Critique de film

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Jurassic World: Fallen Kingdom

"Jurassic World: Fallen Kingdom"
affiche du film

Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l'île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction. Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l'île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.

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Trailer - Jurassic World : Fallen Kingdom (2018)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Jurassic World : Fallen Kingdom - Le scénario perdu
Par : Samuel Tubez
Tags : Dinosaures

Voir Juan Antonio Bayona prendre les rênes d’un mastodonte tel que Jurassic World : Fallen Kindgom était aussi excitant qu’inquiétant. Que reste-t-il de cet authentique auteur qui avait su nous surprendre et nous bouleverser avec L’orphelinat et Quelques minutes après minuit ? Pas grand-chose hélas, si ce n’est son immense talent de metteur en scène. Et ce n’est déjà pas si mal.

Depuis que Steven Spielberg a laissé ses dinosaures se faire diriger par d’autres réalisateurs, rien de va plus pour Jurassic Park. Du moins qualitativement parlant puisque, côté finances, les comptes sont plutôt bons (1,6 milliard de dollars pour Jurassic World, 932,3 millions pour Fallen Kingdom après un peu plus d’un mois d’exploitation). Après Monde perdu, les films qui ont suivi n’ont fait que recycler les thématiques et intrigues développées auparavant en y ajoutant à chaque fois un nouveau prédateur de plus en plus redoutable, du genre à écraser les roubignoles du T-Rex d’un coup d’écaille et mâchouiller les griffes du velociraptor au petit déj’. Se sont ainsi succédés le Spinosaurus, l’Indominus Rex et, maintenant, l’Indoraptor. Les spectateurs qui n’y sont pas encore faits vont devoir une bonne fois pour toute accepter l’évidence : Jurassic Park/World/(Earth bientôt ?) n’a plus rien à dire et se contente « bêtement » de mettre l’avidité et la stupidité des humains face à l’appétit des monstres qu’ils ont créé. Ni plus ni moins.

Bien sûr, on est toujours en droit d’espérer qu’un réalisateur plus talentueux vienne remonter le niveau et, ce coup-ci, on y croyait franchement. Les antécédents de Juan Antonio Bayona prouvent son immense talent et, en tant que digne héritier de Spielberg auquel il rend hommage tout au long du film (les emprunts sont flagrants) on y croyait dur comme fer. Virtuose, le réalisateur impose une mise en scène enlevée, bardée d’images iconiques et de plans magnifiques qui n’ont besoin d’aucun dialogue pour susciter l’émotion (l’image d’un brachiosaure disparaissant dans un nuage de fumée est à classer parmi les plus puissantes de la saga).
Le tour de force est à surligner (et mérite à lui seul les trois étoiles attribuées par l’auteur de ces lignes) tant Jurassic World : Fallen Kingdom est justement à contrario pauvre côté dialogues et scénario. Bayona, que l’on sent ici très attaché aux monstres davantage qu’aux humains (ce qui tranche avec le reste de sa filmographie, pourtant très humaniste) s’est battu comme il pouvait pour faire exister des images fortes, et ce n’est déjà pas si mal, surtout comparé à la fadeur du précédent opus qui était à tout niveau très impersonnel.

Mais cette maestria ne fait hélas pas oublier la médiocrité d’un scénario aussi stupide que paresseux, qui reprend dans les grandes lignes celui du Monde perdu (qui n’était pas brillant), ainsi que des personnages insignifiants (le charisme tout relatif de Chris Pratt et Bryce Dallas Howard n’aident pas). Colin Trevorrow en est une fois de plus à l’origine, ressassant sans vergogne la théorie du chaos (merci Jeff Goldblum pour le caméo) sans rien apporter de neuf, n’ayant aucune idée de comment développer l’idée du clonage et insufflant un nombre d’absurdités rarement vu dans un blockbuster. Que ce soit la stupidité des héros qui foncent tous tête baissée vers le danger, un complexe pourvu de cages dont ne peut s’échapper qu’une seule espèce de dinosaure (qui plus est pas la plus puissante) ou encore le fait de construire un parc d’attraction sur une île volcanique susceptible de péter à tout instant, Jurassic World : Fallen Kingdom est un festival. L’accumulation de ces âneries est tel que l’on pourrait presque voir le film comme un nanar méta sur la connerie affichée par les studios américains qui clonent leurs films sans réfléchir, dans le seul but d’accumuler un maximum de billets verts.
La seule « originalité » vient du changement de décorum, avec la présence massive des dinosaures sur les terres habitées par les hommes (même si cela était déjà amorcé dans Le Monde Perdu). C’était d’ailleurs la promesse entraperçue dans les trailers de ce Fallen Kingdom mais on n’en retiendra que quelques jolis plans dans le manoir et le final qui tease la suite qui, à notre grand dam, marquera le retour du faiseur Trevorrow à la réalisation.

Sauvé par la mise en scène de Juan Antonio Bayona et des dinosaures sublimes, Jurassic World : Fallen Kingdom souffre d’une maladie malheureusement très répandue dans l’industrie hollywoodienne : le manque d’inspiration. Pire : il fait même preuve d’une bêtise ahurissante et n’arrive jamais à apporter un brin d’épaisseur à ses personnages. On rêverait presque de tous les voir finir entre les mâchoires de nos dinosaures préférés, mais ne comptez certainement pas sur Colin Trevorrow, qui réalisera Jurassic World 3, pour nous offrir un tel spectacle dans le futur.


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