Critique de film

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Inside

"Inside"
affiche du film

Emmy Rossum incarne Christina, une jeune femme retenue prisonnière dans une pièce et simplement munie d’un ordinateur portable et d’une connexion internet. Par le biais des réseaux sociaux, elle va tenter de prendre contact avec ses amis et sa famille pour tenter de s’échapper. Film expérimental qui se déroule en temps réel sur la toile et dont les spectateurs peuvent interagir avec l'héroïne par le biais des réseaux sociaux.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Inside - A l’intérieur
Par : Damien Taymans

Une masure isolée au cœur de la campagne colombienne, à l’architecture biscornue. Un châtelet flanqué de colonnes en façade et qui dévoile, sitôt le seuil franchi, une myriade de pièces engoncées les unes dans les autres. Un repaire parfait pour des âmes en peine voletant de couloir en couloir, de chambre en chambre, tourmentant les deux êtres qui partagent les lieux. Et puis, l’insistance, parfois poussive, du metteur en scène sur les miroirs qui s’amoncèlent dans ce palais glacial ne dupe plus personne : Andrés Baiz empiète dans le registre symbolique d’un Dario Argento et réinjecte toute son admiration du registre gothique. Progressivement l’atmosphère s’épaissit, le récit également. Ce qui s’apparentait jusqu’alors à une transposition proprette d’Hollywood Night (avec son tandem de branques en imper, son lot d’étreintes charnelles et de suspicions douteuses) s’invite dans le domaine du fantastique, convoquant des esprits flotteurs capables de faire frissonner l’onde et de communiquer par le biais des canalisations. Nouvelle fausse piste.

Le récit dévoile, dans son deuxième tiers, toute sa force en passant de l’autre côté du miroir pour épouser un nouveau point de vue. Le spectateur ne peut que se résoudre à l’accompagner, quitte à devenir enfin un témoin omniscient seul possesseur de toutes les pièces d’un puzzle moins complexe qu’il n’y paraît. D’autant que la plupart auront opté pour la place de confort offerte par les promoteurs qui déflorent l’intrigue dès l’annonce du synopsis. Après un tour d’horizon des genres, Inside se met désormais à nu : il sera un thriller paranoïaque minimaliste (quatre personnages parmi lesquels trône, majestueuse, la bâtisse) tantôt lyrique tantôt malsain. Hélas, une fois la mécanique dévoilée, le jeu de miroirs se fait moins incisif : les deux héroïnes, Belen et Fabiana, facettes d’un même personnage (interchangeables vu l’appétit insatiable de l’homme du triangle amoureux), se confondent jusqu’à disparaître sitôt que le réalisateur tente d’opposer ténèbres et clarté. Constat identique pour la toile de fond sous-exploitée de la Colombie post-second conflit mondial, celle-là même qui a accueilli, les lèvres closes, une série de dignitaires nazis, à l’instar de ses cousines d’Amérique du Sud.

A vouloir trop embrasser, Inside peine à bien étreindre. Jamais suffisamment claustro ni totalement parano, ce thriller reste néanmoins un bel exercice plutôt prenant à défaut d’être surprenant...


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