Jeux

LE RAT DU CLICK- Dossier Slender Man

Le boogeyman internet multimédia

SOMMAIRE

Quelques articles : BBC News Magazine, Tech Crunch, Les InRocks, France Info, Slate
Le The Game : Slender : The Eight Pages
Slender on Line : Quelques sites de jeux dédiés au personnage
Slender on Download : Des maps et des déclinaisons à foison
Slender : The Arrival : Les premiers pas en terre d’un survival horror abouti
Cartes de jeux slenderman : 15 cartes de jeu collectées pour vous par le Rat
Slender en images : Du Slender à Slendy...
Slender et "Slendy" en musique

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INTRODUCTION


Slender Man "diffère du concept de légende urbaine dans la mesure où il existe sur Internet". Eric Knudsen.

Slender Man est un mème internet né aux Etats Unis en 2009 avec des montages photoshop qu’Eric Knudsen (aka Victor Surge) a réalisés pour un concours organisé par le site Something Awful. Hormis les bras trop courts, le slender sur le dessin ci-joint est assez ressemblant à la créature que l’on peut croiser dans les divers médias qui lui sont dédiés. Un boogeyman longiligne, en costume noir et chemise blanche, avec en guise de visage une tête ovale blanche sans bouche, nez, yeux, oreilles, ni traits. Cet aspect d’émanation fantomatique entre forme et informe lui confère une dimension à la fois anonyme et mystérieuse que Knudsen a associé à la mythologie immémoriale du croque-mitaine. Deux éléments qui permettent en partie d’expliquer son succès immédiat sur Something Awful, tout le monde pouvant dès lors y projeter ses propres fantasmes. Ce succès populaire va rapidement être corrélatif de l’émergence d’un phénomène de mode multimédia, favorisé par l’engouement des internautes pour les screamers et les creepypastas (consulter à ce propos l’article : Sur Internet, c’est tous les jours Halloween de Le Monde). De creepypasta en creepypasta, slenderman accède au statut de légende internet, consolidée par le projet de found footages Marble Hornets, pour finalement devenir la creepypasta la plus connue, en raison de deux adolescentes perturbées qui ont poignardé en son nom une de leurs camarades dans le Wisconsin.

Ce sombre fait divers aura cristallisé le débat public récurrent autour de la question de l’impact des fictions horrifiques sur les plus jeunes, en pointant cette fois-ci du doigt comme responsable le petit monde souvent potache des creepypastas. La réponse de l’administrateur de Creepypasta.com est à la fois sobre et chargée de sens : "Je ne crois pas que Slender Man ou les histoires d’horreur en général aient joué un rôle quelconque dans cette tragédie. Je me souviens avoir lu des histoires d’horreur et regardé des films d’épouvante quand j’étais enfant ou adolescent, et s’ils m’ont donné des cauchemars, ils ne m’ont jamais donné envie de tuer mes amis. Quand quelqu’un lit une histoire d’horreur qui - au moins sur ce site – est clairement présentée comme une oeuvre de fiction et utilise cette histoire comme raison pour organiser le meurtre d’un autre être humain, il y a forcément quelque chose d’autre à l’oeuvre". L’occasion tragique de rappeler que dans la question de la monstruosité posée sous le rapport entre réalité et fiction, telle que l’inaugure La Nuit des masques, et qui accapare le cinéma carpentérien, Michael Myers est né dans l’imaginaire de John Carpenter suite à sa rencontre dans un asile psychiatrique avec un jeune garçon âgé d’une dizaine d’années.

C’est en juin 2012 que ce "phénomème" atterrit en rayon vidéoludique. Autant clarifier immédiatement le point de vue du Rat. Slender : The Eight Pages n’est pas un survival horror à proprement parler, mais un jeu d’arcade horrifique ; Slender : The Arrival, sa suite officielle, aura probablement fait office de jeu initiatique dans le genre pour de nombreux gamers même si elle ne constitue qu’un survival horror mineur. Mais revenons à juin 2012. Mark J. Hadley et Paul Cano, aussi opportunistes que bien inspirés, attaquent les hostilités en balançant sur la toile, sous la bannière de Parsec Productions, leur minimaliste Slender : The Eight Pages, affilié approximativement au survival horror, malgré une économie de moyens et une mécanique de jeu qui le distinguent radicalement de grosses productions phares telles que Resident Evil ou Silent Hill. Un jeu, qui pour reprendre les termes de Imagine Games Network, offre un condensé d’horreur à l’état pur, et rentre dans la catégorie des très rares jeux qui vous conduisent au coeur même de la peur. Surfant sur la vague multimédia du mème, Slender : The Eight Pages, qui bénéficie de son propre Fan Site, va générer à son tour un véritable phénomène de mode chez les développeurs indépendants, avant d’entrer officiellement en terre du survival horror, avec Slender : The Arrival en 2013.

