Critique de film

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Iron Man

"Iron Man"
affiche du film

Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d'armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Aghanistan. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu'il utilise pour s'échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l'améliorer et de l'utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Iron Man - Les boîtes de conserve, c’est bon parfois !
Par : Romain Mollet

C’est devenu une habitude, l’univers Marvel au ciné s’agrandit chaque année, avec plus ou (souvent) moins de réussite. Après Spider-man et en attendant L’Incroyable Hulk, Captain America (ou Les Vengeurs !), voilà que débarque dans nos salles le non moins culte Iron Man, vu sous la caméra du fan Jon Favreau.

Iron Man, c’est un projet qui à longtemps attiré Hollywood : Tom Cruise se voyait bien dans le rôle principal de Tony Stark, scientifique milliardaire au service de l’armée, au tempérament odieux et accro à la bouteille qui, lorsqu’il se fera prendre en otage par des terroristes, va prendre conscience de la "bêtise" de sa vie et va tenter de réparer ses erreurs sous l’identité d’un justicier en armure. Finalement, c’est l’excellent Robert Downey Jr. qui hérite du rôle, et il n’y a pas à dire, c’est une très bonne idée. Incarner Tony Stark, avec lequel il a beaucoup de similitudes, lui permet de signer l’un des rôles les plus intrigants de sa carrière. Or, je n’oserais pas parler de sa performance, à cause de la VF qui envahit toutes les salles francophones, et à laquelle je n’ai pas échappé. De même pour Gwyneth Paltrow, dont on ne peut qu’admirer le minois.

Si le scénario valorise plus le comique du personnage que son héroïsme, le tout respecte l’esprit original de la bande dessinée (et de tout l’univers Marvel : amis geeks, amusez-vous à repérer toutes les références !) tout en restant ancré dans son époque, avec un certain message politique, faible mais bel et bien présent. A l’écrit, tout passe bien... Et à l’écran aussi, durant une grande partie.

Le début du film est tout simplement formidable, tandis que le rythme se perd peu à peu et commence à tourner en rond, malgré d’impressionnantes et hilarantes scènes de tests d’armures, ou encore un retour chez les Talibans génial, où le héros avide de vengeance compte bien mettre les choses au point. Et ce jusqu’à un duel final sympathique entre hommes-machines mais qui manque cruellement d’un souffle épique, surtout dans sa mise en scène pourtant efficace.

Un défaut passant en fin de compte presque inaperçu, tant on passe un agréable moment, car oui, Iron Man se révèle être l’une des meilleures adaptations de comics de ce début de siècle... Et surtout, ne loupez pas une scène post-générique d’anthologie, amis geeks !


Critique de Iron Man - "Je suis Iron Man !"
Par : Samuel Tubez

Un nouvel héros issu de l’écurie Marvel prend donc naissance sur grand écran. Etant d’ores et déjà habitué au meilleur (Spider-Man) comme au pire (Les 4 Fantastiques) dans ce domaine, cet Iron Man était attendu au tournant. Bienheureusement, les connaisseurs comme les néophytes devraient apprécier cette transposition car elle s’avère respectueuse envers le comic et envers le spectateur. Ouf, nous voilà sauvé !

Mis en scène par le comédien Jon Favreau (c’est lui qui enterre sa vie de garçon dans Very Bad Things), Iron Man doit beaucoup de sa réussite à la présence d’un acteur pas comme les autres : Robert Downey Jr. Certes le réalisateur et les scénaristes ont fait un travail plus qu’honorable en respectant et en condensant les éléments majeurs du comics, mais celui qui nous fait croire par-dessus tout à l’existence d’un Tony Stark se glissant dans des armures high-tech, c’est bien celui-là même qui incarna jadis Chaplin dans le film de Richard Attenborough. Interprétant à la perfection ce personnage qui, d’arrogant et immoral se convertit en vengeur soucieux de réparer ses erreurs (en restant toujours cool), Robert Downey Jr. trouve ici son perso de super héros. Face à lui, l’autre comédien qui fait mouche, c’est Jeff Bridges, quasiment méconnaissable et physiquement imposant dans le rôle d’Obadiah Stane. Les autres, que ce soit Terrence Howard ou Gwyneth Paltrow, leur prestation reste correcte mais s’efface quelque peu devant les deux acteurs hyper charismatiques.

