Critique de film

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Jumper

"Jumper"
affiche du film

David découvre quâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Jumper - Saut de puce
Par : Seb Lecocq

Jumper ou de l’art de gâcher un postulat de base démentiel en trois leçons. Par Doug Liman. Voilà le titre qu’aurait eu le livre écrit par Doug Liman s’il en avait écrit un. Houla pas très clair tout ça…Bon et bien pour une fois rentrons directement dans le vif du sujet : Jumper est un très mauvais film, voire même pire encore, c’est un film totalement anodin, aussitôt vu, aussitôt oublié. Pourtant Jumper part d’un pitch simplissime : un film d’action avec des personnages capables de se télé-transporter à l’envi. En se basant là-dessus on peut tout imaginer, toutes les scènes d’actions les plus dantesques entrent dans le domaine du possible. Souvenez-vous de la fameuse scène de l’autoroute dans Matrix Reloaded avec un Neo se télétransportant d’un véhicule à un autre le tout à 200 à l’heure…Et bien ici on aura tout sauf ça.

Leçon N°1 : Un scénario complètement foireux. L’histoire du film torchée par David Goyer durant les heures de table du tournage de The Dark Knight est aussi vide que le crâne du plus idiot des staracadémiciens. Goyer, lorsqu’il a signé son contrat de scénariste pour ce film, n’avait manifestement pas d’autre intention que d’empocher un chèque bien rondelet à la fin du mois. Il parvient à tenir trente minutes sur du vide. La première demi-heure du film semble tout droit sortie d’un épisode de série télé américaine pour ados. Mais rassurez-vous (ou pas) le reste est du même acabit. Goyer n’exploite jamais les opportunités que lui offre son postulat de départ et se contente d’une banale histoire de gentils très gentils contre méchants très méchants. Bref coté scénar c’est pas jojo.

Leçon N°2 : Des acteurs totalement mièvres. Ben oui, quoi de mieux pour mettre en valeur un scénario d’une platitude confondante que des acteurs qui le sont tout autant ? Donc Liman s’est tourné vers Hayden Christensen, mais oui, vous ne vous trompez pas c’est bien le très mauvais jeune comédien qui incarne Anakin/Dark Vador dans le prélogie Lucasienne. Malgré tout ici il est moins mauvais et se contente juste d’être insipide et de froncer les sourcils quand il est en colère. Comme dans Star Wars quoi. Pour l’accompagner, le réalisateur n’à rien trouvé de mieux qu’une jeune actrice sortie d’une quelconque série télé américaine pour ados. Le couple qu’ils forment est confondant d’inintérêt. Reste les seconds rôles corrects comme cette sale trogne de Michael Rooker, Jamie Bell qui s’offre le seul rôle un tant soit peu intéressant et puis pour le quota de cool attitude on retrouve Samuel L. Jackson. Bref coté acteur c’est pas jojo non plus mais malgré tout un peu meilleur.

Leçon N°3 : Des scènes d’action foireuses. Là on touche vraiment au problème majeur du film. On sait qu’un scénario inexistant et des acteurs amateurs peuvent malgré tout donner de purs chefs-d’œuvre d’actions (cf Versus - ndlr). Mais coupler ces deux tares avec un taux d’actions frisant le zéro c’est plus problématique. En effet, Liman met platement en scène les affrontements entre les différents protagonistes n’utilisant leurs pouvoirs respectifs qu’en dernier recours. En gros ils ne s’en servent que pour s’échapper et pas pour combattre comme on peut le voir dans un Dragon Ball Z par exemple où les combats ne reposent que sur ça. Liman ne tire aucun parti des avantages illimités offert par cette faculté et c’est bien dommage.

Bref un film à l’image de son héros et de son réalisateur : insipide, incolore et inodore.


Critique de Jumper - On dit qu’les blancs savent pas jumper, mais... c’est faux ! (C’est Sam Jackson !)
Par : Romain Mollet

Que pouvait-on attendre de l’adaptation de deux romans plébiscités de Steven Gould, Jumper et Reflex, sur grand écran ?
Avec son sujet plus qu’aguicheur, on aurait pu avoir un film fantastique à la fois psychologique (l’idée de changement est encore abordé - comme dans la plupart des comics -) et grand public. Et pourtant, Doug Liman (réalisateur de l’excellent La Mémoire dans la peau et du mièvre Mr and Mrs. Smith) préféra privilégier le second aspect, quitte à nuire à la qualité d’un projet quasi-fantasmant.

Nous suivons alors le parcours de David Rice qui, tel un Peter Parker avant de devenir Spider-man, est un collégien timide qui va se découvrir un pouvoir inquiétant : "jumper" partout où il veut, quand il veut. Sa vie de famille n’étant pas facile, il va en profiter pour s’en créer une nouvelle, plus facile, plus aisée, jusqu’au jour où sa vie se retrouvera menacée par le groupe des Paladins, luttant contre cette espèce de mutants jugée dangereuse. Mais là ou Sam Raimi (pour continuer la comparaison) avait parfaitement réussi à gérer cette idée de mutation en donnant du relief aux personnages, ceux de Jumper, eux, en manquent cruellement, ce qui donne alors parfois l’impression qu’aucunes émotions ne traversent l’histoire, alors que les évènements contés sont tout de même assez poignant pour les héros.