Cette chronique ne saurait prétendre être exhaustive. Le Rat ne vous propose ici qu’une vue d’ensemble d’un pur produit de la toile qui est parvenu à dépasser le simple phénomène de mode fulgurant. Du côté des jeux vidéo, les gamers les plus avertis remarqueront peut-être l’absence des versions de Slender pour Minecraft, lesquelles nécessitent pour être testées d’installer préalablement le jeu sur son système. Le Rat ne joue pas à Minecraft, et s’en excuse auprès des minecraftiens, qu’il renvoie à leur site de prédilection.

Consulter The Slender Man Myhtos sur Fandom ou Wikidot.

QUELQUES ARTICLES

1) Les origines de Slender Man (BBC News Magazine_traduction google).

2) L’histoire de Slender Man : un monstre d’Internet (Tech Crunch_traduction google).

3) Qui est "Slender Man", la créature pour laquelle deux ados ont voulu tuer ? (Les InRocks).

4) Qui est Slender Man, le fantôme invoqué dans deux crimes ? (France Info)

5) Comment Slenderman, le monstre du web, est devenu "réel" (Slate)

THE EIGHT PAGES (2012)

Remarque du Rat (attention, spoiler) : sorti près d’un an et demi après Dead Space 2, Slender : The Eight Pages est généralement présenté comme un jeu qui a relancé l’intérêt des gamers pour le survival horror. S’il partage avec les jeux de ce type le thème de l’horreur et un gameplay limitatif qui vise à accentuer la peur de perdre, il s’en distingue cependant assez sensiblement. Ce qui caractérise en effet le survival horror, du moins tel que l’on entend ce terme depuis le Resident Evil de 1996, c’est une articulation du jeu d’aventure horrifique et du jeu d’arcade où la mécanique de la peur de perdre est indissociable de la possibilité pour le joueur de survivre. C’est ce double dynamisme qui a permis en outre au survival horror d’élaborer des franchises avec des personnages que le joueur peut prendre et reprendre en main au fil des épisodes. Slender : The Eight Pages diffère du concept de survival horror en ce que le joueur ne peut pas gagner. Il renoue avec le principe premier du jeu en salle d’arcade où le joueur ne peut que perdre, à cette différence près que refaire une partie ne nécessite pas de payer. En somme, dire que The Eight Pages a relancé le survival horror est en grande partie erroné. C’est un jeu d’arcade horrifique inséparable du phénomène du mème Slender. Ce n’est qu’avec Slender : The Arrival que le mème mettra officiellement les pieds en 2013 (année de sortie de Outlast) en terre d’un survival horror.

Présentation du jeu :

The Eight Pages est un jeu en 3D qui se joue à la première personne. Il s’agit de chercher, paumé dans une forêt par une nuit de brouillard, huit pages relatives à une créature paranormale du nom de Slender Man (les notes écrites sont directement inspirées de celles vues dans Marble Hornets). Plus le joueur découvre de notes, plus le brouillard s’épaissit (le jeu peut se jouer en mode sans fog) et plus la traque du boogeyman se resserre sur lui. La proximité du Slender se traduit par des troubles de la vision et de l’audition. Un contact trop rapproché ou trop frontal avec lui entraîne la mort. Le jeu n’a ni story line ni check point ni sauvegarde. Le joueur dispose d’une lampe électrique, et n’a comme champ d’actions que les possibilités de ramasser les pages, d’allumer ou d’éteindre sa lampe (afin d’économiser les piles), et, à titre exceptionnel, de fuir la présence du Slender en sprintant (ce mode de déplacement ne doit pas être utilisé dans un autre cas, car il diminue votre endurance et informe le slender man sur votre présence).