Après une première partie très soutenue (qui se termine par l’excellente fuite de Tony Stark du camp afghan), le film atteint un rythme de croisière plus posé. Rehaussée de temps en temps par des instants fort sympathiques (les tests d’armures, le retour en Afghanistan), cette seconde partie s’achève par un combat correct (et lisible, ce qui n’est pas négligeable de nos jours) mais manquant tout de même d’intensité. Dommage aussi que la personnalité de Stark ne soit pas plus sombre et ambiguë (il est décidément bien trop cool et amusant), mais, encore une fois, l’omniprésence de Robert Downey Jr. nous fait avaler la pilule plus aisément.

Quoiqu’il en soit, Iron Man est un bon début (et en plus il cartonne auprès du public et de la critique) pour cette franchise qui, espérons-le, nous offrira plus d’action et de turpitudes à l’avenir. En l’état, on a déjà un bon divertissement doublé d’une bonne adaptation live de comic qui parvient à éviter les blagues à deux balles et un surdécoupage de l’action gênant. L’homme de fer (« en réalité mon armure est faite d’un alliage d’or et de titane ») a de beaux jours devant lui.


Critique de Iron Man - "Iron Man, le plus grand de tous les héros"
Par : Quentin Meignant

La franchise Marvel ne cesse de se décliner au cinéma pour l’instant. Dotée de moyens prodigieux, cette dernière arrose nos écrans de ses héros mythiques de grande classe et n’en a pas fini puisque Captain America, Spiderman 4, Hulk et encore bien d’autres sont annoncés dans le sillage d’Iron Man.

Ce dernier héros est sans aucun doute l’une des égéries de l’éditeur phare de la BD américaine. Aussi, l’impatience était grande et tous les fans espéraient que la franchise ferait au moins aussi bien que la trilogie des Spiderman.

Le moins que l’on puisse dire est que l’on ne peut être déçus ! Bien plus qu’un simple film de superhéros, Jon Favreau nous livre un film d’action ultra-complet à l’humour on ne peut plus transcendant.

Dès la première scène d’action, on sait qu’on va assister à un film à couper le souffle. Les indicateurs que sont la bande originale, l’humour et surtout les SFX sont en tout cas au beau fixe dès l’attentat et l’enlèvement de départ.

Vient alors l’histoire de la jeunesse de Tony Stark, alias Iron Man, le décrivant comme un héros des temps modernes, un génie des armes à feu, un patriote qui protège par sa seule intelligence des millions de personnes.

Ce flash-back, excessivement drôle et, mine de rien, plutôt speedé montre à quel point l’Amérique adule de pseudo-héros qui, en fait, favorisent l’insécurité dans le monde entier sans aucun remords.

Nous revenons alors à l’actualité du « marchand d’armes » et assistons à sa captivité dans une grotte afghane. C’est le moment choisi par Favreau pour nous faire profiter de la génèse d’Iron Man.

Certes, le mythe des méchants afghans prêts à tout pour détruire l’Amérique fait un peu cliché, mais les sentiments très forts et le spectacle offert par cette grotte du bout du monde a quelque chose de prodigieux.

On constate donc la naissance d’Iron Man, le tout livré avec un punch incroyable. Après une période de construction assez courte mais très complète, Stark se sent prêt à revêtir l’armure bizarroïde qu’il vient de construire.

Dès ce moment, des effets spéciaux d’une incroyable qualité viennent ravir nos mirettes et ne nous lâchent quasiment plus ! Après un incroyable combat qui détruit l’armure du superhéros mais aussi le camp afghan dans son entièreté, Tony Stark rentre chez lui et décide de changer sa vie du tout au tout…

La fabrication et la vente d’armes, c’est terminé pour lui et, bien mieux encore, il décidé très vite de reconstruire une armure d’Iron Man encore bien plus performante afin de limiter les dégâts causés par ses missiles.

