L’IMAGE DU JOUR

LA PESTE GRISE de Dean R. Koontz

12 décembre 2009 | Par : Damien Taymans

Titre La peste grise

Titre original Night chills

Auteur Dean R. Koontz

Année 1976

Genre Science-fiction

Editeur Pocket

Année d’édition 1979

Note 8/10

Résumé

La manipulation du cerveau a fait d’immenses progrès. hier c’était encore de la science-fiction. Aujourd’hui c’est la terreur à Black River. Demain...

Dès son arrivée à Black River, Paul Annendale se trouve plongé dans une atmosphère de cauchemar. Un mal mystérieux s’est abattu sur la ville. Jusqu’à ses vieux amis qui semblent changés, terrorisés, en proie à des troubles étranges contre lesquels la médecine reste impuissante.

Peu à peu, il commence à comprendre qu’un groupe de militaires a choisi la ville et ses habitants pour se livrer à une expérience diabolique, premier pas vers une prise du pouvoir à l’échelon mondial.

Parviendra-t-il, avant qu’il ne soit trop tard, à désamorcer la formidable bombe psychologique enfouie à Black River ?

La peste grise est indéniablement l’un des meilleurs romans du second maître de l’horreur américaine Dean R. Koontz qui entame une compétition acharnée, perdue d’avance, avec son aîné Stephen King.

Le prologue décrit la mission menée par deux hommes de main, Holbrook et Rossner, chargés de vider dans le réservoir d’eau de la scierie Big Union un mystérieux liquide. Leur objectif atteint, les deux hommes se donnent la mort, suivant à la lettre les indications données par un énigmatique leader qui introduit chacune de ses demandes d’une phrase codée : "Je suis la Clé", inévitablement suivie de la réponse "Je suis la Serrure".

Koontz éclaircit graduellement la situation en usant de flash-backs qui dépeignent les débuts de l’opération Clé/Serrure. Née du cerveau dérangé d’Ogden Salsbury, la croisade a pour visée la domination du monde par le biais de la domination subliminale. Drogués, les sujets reçoivent une série de renforcements positifs ou négatifs déclinés sous forme de subliminaires insidieusement insérés au sein de films qui leur sont ensuite projetés. Avant de s’attaquer à la Terre entière, Salsbury et ses deux comparses, l’industriel Dawson et le militaire Klinger effectuent quelques essais sur la petite ville de Black river, apprenant à chaque citoyen à exécuter les ordres donnés.

L’ingéniosité de l’histoire de Koontz réside surtout dans son traitement de la paranoïa qu’il envisage de manière binaire, abordant autant le phénomène du côté des instigateurs que de celui des citoyens soumis aux subliminaires qui envahissent les spots publicitaires, les quotidiens et les toutes-boîtes. L’un des personnages-clés de l’intrigue reste Ogden Salsbury, génie cinglé jadis victime d’abus sexuels, qui se venge désormais sur la gente féminine en soumettant les femelles qu’il croise, tantôt violant une mère de famille devant son mari et son fils, tantôt obligeant une serveuse à s’enfoncer un couteau dans la main.

Loin de la superficialité du Masque de l’oubli, La peste grise séduit par sa narration maîtrisée, par son style simple mais efficace, par ses descriptions minutieuses et par l’originalité du propos. Une oeuvre dont le grand Wells aurait très bien pu accoucher et qui ne connait paradoxalement toujours pas les faveurs de l’écran.

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