Interviews

Interview de Ryan Nicholson (réalisateur de Gutterballs)

30 octobre 2008 | Par : Damien Taymans

Le papa de BBK à propos de son rejeton !

Un OVNI cinématographique au confluent du slasher et du splatter nous est parvenu en cette fin d’année : il s’agit de Gutterballs. Répugnant à souhait, dérangeant à outrance, le film se permet même des épanchements dans un humour noir irrévérencieux. A la genèse de cette oeuvre, un homme aussi fou que son produit, un père aussi déchaîné que son rejeton, le grand (et costaud) Ryan Nicholson dont on n’a pas fini de parler...

Ryan, comment en es-tu arrivé à écrire et à produire des films après autant d’années consacrées aux effets spéciaux et au maquillage ?

Ca a toujours été mon intention d’écrire et de produire. Les effets de maquillages ont été une telle possibilité créative pour moi, me permettant de mettre un pied dans le monde de l’industrie du film, j’aime l’horreur et le gore et cela me semblait être le meilleur choix à l’époque. Je pouvais en apprendre sur les manières de réaliser un film juste en regardant les autres travailler sur scène. Je fais encore des «  FX » mais uniquement à mes temps libres, pour mes propres films… à moins que quelque chose ne m’attire particulièrement. Ma créativité se déverse maintenant plus dans l’écriture et la réalisation pour les « Plotdigger films ». Je dirige la compagnie avec ma partenaire Michelle Grady. Michelle est une artiste de maquillage étonnante et est aussi mon éditrice de scripts. Mon père Roy Nicholson est aussi impliqué dans la société. Il a produit nos 2 derniers longs-métrages.

Quelles ont été tes influences pour Gutterballs ?

Des “slashers” des années 80 comme “The Burning” et “My Bloody Valentine” furent de grandes influences. Tuer de jeunes acteurs de manière horrible en les attirant un par un a toujours été une de mes préférences. Les gialli, des gants noirs, un tueur masqué, furent aussi important pour moi. J’aime le thème « whodunnit » qui empêche l’audience de deviner et de se jeter dans de fausses pistes pour les secouer un peu.

Pourquoi as-tu choisi le bowling comme place pour ce « slasher » ?

Pour le style et la conception du plateau, le bowling était parfait. Il permet de centraliser le tournage et d’avoir une vision élargie dans son ensemble. De plus, il possède un style rétro. Quand les lumières noires sont allumées, avec la boule disco et les lumières flashantes partout, ca fait très soirée bonbon pour les spectateurs. Ce n’était pas facile d’avoir un bowling qui nous permette de tourner un film d’horreur « rape and revenge ». C’était très épuisant et cela nous a pris un an pour planifier et fixer l’endroit. Le Bowling eXcalibUr Center à Surrey, BC au Canada nous a donné 3 semaines complètes dans le complexe. C’était un rêve qui devenait réalité et les propriétaires étaient très sympathiques et cordiaux. Le lieu semblait effectivement assez original. Il y a eu quelques films sur le thème du bowling mais jamais un de film d’horreur sans boules comme « Gutterballs »… (rires)

Combien de litres de sang ont été utilisés pendant le film ?

Nous y sommes allés à coups de nombreux seaux de mon sang spécial fabrication maison. C’est dur de trouver autant de victimes sans que la police ne s’en rende compte et c’est encore plus dur d’empêcher le sang frais de coaguler. (rires) C’est un mélange de café, d’épaississant pour milkshake et de colorants alimentaires. Nous avons utilisé des tonnes de sang. Je ne pouvais pas en faire assez. Parfois, je devais quitter la scène parce que j’avais balancé mon chargement de sang trop tôt dans la soirée. Une éjaculation précoce pour ainsi dire (rires).

Avais-tu l’intention de choquer le spectateur ou de le dégouter particulièrement avec des séquences aussi gore ?