C’est alors que l’on rentre véritablement dans le vif du sujet avec des tonnes d’aventures aussi rythmées que travaillées à tous points de vue. Ainsi, le côté psychologique de Stark, homme blessé par son passé et par ce qu’il a engendré, est d’une importance capitale dans une histoire qui ne cesse de nous émouvoir et de nous émerveiller.

Imaginez plutôt : la qualité graphique des Transformers alliées à l’humour incroyable de l’ensemble, le tout saupoudré du talent d’acteurs hors pairs, cela donne un film hors du commun dont rien ne peut venir perturber la marche.

On n’avait d’ailleurs jamais vu Robert Downey Jr. Aussi en forme et sa prestation ne peut être acclamée car il arrive dans la même scène à faire rire et à émouvoir. Sa mission est complétée par le magnifique Terrence Howard, acteur routinier des films hollywoodiens qui n’en est pas à son premier grand rôle.

Au final donc, Iron Man dépasse sans aucun problème tous les autres héros Marvel adaptés jusque là au cinéma. Bien plus riches que celles d’un Spiderman, les aventures de Tony Stark charmeront une majorité de personnes et devraient même briguer certaines récompenses, telles qu’un Oscar ou un Golden Globe, d’ici la fin de l’année !

Un très grand moment donc, à consommer sans aucune modération ! Vive Iron Man et vive la Marvel !


Critique d’Iron Man - En fer et damnation !
Par : Chroniqueurs

Par Swan

Sam Raimi et Christopher Nolan vous le diront (Joel Schumacher pourrait le dire aussi mais on se moquerait de lui, vous savez comme les gens sont méchants…), un bon film de superhéros ne fonctionne que s’il est accompagné d’un scénario en béton bien charpenté, de personnages bien écrits et de scènes spectaculaires excitantes. Les valeureux spectateurs ayant subi les récents Daredevil, Catwoman ou encore Blade : Trinity s’en sont douloureusement rendus compte. La réussite de cet Iron Man que personne n’attendait vraiment est donc à mettre en grande partie sur le compte de Mark Fergus et Hawk Otsby (Children of Men, la classe !) qui signent ici un remarquable scénario en trois actes non seulement fidèle au matériau d’origine mais qui réussit l’exploit de l’ancrer dans le monde actuel. En faisant du héros du film un homme du 21ème siècle, personnage d’abord insouciant et controversé qui va voir la lumière et se racheter une conduite en donnant naissance à son alter ego d’acier, les scénaristes créent un personnage imparfait auquel on croit dès le début. Dragueur invétéré, porté sur la bouteille et les starlettes peu farouches, ingénieur de génie, solitaire, un peu vain, Tony Stark est un marchand d’armes millionnaire, playboy, frimeur et non repentant, le genre de personnage que Nicolas Cage incarnait avec brio dans l’excellent Lord Of War et que Richard Branson incarne au bord de sa piscine en marbre de carrare.

Pour personnifier les deux facettes du personnage, le réalisateur Jon Favreau a eu l’idée de génie de faire appel à Robert Downey, Jr., un acteur fabuleux au charisme et au timing comique exceptionnels (Chaplin, Ally McBeal, Kiss Kiss Bang Bang) et dont les frasques répétées avec les forces de l’ordre suivies d’une rédemption personnelle et artistique exemplaires en ont fait l’alter-ego idéal pour Tony Stark. Ici, l’acteur est en pleine forme ! Drôle, tragique, post-moderne… un héros tout en failles et fêlures qui utilise l’humour et la frime comme pour se protéger des intempéries. Iron Man, tout spectacle à gros budget soit-il est donc avant tout le portrait juste et attachant d’un homme qui va retourner sa veste (avec à l’appui une critique subtile de la politique interventionniste des Etats-Unis) et devoir faire face aux terribles conséquences.

