L’IMAGE DU JOUR

LA NUIT DU FORAIN de Dean R. Koontz

26 novembre 2009 | Par : Damien Taymans

Titre La Nuit du forain

Titre original Funhouse

Auteur Dean R. Koontz

Année 1980

Genre Horreur

Editeur Pocket

Année d’édition 1991

Note 7/10

Résumé

Il était l’instrument de la vengeance. Il avait grandi dans les ténèbres pendant vingt-cinq ans. Et maintenant il ne pouvait s’empêcher de tuer, sauvagement, chaque fois que l’occasion s’en présentait. Papa le lui reprochait toujours, mais il sentait bien qu’au fond il était fier de lui. Cette nuit, dans le train-fantôme, il allait enfin rencontrer ceux qu’il était né pour tuer : Amy et son petit frère Joey. Papa allait vraiment être content. Peut-être même qu’il le laisserait aussi s’amuser avec les autres...

Ellen, jeune femme élevée dans la bigoterie la plus crasse, coule des jours heureux en compagnie de Conrad Stalker, un beau forain qui la sauve de ce noyau familial dangereux. Mais Conrad a la main leste et ne lésine pas sur les punitions physiques qu’il assène périodiquement à sa femme. Elle a cependant d’autres chats à fouetter puisque, depuis la naissance de leur enfant, elle ne cesse de rêver de la mort du nourrisson difforme, aux doigts griffus, aux yeux verts et étranges qu’elle a mis au monde. Par une nuit d’orage, restée seule dans la caravane, Ellen détruit son propre enfant, cet être malfaisant et démoniaque qui ruine son existence. Lorsque Conrad découvre le corps de l’enfant, il entre dans une irrépressible colère et chasse sa légitime en lui promettant d’anéantir ses futurs enfants. Vingt-cinq ans plus tard, Amy et Joey, les progénitures d’Ellen se rendent à la foire…

La nuit du forain (Funhouse en version originale) appartient à la première vague des écrits du romancier Dean R. Koontz. Publié en 1980 sous le pseudonyme d’Owen West, le bouquin a depuis connu une réédition qui mentionne le nom de l’écrivain, à la manière des livres de Bachman attribués sur le tard à Stephen King.

Généralement mésestimé au profit de Spectres, l’écrit qui lança sa carrière, cet ouvrage de Koontz fait partie de ses meilleures créations horrifiques. Le cadre peu banal de la foire – et plus particulièrement sa foire aux monstres et son train-fantôme – ainsi que le réalisme des monstres (des bourdes divines à la manière d’Elephant man) ajoutent à l’inquiétante étrangeté qui baigne le roman jusqu’au point d’orgue de celui-ci dans les allées ténébreuses de la maléfique attraction. Entre-temps, Koontz aborde un sujet délicat, celui d’une grossesse non désirée dont les enjeux sont d’autant plus dramatiques que la mère d’Amy, Ellen, est une indécrottable bigote qui milite contre l’avortement et qu’elle a enfanté quelques années plus tôt une créature de l’Enfer qu’elle a expédiée ad patres de ses propres mains. La relation mère-fille prend d’ailleurs le pas sur le reste du récit qui se voit durant tout un temps relégué à l’arrière-plan, au grand dam de l’amateur d’horreur attendant impatiemment un carnage qui tarde à venir.

Les personnages, décrits avec réalisme, constituent l’attraction numéro un de ce roman qui semble patiner lorsqu’ils pénètrent dans la dimension horrifique. En chef d’orchestre avisé, Koontz expédie ladite incursion en deux coups de plume lors d’un dénouement abrupt qui laisse indéniablement le lecteur avide d’hémoglobine sur sa faim...

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