L’IMAGE DU JOUR

JAMES ET LA GROSSE PECHE de Roald Dahl

11 mars 2010 | Par : Damien Taymans

Titre James et la grosse pêche

Titre original James and the Giant peach

Auteur Roald Dahl

Année 1961

Genre Jeunesse

Editeur Gallimard jeunesse

Année d’édition 1997

Note 7/10

Résumé

Le petit James mène une existence bien malheureuse auprès de ses deux tantes abominablement méchantes, tante Eponge et tante Piquette, qui le tourmentent sans cesse.

Un jour, un vieil homme confie à James un sac rempli de bizarres petites choses vertes. James les fait tomber par mégarde au pied du vieux pêcher et voilà qu’une pêche géante se met à pousser ! Cette pêche va bouleverser la vie de James... Une aventure fantastique et drôle où Roald Dahl donne libre cours à son goût pour le merveilleux et l’insolite. A savourer sans modération !

Tombé comme un cheveu dans la soupe dans l’écriture, l’écrivain gallois Roald Dahl se consacre d’abord pendant une quinzaine d’années à un public adulte pour lequel il multiplie romans et nouvelles. Ces dernières, baignées dans un humour caustique à l’extrême, fleurissent les pages de revues réputées telles que The New Yorker ou Harper’s magazine. La reconversion vers la littérature de jeunesse s’amorce dans les années 60. Alors qu’il conte chaque soir des histoires à ses fillettes, Olivia et Tessa, pour les conduire dans les bras de Morphée, Dahl prend conscience de sa nouvelle voie.

Avec James et la grosse pêche, premier ouvrage de sa carrière à destination de la jeunesse, Dahl esquisse un schéma duquel il deviendra indéfectible avec le temps. Un héros enfantin dans une situation précaire (le jeune James a perdu ses parents, dévorés par un rhinocéros et se voit contraint de vivre chez ses deux tantes égocentriques) qui prend sa revanche sur ses tortionnaires, de façon souvent cocasse ou surréaliste (pour l’heure, les tantines Piquette et Eponge sont écrasées par la gigantesque pêche). Le héros est parallèlement transporté dans un univers de magie, pourtant profondément ancré dans le monde dans lequel il subissait des sévices. Ainsi en est-il des aventures de James qui survole, en compagnie d’insectes au caractère bien trempé, le monde des hommes duquel il a été à l’écart durant de nombreuses années et dont il ne connaît que l’excentricité des êtres qu’il côtoyait.

Le style du romancier est d’une légèreté infaillible, Dahl s’échinant à rendre chaque page remarquable et à conserver l’attention des moutards, toujours enclins à préférer à ses romans le poste de télévision. Pour enrayer cet anéantissement de l’imagination, l’auteur use d’armes d’une redoutable efficacité : des personnages aussi surréalistes qu’étonnamment humains, une pléthore de rebondissements et d’aventures et un humour noir manié à la perfection. Une recette détonante qui fait toujours aujourd’hui de Roald Dahl l’un des écrivains les plus appréciés de la jeunesse.

James et la grosse pêche a connu les faveurs de l’écran via une adaptation en animation d’Henry Selick en 1996 sous le titre James et la pêche géante, traduction littérale du titre originel.

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