Cela a toujours été mon intention de pousser les scènes à leur limite. J’avais besoin de m’enfoncer autant dans la folie lors de ces scènes parce que j’avais seulement une chance pour obtenir l’effet maximum. Je n’aurais pas été capable de me permettre financièrement de nouvelles prises si quelque chose n’était pas assez gore... c’est pourquoi j’ai directement tout fait dans l’excès. C’est toujours plus facile de couper au montage que d’essayer d’ajouter quelque chose ultérieurement. Mais je ne coupe jamais par la suite… Je garde tout surtout si c’est sanglant. Le viol était très choquant. Je voulais que les spectateurs haïssent tellement les méchants que je devais rendre cette scène de viol particulièrement brutale. J’espère y être arrivé…

Es-tu un crack au bowling ?

Je ne suis vraiment pas terrible au bowling. Je sors d’ailleurs une boule du cadre de temps en temps et m’en amuse. Mais je préfère jouer avec mes boules en général (rires).

Est-ce difficile de produire des films d’horreur au Canada ?

A Vancouver, il y a beaucoup d’acteurs et de grandes équipes cinématographiques mais être financé est presque impossible. Le gouvernement au Canada soutient seulement des films français canadiens ou de la daube artistique chiante. Je ne corresponds à aucune des ces catégories. Les “Plotdigger Films” sont entièrement auto-produits. C’est aussi bien positif que négatif. Positif parce que nous pouvions NE RIEN FAIRE et FAIRE TOUT ce que nous voulions et négatif parce que nous avions des dettes jusqu’à ce que les films ne décollent.

Peux-tu nous raconter une petite anecdote croustillante arrivée pendant le film ?

Je revois notre première nuit de tournage comme si j’y étais. Une des actrices était nouvelle et était très nerveuse la première nuit. Elle a bu un peu trop de vin pour calmer ses nerfs et a fini par foutre en l’air la scène entière. Ca nous a pris toute la nuit pour cette seule scène. C’était ma première nuit ! Et ce fut un fiasco… Je me souviens que je me disais à moi-même « vraiment mec, faire des films, c’est tellement imprévisible ». J’ai fini par sauver quelques scènes de cette nuit et l’actrice s’est sentie coupable après cela… Elle s’est vraiment dépassée par la suite et a tout déchiré. C’est une personne formidable et elle sera dans mon prochain film. Nous ne sommes tous que des humains. Bon dieu, j’aurais dû bourrer mon équipe avant chaque soirée de tournage… (rires)

Penses-tu à une séquelle pour Gutterballs ?

Oui ! C’est un bain de sang drôlissime appelé “Gutterballs II : Slip, Slide and Die” qui se déroule dans un parc aquatique avec des toboggans, des piscines, des jeux d’eaux et des bikinis, … Il y aura le frère jumeau de « The Janitor’s » dans le rôle de l’homme à tout-faire s’occupant des promenades du parc et tout ce qui s’en suit. « Sarah » sera de retour ainsi que « BBK » et un invité très spécial. Je le tournerai durant l’été 2009. Il fait bien trop froid ici au Canada pour tourner à une autre période.

Si tu avais la possibilité de produire et diriger un slasher se déroulant sur un court de tennis, tu sais, avec un tueur armé de raquettes, … ?

Ha ha, seulement si j’avais John Macenroe comme tueur. Il en a le tempérament. Peut-être les sœurs Williams pour un cameo ? Ca semble chouette. Nous pourrions l’appeler « Blood Racket : In this court you are always sentenced by death »

Quelle est la suite pour toi, mis à part ce potentiel Gutterballs II ?

Je suis en train d’écrire et de produire « Hanger », un film de vengeance sur fond d’avortement. Une sorte de rencontre entre « Eraserhead », « Death Wish » et « Street Trash ». C’est vraiment sombre, très violent et complètement dans l’esprit de « Plotdigger films ». Les fans peuvent s’attendre à quelques scènes et effets très cools. La reine du cri Debbie Rochon a signé pour le film. Ce sera fantastique de travailler avec elle. Debbie est formidable et nous sommes très excités !

(Interview réalisée par Damien)

Trailer de Gutterballs

Commentaires

Salut, Sympatiquement trés interessent ton article, Encore merci !

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