Peur du noir, désorientation, claustrophobie, parano environnante, telle est la gamme phobique que Slender : The Eight Pages inflige au joueur. Cette sensation de "frisson garanti" tient autant à son atmosphère graphique que sonore. Si limité qu’il puisse paraître par ailleurs (bien que critiquer The Eight Pages à l’aune du survival horror constitue une forme de malentendu), ce jeu doit cette dimension de stress et d’angoisse indéniables, ainsi que ses irrésistibles jump scares, à son minimalisme. Il n’est question, comme avec les creepypastas, que de jouer à se faire peur ; et il faut bien reconnaître que dans le jeu multimédia qui a accaparé ce mème, c’est le jeu vidéo qui l’emporte haut la main. Avec des graphismes et un gameplay (les paramètres peuvent être réglés) parfaitement fonctionnels et adaptés aux effets recherchés par les sfx sonores, la quintessence horrifique de The Eight Pages tient dans sa simplicité absolue : c’est du Pac Man en 3D. En clair, au lieu d’être coincé dans un labyrinthe vu de haut, on est coincé dans une map labyrinthique en 3D. Au lieu de gober des pilules, on cherche à gober des feuilles. Au lieu d’avoir quatre fantômes aux trousses, on n’en a qu’un. On n’a pas de pilule boost pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Plus on avance dans le jeu, plus il est difficile de rester en vie. On a qu’une vie. C’est le fantôme qui gagne même si on persévère et trouve les huit pages. Slender : The Eight Pages diffère donc du survival horror dans la mesure où le joueur ne peut en aucun cas survivre. C’est un jeu d’arcade horrifique pur et dur relevé à une sauce hoopéro-carpentérienne. Comme dans Massacre à la tronçonneuse ou Halloween, 60% de la trouille repose sur le son. Comme dans Halloween, le croquemitaine fout autant les jetons par ses apparitions que par son absence qui relève d’une forme d’omniprésence.

Astuces : Evitez autant que possible les demi-tours qui pourraient vous mettre face à face avec le Slender. Déplacez-vous de façon circulaire. Prenez le temps de vous familiariser avec les lieux avant de commencer à ramasser les pages (cela vous laissera un petit peu plus de temps avant que le Slender ne commence sa traque...). Quoi d’autre ? Ah oui, commencez par la page dans les douches...

Télécharger Slender : The Eight Pages (site officiel) (PC et Mac)

Télécharger Slender : The Eight Pages (fan site)

Liens de téléchargement alternatifs :

Téléchargement sur Jaleco

Téléchargement sur Softonic

Téléchargement sur Clubic

SLENDER ON LINE

La démultiplication des jeux Slender aura accaparé plusieurs artisans du flashgame qui proposent des versions Unity 3D on line tout à fait honorables. Plus que des clones de The Eight Pages, même si le clonage est évident, ces jeux constituent des mèmes vidéoludiques dont certains auront su prendre les devant. A l’image des Slender Man Must Die Chapter 1 : Sanatorium et Chapter 2 : Dead Space (aussi disponibles en téléchargement gratuit) de Poison Games qui offrent l’opportunité de partir à la chasse au prédateur. Ou encore les irritants Slendytubbies 1 et 2, et ce Real Slender qui vous colle aux talons et vous réserve quelques surprises.

Les sites Dark Horror Games et Crazy Scary Games consacrent une page au croquemitaine.

SLENDER ON DOWNLOAD

Slender Man’s Shadow (2012)

Dès Août 2012, soit deux mois après la sortie de The Eight Pages, Marc Steene et Wray Burgess inauguraient avec Sanatorium une série de jeux directement inspirés du travail de Mark J. Hadley. D’aucuns parleront de clonage, bien que dans la mesure où nous sommes avec Slenderman en présence d’un mème, Steene et Burgess n’ont fait que reprendre dans le jeu vidéo ce qui avait déjà amplement lieu sur d’autres médias. En l’espace de trois mois à peine, les deux comparses, qui vont s’entourer au fur et à mesure d’autres allumés du jeu indépendant, ont sorti sept mèmes vidéoludiques aux ambiances diverses, tous construits à partir du principe labyrinthique du secteur "Multiple Bathrooms" du jeu original. La série, uniquement financée à partir de donations, sera regroupée début 2013 sous le nom de Slender Man’s Shadow. Avec une démo d’abord, contenant un Sanatorium dont l’atmosphère a été assombrie par rapport au Sanatorium de 2012, et un Christmas Special sur fond de musique techno plus anecdotique qu’autre chose. Puis le Slender Man’s Shadow définitif, proposé à la vente le 12 Janvier 2013, et contenant les sept maps de 2012 (très peu modifiées), + Carnival et Christmas Special.

