Critique de film

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Ken le survivant

"Fist Of The North Star"
affiche du film

Dans un futur proche, un guerrier aux pouvoirs extraordinaires, du nom de Kenshiro, va défier les forces du mal pour sauver la planète de l'emprise...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Ken le survivant - Hokuto de cuisine vs. Nanto de fourrure
Par : Seb Lecocq

Dans un monde dévasté par une guerre nucléaire, les gangs font la loi en pillant, massacrant et tuant tout ce qui bouge. La nourriture et l’eau sont des denrées extrêmement rares. Un homme solitaire va s’interposer et lutter contre ces bandes barbares pour rétablir la paix et la justice. Un expert en arts martiaux, maître d’une technique ancestrale. On l’appelle l’homme aux sept cicatrices : Ken.

En cette année 2008, un des héros les plus mythiques de la culture mangas de nos jeunes années fête ses vingt-cinq ans. Ce héros est celui qui, à lui tout seul ou presque, a stigmatisé tous les reproches faits au manga et autres « japoniaiseries » par une certaine intelligentsia gaucho-catholique française. Sous la pression, une institution telle que le Club Dorothée dû ôter ce dessin animé de son antenne. Mais le mal (ou le bien) était fait, tous les enfants de mon âge s’étaient pris d’affection pour ce héros solitaire aux sourcils broussailleux, faisant régner la loi en explosant tête et corps de ses ennemis. Cet homme, décidément seul contre tous est Kenshiro. Mieux connu sous nos latitudes sous le patronyme de Ken le Survivant.

Le manga, créé en 1983 par Buronson, en hommage au grand Charles Bronson et Testuo Hara, s’est vu adapté en live par le réalisateur Tony Randell. Adapter une telle histoire au cinéma n’est pas chose aisée tant la violence y tient une part plus que prégnante. Pourtant Randell ne s’en tire pas trop mal. Enfin pas trop mal, ça dépend du contexte dans lequel on voit ce film. Pour ma part je l’ai vu avec des potes hier, en fait deux potes et ma copine. Après cinq minutes, elle s’endort sur un pouf...après dix minutes, un de mes potes s’endort... Nous ne sommes plus que deux, seuls face à notre destin. Nous tiendrons vaillamment jusqu’au bout de la petite heure vingt-quatre de film en terminant la pizza froide et en passant malgré tout un bon moment.

Alors d’accord les acteurs sont très mauvais, Gary Daniels ne ressemblant pas du tout à Ken avec ses yeux d’un bleu profond (détails oculaires qui impriment continuellement l’écran) et incarnant le personnage tel un porcin d’une dizaine de mois. Malcolm Mc Dowell vient, quant à lui, toucher son maigre chèque en faisant deux apparitions dont une à été entièrement pompée par Aronofsky dans The Fountain (si si il faut le signaler, en fait Darren est un fan honteux de ce film). Chris Penn fait du Chris Penn, c’est-à-dire qu’il surjoue et cabotine honteusement. Cerise sur le gâteau, tout ce petit monde est horriblement doublé. Mais le gros gros défaut du film, malgré les apparences, ne se situe pas du côté de l’interprétation mais plutôt dans son excès de cheap. Il doit y avoir 10 figurants dans tout le film, 4 bâtiments délabrés et 3 véhicules... grosso modo ce qui constituait un des 24 derniers Steven Seagal. Question personnages, c’est le grand jeu des sosies...Costas Mandylor ressemble à Francis Huster avec la coupe de cheveu de Candeloro, Paulo Tocha ressemble à Guy Montagné et il y a un Black énorme qui est le sosie moustachu de Forrest Whitaker, oeil qui se barre en couille inclus...

Mais malgré tous ces écueils, on sent une vraie bonne volonté évidente de la part de tout le monde, Tony Randel parvient même à torcher quelques plans plutôt pas mal et la mise en scène est bien supérieure à la majorité des productions du genre. Les effets spéciaux de maquillage sont assez réussis. Lorsque Ken est frappé par Shin notamment, on ressent toute l’ambiance et la violence du manga papier.

Toutefois, bien qu’étant une adaptation imparfaite et maladroite, Fist of the north star est davantage respectueuse que d’autres totales trahisons du matériau de base comme le laissent présager les premières images de l’adaptation du Dragon Ball de James Wong. Ici, l’univers et les personnages sont respectés, la bonne volonté est présente. Randel aime son histoire et veut en livrer une vision respectueuse malgré son très maigre budget au contraire de James Wong qui envoie SanGoku au lycée, au mépris total de l’oeuvre originelle…

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