournies par la saga House commencent à sentir doucement le réchauffé après deux misérables épisodes. Basée sur un scénar’ coécrit par Allan Hellraiser bloodline Smithee et Leslie Freddy 5 Bohem, cette deuxième séquelle s’affranchit totalement des épisodes précédents, au point de renier toute corrélation avec les investigations spectrales dans une demeure rudimentaire. En lieu et place, l’histoire se cristallise essentiellement autour des deux personnages principaux pour dépeindre leur lutte de part en part.

Une querelle aux inspirations craveniennes puisque la métempsychose amorcée par le serial killer grillé sur sa chaise via l’électricité renvoie au Shocker de Craven tandis que la mainmise onirique que détient le spectre évoque inévitablement les capacités imaginaires et imaginatives d’un certain Freddy Krueger créé par le cinéaste cinq ans auparavant. Des séquences entières s’avèrent ainsi honteusement pompées par le tandem scénaristique avant d’être scolairement réinvesties par un cinéaste en devenir. Pourtant, malgré l’ignominie de l’entreprise, House 3, rebaptisé au passage The Horror show, témoignage ultime du peu d’affiliation existant entre l’oeuvrette et le reste de la franchise, se révèle étonnant dans son mélange adroit de fiction et de réalité. Une association d’événements qui entraîne irrémédiablement vers la confusion forçant l’identification du héros (en l’occurrence le chevronné Lance Henriksen) plongé dans un embrouillamini des plus complexe. Fantasme et réalité s’alternent finalement pour terminer de confondre moments oniriques et cauchemardesques qui trouve son apogée lors du retour de l’inspecteur en fuite à la casbah et décline complètement lors d’un dénouement capillotracté.

House 3 dénote avec la saga à laquelle il appartient pourtant au même titre que la relecture du troisième épisode de la franchise Halloween qui s’était essayé à une nouvelle méthode, quitte à abandonner la figure mythique de Michael Myers au profit d’une machinerie désacralisant le Père Noël. Un replay aussi étonnant que désabusant qui démolit autant l’esprit de la série House en s’en affranchissant qu’elle ne le consacre en évitant les écueils bêbêtes des deux précédentes livraisons. Trop sérieux parfois, trop schuss souvent, cette troisième volée dispensable trop rapidement dispensée s’avère en fin de compte mi-figue mi-raisin…

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