Critique de film

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La Maison au bout de la rue

"House at the End of the Street"
affiche du film

Une adolescente déménage avec sa mère dans une nouvelle ville et apprend que leur nouvelle demeure est à côté d’une maison où un double meurtre a eu lieu. Des complications ont lieu par la suite quand l’adolescente se lie d’amitié avec le seul survivant du massacre...

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Trailer - La Maison au bout de la rue (2012)
Par : Damien Taymans


La maison au bout de la rue - Bande annonce... par vodkaster

Les critiques à propos de ce film

Critique de House at the End of the street
Par : Geoffrey Marmonier

Attention, même si cet article tente au maximum d’éviter les spoilers sur le déroulement de House at the End of the Street et ses rebondissements, il est très fortement conseillé de le lire après avoir vu le film pour pouvoir apprécier pleinement celui-ci.

Petit film d’horreur tourné en 2010 par Mark Tonderai (Hush), House at the End of the Street bénéficie enfin d’une sortie au cinéma grâce à la soudaine popularité de son actrice principale, Jennifer Lawrence, star de X-Men Le Commencement et Hunger Games. Une sortie bien méritée, puisque malgré son titre très référentiel, un classement PG-13 souvent annonciateur d’un film propret et peu effrayant et une bande-annonce laissant présager d’une énième histoire de fantôme revanchard, House at the End of the Street a beaucoup plus à offrir qu’il ne le laisse présager à première vue.

Pourtant, le début du film est loin d’être emballant, celui-ci démarrant de façon assez lente et très « twilightesque ». L’ado qui débarque de la grande ville dans une petite bourgade rurale et qui se prend d’amitié (et plus si affinité) pour le reclus du patelin, cela rappelle beaucoup trop la saga des vampires scintillants et prudes pour ne pas générer un frisson d’angoisse dans le cœur du fan d’horreur. Cependant, et fort heureusement, House at the End of the Street se différencie rapidement de Twilight, notamment en proposant des personnages qui ne sont pas des coquilles vides. Jennifer Lawrence est une ado crédible et dont les comportements réussissent la plupart du temps à éviter les clichés, notamment dans sa relation toute en nuance avec sa mère, incarnée par la trop rare Elisabeth Shue. Max Thieriot (My Soul to take) malgré une performance a priori un peu plus molle, se sort au final assez bien d’un rôle qui aurait pu vite sombrer dans la caricature, en faisant ressortir l’humanité de son personnage.

Mais surtout, si Tonderai prend son temps pour installer ses personnages et son intrigue, c’est au final pour mieux manipuler le spectateur sûr de déjà connaître le déroulement du film. Car le script de David Loucka (Dream House) recèle plusieurs surprises de taille qui ne manqueront pas d’égarer même l’amateur le plus aguerri, grâce à un art du rebondissement plutôt maîtrisé (on saura d’ailleurs gré à la bande annonce du film de participer aussi au fourvoiement du spectateur, celle-ci ne reflétant absolument pas la teneur du long métrage). Guère surprenant au final, puisque le scénario provient d’une histoire imaginée par Jonathan Mostow, scénariste et réalisateur de l’éprouvant Breakdown avec Kurt Russell, avec lequel House at the End of the Street partage de nombreux points communs.

Il convient donc de ne pas se laisser rebuter par une première moitié de film assez lente et inoffensive (malgré quelques détails assez dérangeants placés ici et là), puisque dans sa seconde partie House at the End of the Street prend enfin son envol, capitalisant avec succès sur toute la mise en place précédente. En résulte une dernière partie en huis clos extrêmement tendue et d’une efficacité à toute épreuve, malgré un certain nombre de clichés (dont celui ultra rebattu du gentil flic qui se fait tuer pour avoir été trop curieux). Et si les dernières révélations sont moins surprenantes pour les vieux routards de l’horreur (l’idée centrale du film est repiquée sur le fameux twist final de Sleepaway Camp), cela n’empêche pas Mark Tonderai de prouver qu’il est tout à fait possible d’effrayer le spectateur sans effusions de sang.

House at the End of the Street est donc une bonne surprise, un petit film d’horreur soigné et efficace, et qui, s’il n’évite pas les clichés du genre, n’a pas peur de prendre son temps pour préparer correctement son intrigue avant d’entraîner le spectateur dans un suspense des plus réussis.


Commentaires sur le film

Sévice et versa

2 etoiles

Alors là, oui mais non ! C’est bien le contraire : une première partie d’exposition hyper intéressante avec une Jennifer Lawrence autrement plus consistante que ses footings à l’arbalète de The Hunger Games ! La dernière partie est une lamentable bifurcation vers un genre bis vuvuvuvu-et-revu, avec son lot d’incohérences ! On tenait un super thriller psychologique qui pouvait flirter avec le glauquos japonais et on sape le tout avec du gros sel bourrin....

24 janvier 2013 à 23:01 | Par bûcheron finlandais

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