Critique de film

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Innocent Blood

"Innocent Blood"
affiche du film

Marie, une jeune femme vampire, sévit dans les milieux mafieux où elle appaise ses appétits, tandis que le policier Joe Gennaro, solitaire et desavoué par ses supérieurs, traque le chef de la plus puissante famille de la mafia de Pittsburgh. Marie et Jo sont faits pour se rencontrer.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Innocent blood - Lust for a (female) vampire
Par : Alan Deprez

Troisième film projeté dans le cadre du cycle Vampires de la Cinematek, Innocent Blood (1992) fait figure de curiosité ; une des œuvres relativement méconnues de son auteur, le grand John Landis (Hamburger film sandwich, The Blues Brothers, An American Werewolf in London), qui fut adoubé Chevalier de l’Ordre du Corbeau cette année au BIFFF. (NB : bientôt en interview carrière - vidéo - exclusive sur le site !).

Une vampire (Marie/Anne Parillaud), (néo) femme fatale sexy et consciente de ses atouts auprès de la gent masculine, décide de faire ses emplettes dans la mafia italienne, garde-manger aux ressources (presque) inépuisables. Des crimes bien vite imputés par les autorités à des règlements de comptes entre mafieux. Mais le jour où notre prédatrice aux dents longues n’exécute pas promptement une de ses victimes (le parrain Macelli, incarné avec truculence par Robert Loggia), transformée en saigneur, entraînera les protagonistes vers l’absurde et des péripéties sans cesse renouvelées, sous l’égide du cop Joe Gennaro (Anthony LaPaglia), peu insensible aux avances de Marie, mais bien décidé à faire tomber cette enflure de Macelli.

Sur ce canevas prometteur, le réalisateur (épaulé par le scénariste Michael Wolk) développe un sens du burlesque et de la rupture accru. Les différentes péripéties « horrifiques » se parent d’un second degré rafraichissant et d’un humour grinçant du meilleur effet, caractéristiques des œuvres du maestro John Landis (bientôt de retour avec Burke and Hare, programmé au BIFFF 2011 & chroniqué sur le site).

Le film déroule son intrigue sur un tempo « jazzy » (voire lancinant), accentué par la BO délicieusement rétro d’Ira Newborn (La folle journée de Ferris Bueller, Dragnet, divers opus des Y a-t-il un flic pour sauver…), orchestrant un mélange des genres réussi (fantastique, comédie, film de gangsters, romance & film noir) et triturant les codes inhérents aux films de vampires (aspect répulsif de l’ail, vulnérabilité à la lumière du soleil, …), à la source de nombreux gags. En outre, pour ne rien gâcher, le film bénéficie de superbes make-up du génie des SFX Steve Johnson (Vidéodrome, Big Trouble in Little China, Flic ou zombie). - NB : pour les retardataires, plongez-vous dans son excellente interview carrière accordée à Mad Movies, n° d’avril et mai.

Innocent Blood se révèle aussi avant tout une ode à la beauté féline de la divine Anne Parillaud (Nikita, L’homme au masque de fer, Sex is Comedy), à l’époque peu avare de ses charmes ; elle apparaît à moult reprises dans le plus simple appareil, jusqu’au plan le plus osé du film, qui la voit nue et penchée en signe d’abandon face à son amant, sublime image renvoyant inconsciemment à La Prière du photographe Man Ray.

Le reste du casting fait office de festin gargantuesque, jugez du peu : Anthony LaPaglia (The Client, Summer of Sam, la série pour ménagères FBI - Portés disparus), le fabuleux Robert Loggia, d’une gouaille sans pareille (Scarface, L’honneur des Prizzi, Lost Highway), David Proval (Mean Streets, Les évadés, la série Les Soprano), Chazz Palminteri (Oscar de Landis, Usual Suspects, Jade de Friedkin), Angela Bassett (Boyz n the Hood, Critters 4, Strange Days), Luiz Guzmán (Black Rain, L’impasse) et cette vieille ganache de Don Rickles (De l’or pour les braves, Casino).

L’amateur éclairé guettera les apparitions de Tom Savini (en journaliste fouineur), Frank Oz (médecin légiste), Forrest J Ackerman (Dracula contre Frankenstein d’Al Adamson, Scalps de Fred Olen Ray), Dario Argento (ambulancier), Sam Raimi (employé de l’abattoir), Steve Johnson, Linnea Quigley (Silent Night, Deadly Night, Le retour des morts vivants en infirmière), la peu farouche Teri Weigel (Predator 2, Anal Obsession, American MILF ; en strippeuse, qui l’eût cru !) et Vic Noto, impérissable Bronson de Street Trash.

Innocent Blood est un mets savoureux, à déguster sans modération ! En un mot : « delizioso » !

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