Mais outre ces défaillances scénaristiques (et parmi les scénaristes, David S. Goyer à qui l’on doit le scénario du génial Batman Begins, mais aussi du mauvais Blade : Trinity), le film assume complètement son rôle de blockbuster tous publics et propose alors des scènes incroyables, surtout à la fin lors d’une course poursuite pédestre à travers le monde. Il faut dire que la téléportation est toujours un rêve de gamin qu’on espère tous connaître un jour, et la mise en scène parvient tant bien que mal (malgré des effets stylistiques inutiles) de retranscrire cette idée. Néanmoins, le métrage est habilement mené par l’interprétation correcte de certains acteurs, notamment le duel Hayden Christensen/Samuel L. Jackson, ou encore la mignonne Rachel Bilson.

Bref, encore un film de super-héros pas si héroïque que ça, à l’intrigue qui aurait amplement mérité d’être plus fouillée, notamment dans ses personnages, mais aux effets spéciaux convaincants, assurant alors tout un spectacle en fin de compte sympathique... mais ça méritait mieux.


Critique de Jumper - C’est pas joli jumper (référence tacite à Lucky Luke)...
Par : Damien Taymans

Doug Liman est loin d’être un novice dans le septième art. En effet, le réalisateur a déjà signé l’excellent La mémoire dans la peau en 2002 et le plaisant Mr. And Mrs. Smith en 2005. Ayant déjà touché au thriller et à la comédie, Liman s’aventure ici sur le terrain du cinéma fantastique en mettant en scène un super-héros. Doté d’une équipe de spécialistes (Goyer au scénario qui effectue son grand retour depuis Batman begins et Foster à la production qui a également œuvre pour le deuxième film de Liman et pour Man on fire), agrémenté d’un pitch extrêmement intéressant, le métrage a déjà tout pour plaire.

Sorte de mix étrange entre la série Heroes (pour les courbures spatio-temporelles) et le Spiderman de Sam Raimi (pour le malaise du héros et sa narration en voix-off), Jumper est incontestablement un film de super-héros. Seulement, le genre est plus périlleux qu’il n’en a l’air. Il ne suffit pas de tout reposer sur des effets spéciaux démentiels pour réussir le tout. Quelques réals s’y sont cassé les dents en misant tout sur l’emballage mais en oubliant dans le même temps de livrer une œuvre un tant soit peu cohérente.

Les fx pour prodigieux qu’ils soient constituent une répétition immuable qui finit par lasser assez rapidement. Ces jumps possèdent certes un pouvoir enchanteur sur le spectateur qui peut s’esbaudir devant les merveilles du monde en cinq secondes chrono, voguant impunément d’Egypte en Australie, des States à Rome et tout cela pour la modique somme de 7 euros (non mais, les cinoches, ils se foutent de nous avec leurs prix exorbitants !). Mais cette dimension onirique (qui comble sans conteste les pauvres smicards et les individus de la classe moyenne surtaxée qui n’ont pas les moyens de se payer des vacances) ne suffit pas à amuser le spectateur lambda ni à charmer l’amateur de fantastique. Refrain lancinant qui cache difficilement des couplets assez indigestes.

L’un de ces couplets, le plus long, est consacré à l’inévitable amourette entre le héros et sa-petite-copine-qui-ignore-ses-pouvoirs. On ne la sert depuis Superman celle-là et ça commence tout doucement à barber. Et encore, si on utilise cette donnée à la Raimi pour introduire davantage le mal-être du héros ou son côté gauche (pour Spiderman) ou à la Burton pour donner plus de profondeur au personnage central (pour Batman), ça fonctionne. Mais les intentions de Liman sont bien autres. Il n’use et abuse de cette donnée affective que pour calfeutrer les vides béants d’un scénar assez mal foutu et pour attendrir les minettes qui accompagnent courageusement leur petit ami sujet à l’acné précoce.

Cependant, Jumper ne se situe pas non plus au niveau d’un Daredevil (dont la seule Jennifer Garner était bandante) ou d’un Catwoman (où ni Stone ni Berry n’étaient bandantes !). Le métrage surprend par la qualité de départ de son pitch (dû aux deux bouquins de Gould Jumper et Reflex) et par le traitement assez sympa de son héros, véritable incarnation de l’ado en plein mal-être qui doit de plus gérer cette étrangeté (un héros accidentel qui ne demande qu’à être approfondi). De même, on est assez surpris par l’idée de Goyer de faire commettre un vol à son anti-héros. Mais l’idée, pour originale qu’elle soit, n’est pas assez creusée et ne prend finalement comme tournure qu’un faux-pas légitime dans la carrière d’un héros irréprochable. Il y avait pourtant là matière à creuser pour balayer une bonne fois pour toutes le statut ennuyeux de super-héros honnête et mal-aimé.

Espérons que le réalisateur parviendra à l’aide de ses deux prochains volets de faire oublier un départ peu réussi. Good luck, Doug and see you soon… or not !


Commentaires sur le film

c’est pas vrai

5 etoiles

c’est pas car jumper est un film tres expressif car on nous raconte l’histoire d’un adolescent qui a le pouvoir de se jumper se teleporter et qui tombe en pleine guerre et les critiques par les meilleures realisateur sont tres correcte car lucas a adore et en plus y a meme des gens qui essaye de se teleporter avec des machine pour le futur bien sur

25 mars 2009 à 18:03 | Par david rice

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