Interviews

Interview de Paul Hyett (The Descent 2)

7 novembre 2008 | Par : Damien Taymans

La nouvelle star du maquillage répond à nos questions...

Paul Hyett est la star montante du maquillage depuis un certain The Descent en 2005. L’homme accumule les réussites avec des films comme The Cottage, Doomsday, Eden Lake, Mutant Chronicles, The Children et le très, très attendu The Descent 2. Maquilleur overbooké, le britannique a néanmoins accepté de répondre aux questions de notre chroniqueur que CinemaFantastique est fier de vous présenter dans son intégralité. Enjoy...

Comment est née votre passion pour les maquillages ?

Durant mon enfance, j’ai regardé bon nombre de films comme La Chose, Robocop et encore tous les autres films d’horreur/slashers que je pouvais trouver. J’étais également très intéressé par la sculpture et la peinture que je pratiquais, ce fut donc une progression naturelle. Les travaux de Rob Bottin, Tom Savini, Rick Baker et Stan Winston ont été une vraie source d’inspiration pour moi. J’ai toujours une pile de Cinefex et de Fangoria dans mon placard que je ressors occasionnellement pour y puiser mon inspiration.

Quel est le type de maquillage que vous jugez le plus difficile à accomplir ?

Tout ce qui fait partie du maquillage réaliste, le vieillissement de la peau par exemple ou les maquillages qui permettent à un acteur de ressembler à quelqu’un d’autre, toutes ces créations réalistes qui poussent le public à croire à ce qu’il voit. Parfois, créer le vieillissement d’une créature demande d’autres appétences, une autre forme de discipline.

Combien de temps dure le processus du maquillage en moyenne ?

Cela dépend de ce que vous êtes en train de faire. Par exemple, les créatures de The Descent et The Descent 2 prennent en moyenne trois heures pour maquiller le corps complet. Mais certains maquillages peuvent s’étaler jusqu’à huit heures d’affilée. Des réalisations qui sont alors compliquées et longues, aussi bien pour les maquilleurs que pour les acteurs (rires). J’essaie de concevoir des maquillages en tenant compte du temps imparti. Sur The Descent, Neil Marshall demandait que nous prenions le moins de temps possible pour maquiller les crawlers étant donné qu’ils devaient encore fournir de nombreux efforts physiques durant la journée, du coup je confectionnais des maquillages qui ne prenaient pas plus de trois heures et demi.

Que dites-vous aux acteurs qui doivent endurer durant des heures votre pinceau et vos fonds de teint ?

Parfois, nous leur passons un DVD pour leur faire passer le temps ou nous les laissons dormir ou leur faisons la conversation. Heureusement, j’ai eu beaucoup de chance car j’ai travaillé avec énormément d’acteurs extrêmement sympas qui comprenaient la nécessité d’un si long processus et qui appréciaient notre artisanat.

Y a-t-il une différence entre les Etats-Unis et l’Angleterre au niveau des maquillages ?

Les départements prosthétiques des States disposent de plus grands budgets et de plus de temps pour concevoir leurs effets. Mais, les fondements restent identiques d’un pays à l’autre, nous collons tous les mêmes types de maquillages, de silicone, de mousse et de gélatine (rires).

Vous avez travaillé avec les plus grands réalisateurs aux Etats-Unis comme en Angleterre. Comment expliquez-vous ce succès ?

Euh… Le fait que je m’investisse complètement dans mon travail, je suppose. Le fait que j’ai un bon sens de l’humour m’aide aussi. Et je voyage facilement aussi…

Pensez-vous que les maquilleurs de films d’horreur soient moins reconnus que ceux qui officient sur des films plus classiques ?

Je pense que les départements prosthétiques sont maintenant mieux reconnus, si bien qu’ils doivent être à égalité avec les autres domaines. Cela dépend de la production sur laquelle vous travaillez. Sur un film de monstre, par exemple, vous serez davantage considéré pour le maquillage de la créature que pour les autres. Parfois, on peut travailler sur des maquillages pour une production qui vont vous féliciter et ensuite, pour une autre production où vous aurez créé des effets plus subtils mais où ils vous donnent moins de crédit.

Si vous deviez maquiller l’une de ces personnalités, laquelle serait-ce : Gordon Brown, Neil Marshall, la reine d’Angleterre, Sean Pertwee ou John Malkovich ?

Bien, comme j’ai déjà maquillé Sean Pertwee et John Malkovich, et que Neil est un de mes amis, je suppose que je choisirais Gordon Brown afin de trouver le temps de lui demander pourquoi il y a tant de problèmes fiscaux avec les films financés dans notre pays…

The Descent 2 est en post-production, je pense ?

Oui, tout à fait, Jon Harris, le réalisateur, travaille actuellement sur le montage.

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour créer les créatures de The Descent 2 ?

Neil Marshall avait beaucoup d’idées, en partant de Nosferatu et il les voulait visqueux, maigrichons et effrayants. Nous avons donc effectué des tas d’essais pour finalement parvenir à ce que nous souhaitions, essayant de les rendre aussi répugnants que possible.

Verrons-nous les mêmes monstres que dans le premier opus ?

Identiques, il était nécessaire que ce soient les mêmes créatures, bien que cette fois, nous les avons rendus plus répugnants, plus marqués et légèrement plus déformés, notamment leur dentition dégoûtante devenue beaucoup plus acérée. Et nous avons aussi créé un crawler surprise ainsi que quelques effets bien sanglants, mais … je ne peux pas vous en dire plus… (rires)

Vous doutiez-vous que le premier film rencontrerait un tel succès ?

J’avais le sentiment, nous savions tous que nous travaillions sur quelque chose de spécial. C’était si agréable d’imaginer le film dans un cinéma avec un public payant qui hurlerait à chaque apparition des monstres et serait dégoûté face aux effets sanglants. Cela me satisfaisait vraiment…

Comment était l’ambiance sur le plateau ?

Terriblement agréable ! Une magnifique équipe, Neil, Simon Bowles (producteur artistique) et Sam McCurdy (le directeur de la photographie) sont tous des gars sympas avec lesquels on s’éclate littéralement sur un plateau.

Quelle est la plus jolie fille des six de The Descent ?

Elles sont toutes magnifiques. Ne me faites pas choisir, je vous en supplie… (rires)

Avez-vous un petit scoop pour nous ?

Nous avons cette fois un roi pour les Crawlers, c’est malheureusement tout ce que je peux dire. Et aussi que le film est tourné à Hyett County (rires).

Interview réalisée par Gore Sliclez

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