Les atouts de cet Iron Man résident donc dans son écriture mais également dans son casting trois étoiles. Avec deux deux acteurs de la trempe de Downey, Jr. et Jeff « The Dude » Bridges, difficile de rater son coup ! Bridges, rarement du côté des méchants, massif et boule à zéro est un impressionnant adversaire pour l’Homme de Fer, insidieux et sournois à souhait. Tout d’abord père de substitution et meilleur ami de Tony Stark, sa transformation en monstre sanguinaire, visqueux et revanchard n’en est que plus impressionnante. Il faut le voir se pencher sur un Tony Stark paralysé dans cette scène fantastique où, tel un serpent il toise sa victime pour mieux l’humilier et le réduire à l’état de légume… Un numéro d’acteur exceptionnel ! Gwyneth Paltrow pour sa part n’est pas en reste, composant une sorte de grande sœur responsable pour le turbulent Stark qui petit à petit va se rendre compte du charme et de la beauté de sa secrétaire maladroite. La relation entre Stark et Pepper semble tout à fait authentique, touchante, jouée sur le ton de la comédie par petites touches subtiles plutôt qu’assénée au bazooka comme c’était le cas dans Daredevil ou dans la plupart des comédies françaises récentes dans lesquelles l’art du bon dialogue et de la romance se perdent de plus en plus.

Joué la plupart du temps sur le registre de la comédie, Iron Man est un film dont le ton semble toujours juste. Les nombreuses touches d’humour sont réellement drôles. Les scènes d’action sont percutantes et si la violence outrancière à la Sin City n’est pas de mise (nous sommes dans un spectacle familial), elle n’en reste pas moins efficace et percutante. Voir à cet égard notre Iron Man en colère et poussé à bout calciner une armée de bourreaux.

Seul bémol : la réalisation de Jon Favreau bien que très soignée manque souvent d’ampleur et d’ambition. Excellent acteur lui-même (Friends, Daredevil, Very Bad Things…) passé à la réalisation avec Elf et Zathura, Favreau nous sert ici des cadrages très télévisuels qui appauvrissent sensiblement les moments de bravoure. C’est le cas notamment pour une scène d’action finale peu épique qui laisse le spectateur sur sa fin. Ce n’est là néanmoins qu’un léger bémol. Les superbes effets spéciaux d’ILM supervisés par Stan Winston rendent vraiment hommage au personnage : Iron Man est magnifique, iconisé à souhait, prenant la pose et ce dans ses trois incarnations différentes : la première armure grossière, l’intermédiaire et l’étincelante version définitive… Le superhéros dans toute sa splendeur ! Les scènes d’action malgré leur manque d’ambition sont néanmoins bien réalisées, palpitantes et surtout… lisibles ! De quoi venger les milliers de spectateurs sortis de Transformers avec un sacré mal de crâne.

Iron Man est en fin de compte, à l’instar de son acteur et de son personnage principal un film extrêmement attachant. La dernière scène dans laquelle Tony Stark brise le quatrième mur et « sort du personnage » pour redevenir Robert Downey, Jr. (vous comprendrez…) dans un discours hilarant mais empli d’honnêteté est réellement jubilatoire.

Un petit conseil à tous ceux d’entre vous pressés de sortir dès le premier mot du générique de fin (auriez-vous peur de rater Arthur à la télé ????), une scène pleine de « furie » vous attend en fin de générique, annonciatrice de bonnes choses à venir. Ne la manquez pas ! Courez voir Iron Man, un excellent film de superhéros, généreux, fidèle aux dessins de Stan Lee et qui n’a pas à rougir devant ses grands frères, Mr. Kal-El, Mr. Rocketeer et Mr. l’Araignée. Pour une fois personne n’aura honte de dire en sortant de la salle : « vivement la suite ! »

Commentaires sur le film

0 etoiles

24 février 2009 à 16:02

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