Critique de film

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L'Emprise du Mal

"La senda"
affiche du film

Dans une tentative désespérée pour sauver son mariage, Raúl emmène sa femme Ana et son fils Nico fêter Noël dans un chalet isolé au cœur des montagnes. Mais rapidement Samuel, un habitant du village voisin, s'immisce dans leur vie et se rapproche de plus en plus d'Ana et Nico. Un trouble s'empare de Raúl et des phénomènes étranges de succèdent, transformant ce havre de paix en véritable cauchemar...

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Trailer - L’Emprise du Mal (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The path - Un thriller dispensable
Par : Damien Taymans
Tags : NIFFF 2012

Raul et Ana partent en vacances de Noël avec leur fils dans une cabane isolée au milieu d’une forêt enneigée, histoire de reconstruire leur relation qui, au fil du temps, a accumulé pas mal de plomb dans l’aile. Mais un canard boiteux prénommé Samuel fait irruption au sein du petit nid douillet qu’ils constituaient, brindille après brindille. Bel éphèbe de quatre-vingts centimètres au garrot, l’étranger semble effectuer la danse de l’amour autour d’Ana tandis que leur fils montre de plus en plus d’affection pour ce maestro du bricolage. Raul n’entrevoit qu’une seule voie pour ne pas finir à secouer Popol tout seul au fond de sa cabane : il doit éliminer son concurrent...

Co-fondateur aux côtés de Juan Carlos Fresnadillo de la maison de production Zodiac Films, Miguel Angel Toledo possède une carrière moins impressionnante que son cadet, déjà remarqué à l’international grâce à son incroyable Intacto, la remarquable suite de 28 jours plus tard et, plus récemment, Intruders. De son côté, Toledo bricole quelques courts-métrages dont l’un, Esposados, sera le premier hispanique à se voir sélectionné aux Oscars. Le présent thriller, co-scénarisé avec son compère Fresnadillo, il le traîne dans sa caboche depuis quelques années avant de pouvoir enfin le concrétiser et le présenter dans divers festivals. Victime de cette longue gestation, le produit sort avec une demi-décennie de retard : l’art de la mise en scène et de la narration à tiroirs ibériques ont depuis suffisamment éprouvé les rétines du public pour que celui-ci continue à se laisser prendre au piège. Pas novateur en soi, The path aka La Senda fait partie de ces œuvres qu’on a l’impression d’avoir vues mille fois auparavant. La mécanique narrative elle-même s’efforce de tirer sur des ficelles élimées : un couple au bord du gouffre voit son équilibre bouleversé par l’intrusion d’un tiers, la locomotive prend de l’élan pour foncer dans une moralité sartrienne selon laquelle, l’Enfer c’est irrévocablement les autres.

Alors, l’atmosphère aura beau s’alourdir de minute en minute par l’usage insistant d’une bande-son sans cesse plus stridente et le recours à des effets de lumière de plus en plus contrastés, le mystère lui ne s’épaissit pas, les enjeux dramatiques devenant de plus en plus surfaits à mesure que le récit s’enfonce dans sa dimension hallucinogène. Un psycho-thriller dispensable...


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