Interviews

Interview de Kevin Gates (réalisateur de The Zombie diaries)

27 octobre 2008 | Par : Damien Taymans

Reporters sans frontières

Quelques mois avant que Romero ne sorte son Diary of the dead, dernier opus de sa franchise des morts-vivants, Kevin Gates et Michael Bartlett se lançaient sur une vois similaire avec leur The Zombie Diaries. De la genèse étonnante de ce projet (tout commence par un mail) jusqu’à son aboutissement, les deux hommes se sont investis et sont parvenus à fournir un produits pas si médiocre que ça qui revient aux sources des délires zombiesques en livrant un message sans équivoque et plutôt bien foutu tout en soignant leur mise en scène et leur narration. Focus sur cette épopée hors du commun...

Qu’est-ce qui vous a amené à devenir réalisateur ?

Tout jeune déjà, j’étais un mordu de cinéma et un fan d’horreur. Ce n’est qu’à mon entrée au collège artistique en 1994 que j’ai compris qu’il était actuellement possible d’étudier soi-même les bases pratiques de la réalisation. Je mets l’accent sur la pratique car je déteste les cours typiques d’étude des médias. Avant tout ça, j’ai étudié la peinture et les beaux-arts. Vous devez vous rappeler que cela se passe avant la révolution digitale et que l’équipement technique était beaucoup plus difficile à obtenir à ce moment-là. La plupart des gens voudraient tourner en Super 8 ou en 16mm et c’est précisément là-dessus que j’ai appris mon métier. Je suis seulement passé plus tard au digital.

Mes influences et mes envies de faire des films viennent principalement de mes visionnages des œuvres de John Carpenter, George Romero et Lucio Fulci.

Pourquoi vous êtes-vous dirigé vers le genre horrifique ? Par passion ?

J’ai vu mon premier film d’horreur à l’âge de trois ans et j’y suis resté accroché depuis. Alors, oui, c’est une passion absolue !

En ce qui concerne The Zombie diaries, tout a commencé par un email. Pouvez-vous nous parler de cette genèse particulière ?

Mike (Bartlett – ndlr) et moi nous échangions des idées de films par le biais de courriers électroniques. Mike en particulier revenait chaque semaine avec une nouvelle idée. D’ordinaire, rien de plus ne sortait de ces idées, ce qui devenait une source intarissable de fous rires pour nous. Les autres possibilités se voyaient tuées dans l’œuf en raison des coûts qu’elles demandaient. Mais il y avait l’idée d’un film de zombies tourné dans un style de journal de vidéo, similaire aux films comme Cannibal Holocaust ou Le Projet Blair Witch. Le film remplissait toutes les prérogatives pour nous et nous avons persévéré dans l’approfondissement de cette hypothèse.

Destiné au départ à être un court…

Oui. Mike suggérait d’en faire un court métrage mais je voyais l’idée plus appropriée pour un format long, spécialement avec l’introduction des différents propos des survivants dans une Grande-Bretagne post-apocalyptique. Les influences sont assez variées, des survivants de la BBC, La nuit des morts-vivants, Le Projet Blair witch et, à plus petite échelle, des films plus récents comme 28 jours plus tard.

Le style documentaire constituait juste une alternative budgétaire ?

Pour nous, cette approche n’avait pas été exploitée comme il se devait. Blair witch est un exemple classique du style documentaire mais peu de films se sont ensuite inscrits dans son sillage. La nouvelle vague zombiesque de 2004 nous a amenés à considérer un mélange des deux styles, zombie et docu. Ca faisait sens pour de multiples raisons et, par chance, la récente avalanche de films documentaires l’a transformé en formule gagnante.

Pensez-vous que cette récente tendance va perdurer ou est-ce juste un effet de mode ?

Il y a encore du chemin à faire dans cette voie documentaire. Une voie qui trouve son public avec d’autres films qui vont arriver sous peu comme Quarantine, Paranormal Activity et les potentielles séquelles de Diary of the Dead et Cloverfield. C’est un produit en phase avec son temps, je ne voudrais pas que cela prenne trop d’ampleur à l’avenir. Selon moi, le phénomène perdurera tant que les reality shows télévisés continueront à être diffusés. Quand les gens en auront assez de youtube, de myspace et facebook et passeront à autre chose, le cinéma changera de cap également.

Quelles sont les principales difficultés liées au low budget ?

Je pourrais écrire un livre sur le sujet. Les deux aspects importants de n’importe quel film sont les acteurs et le scénario. Le reste est simplement une question d’adresse. Vous devez faire vos devoirs et planifier méticuleusement après avoir quitté le studio. Ceci dit, peu importe comment vous planifiez puisque quelque chose peut survenir le jour du tournage et contrecarrer tous vos plans. Par conséquent, vous devez être capable de faire des compromis et d’adapter parallèlement aux événements réels. Pour un réal de low budget, c’est encore plus vrai. Il faut être capable de retomber sur ses pieds à chaque instant.

Les maquillages sont extrêmement réalistes. Qui s’en est chargé ?

Nous avions une équipe très talentueuse comprenant Scott Orr, Mike Peel et Cesar Alonso. Tous des professionnels qui ont travaillé sur des films comme Les fils de l’homme, Da Vinci Code ou The Descent. Etant des fans de zombies, ils savaient précisément comment créer une fantastique armée de morts-vivants (rires).

Pourquoi avez-vous choisi cette particulière structure narrative ?

Nous voulions faire une œuvre avec trois voire quatre histoires entrelacées, mais pas sous forme d’anthologie. Notre but était également de faire réfléchir le public, c’est pourquoi nous avons bâti cette histoire non-linéaire. Plutôt que d’avoir trois débuts, trois milieux et trois fins, nous avons opté pour un seul flot dans l’esprit de films comme Pulp fiction…

Avez-vous souffert de la comparaison avec le Diary romérien ?

Inévitablement. Les fans horrifiques sont bien informés que The Zombie diaries est originellement sorti avant Diary of the Dead en Angleterre. Comme la sortie de notre film était programmée après Diary aux States, les spectateurs nous ont vus comme une suite de ce film. Ceci dit, George Romero est mon idole, j’ai donc considéré comme un honneur de faire un film dans le goût du sien à la même époque.

D’autres projets en vue avec Mike ?

Nous sommes actuellement en train de travailler sur trois différents scénars simultanément. L’un devrait rentrer en production en 2009 et les autres resteront dans les projets futurs. Je resterai dans l’horreur dans un futur proche, c’est un fait certain !

(Interview réalisée par Damien)

Commentaires

Je ne le savais pas, c’est cool !

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