L’IMAGE DU JOUR

LA CHOSE QUI NE POUVAIT PAS EXISTER de Moka

4 mars 2010 | Par : Damien Taymans

Titre La chose qui ne pouvait pas exister

Auteur Moka

Année 1997

Genre Jeunesse - Fantastique

Editeur L’Ecole des Loisirs

Année d’édition 2004

Note 7/10

Résumé

Incendie, intoxication alimentaire, tempête... Cette croisière en voilier ne risque pas de réconcilier Lucille avec la mer, d’autant plus que ses compagnons de galère la soupçonnent d’être à l’origine des calamités qui s’abattent sur leur embarcation et la traitent de "porte-poisse". Mais tout cela ne serait rien encore sans la "chose", une pieuvre monstrueuse qui dévore tout sur son passage avec une incroyable cruauté. Pour ceux qui n’ont pas peur d’avoir peur !

Ayant de prime abord destiné sa plume aux adultes (Escalier C, notamment qui sera porté à l’écran), Elvire Murail change très tôt de cap et opte finalement pour un public plus jeune, à l’instar de sa grande soeur, Marie-Aude Murail, auteure phare de la jeunesse française (La dame qui tue, Baby sitter blues). Publié dans la collection Neuf aux éditions de L’école des loisirs, ce roman de Moka, pseudonyme dont s’affuble la romancière par amour de l’Afrique, se destine à un public plus jeune que celui habituellement visé par la romancière. Les adolescents ont reçu leurs doses de frissons avec L’enfant des ombres ou encore La marque du diable, au tour cette fois des jeunots qui méritent également leur bain de fantastique.

Lauréats d’un concours exceptionnel, huit enfants embarquent à bord du voilier le Bermuda pour un stage de deux mois en pleine mer. Lucille, réfractaire à ce genre d’expéditions maritimes et déçue d’être séparée de sa maison, regrette de figurer parmi les gagnants. Ce qu’elle ignore, c’est que cette croisière va figurer parmi les souvenirs les plus forts de sa vie. Tapie dans les profondeurs abyssales, une créature abjecte s’apprête à engloutir leur bateau et à en dévorer les occupants...

Malgré un lectorat plus enfantin qu’à l’accoutumée, Moka ne simplifie pas pour autant ses propos à outrance, préférant au simplisme de l’hyperonyme la précision du mot juste. Ce qui entrave bien souvent le processus de lecture pour de jeunes lecteurs qui butent inévitablement sur ces contraintes lexicales. Située du début à la fin sur le bateau, l’histoire draine à elle une pluralité de termes techniques propres au vocabulaire maritime, mots qui sont le plus souvent noyés dans la confusion des passages descriptifs.

Le style de l’auteur, lui, ne s’alourdit pas. Tout comme son ménagement du suspens qui s’avère à nouveau minutieusement échafaudé. L’horreur quant à elle n’a rien à envier avec celle, souvent insipide, abordée dans des séries comme Chairs de poule. La chose, si elle ne bénéficie que de peu de descriptions (une sorte d’ersatz du monstre marin que Jules Verne détaillait en long et en large), est dépeinte comme une créature féroce, dénuée du moindre sentiment et intellectuellement limitée. Ses agissements, somme toute logique, ne sont dictés que par son insatiable envie de détruire ce qu’elle rencontre. Ainsi un matelot aura-t-il la tête dévissée par l’un des immenses tentacules tandis que d’autres connaitront un sort similaire. Peu avare en exécutions morbides, Moka conserve ainsi l’essence même de la peur qui réside dans les détails macabres et monstrueux auxquels sont confrontés des personnages proches du lecteur.

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