Quiconque aura aimé The Eight Pages trouvera nécessairement plusieurs environnements du Slender Man’s Shadow qui sauront le séduire, malgré la redondance évidente du gameplay. Le Rat a particulièrement apprécié Hospice et Elementary pour leurs ambiances glauques, et Mansion pour son extension sur trois étages avec des portes fermées à clé. La pertinence de l’achat du Slender Man’s Shadow pourra paraître discutable alors que la plupart des jeux sont disponibles en téléchargement gratuit. Mais, outre que les dits liens peuvent disparaître au fil du temps, elle présente l’intérêt de permettre de jouer à toutes les maps quel que soit le système d’exploitation du joueur. Ce pour une bien modique somme, que Marc Steene et Wray Burgess n’ont certainement pas volée.

Sanatorium
Télécharger Sanatorium
Hospice
Télécharger Hospice
Elementary
Télécharger Elementary
Mansion
Télécharger Mansion
Claustrophobia
Télécharger Claustrophobia
7th Street
Télécharger 7th Street
Prison
Télécharger Prison

Slender Man’s Shadow Demo (2013)
Télécharger Slender Man’s Shadow Demo (site officiel)
Slender Man’s Shadow (2013)
Acheter Slender Man’s Shadow (site officiel)

Slender Mod (2012)

Flying Pie propose en guise de mème un remake gothique et morbide en noir et blanc, avec des pages incandescentes dans la nuit, et une bande son qui noircit allègrement le ton. Ce Slender se démarque par une ambiance unique et un graphisme rugueux. Lampe de poche illimitée. Seul vrai bémol, et non des moindres : la bande son, quoi qu’hypnotique, est une boucle. Au deuxième passage, elle tend à perdre en efficacité.

Télécharger Slender Mod

Slender Woods (2012)

En octobre 2012, une équipe aux charmants noms d’oiseaux tels que Zykov Eddy, Aseptic Void ou SpyrotheFox, a publié une extension du concept original sous forme d’un petit puzzle adventure au scénario succinct. Slender Woods, qui comporte quelques clins d’oeil à Evil Dead, offre deux modes : un remake où il faut récolter six pages seulement, et un Story mode avec plusieurs petits puzzles à résoudre et un slenderman beaucoup plus tenace que celui de The Eight Pages. Un troisième mode se débloque si le joueur vient à bout des deux précédents. Une belle initiative.

Télécharger Slender Woods

Mise à jour : Zykov Eddy a rejoint la plateforme Steam en 2015 avec le jeu Electric Highways.

Haunt - The Real Slender (2012)

La palme 2012 d’un Slenderman s’aventurant sur le terrain du survival horror revient probablement à Haunt : The Real Slender, développé par l’équipe polonaise Paranormal Dev, et dont Gameblog vous a dressé un petit portrait sympathique. Les versions bêtas du jeu proposent une histoire parallèle au Slender Man Mythos exploité par Slender : The Arrival en 2013, ajoutant, sur fond de camp concentrationnaire (concentratio-tortionnaire), un grand nombre d’éléments alternatifs nouveaux. Le level design est sérieusement révisé à la hausse avec du HD, et exploite les limites imposées par les moyens de développement indés de telle sorte que le joueur évolue dans un environnement aux textures volontairement crades et sombres, et comme entouré par une sorte de flou artistique. Haunt dispose de trois niveaux de difficultés, ce qui permet de s’acclimater avec la carte de jeu, avant de passer aux sueurs un peu plus froides. Moins axé que The Eight Pages sur l’expérience d’une peur primaire, Haunt plonge dans une véritable exploration à l’ambiance angoissante et obscure, avec quelques moments de frissons, et un slenderman qui joue de plus en plus avec les nerfs du joueur à mesure qu’il progresse.

Mise à jour :

Haunt devenait dès 2013 Haunted Memories sur Steam, soit une version optimisée de Haunt présentée par Paranormal Dev comme le premier épisode de la série Haunted Memories, annoncée comme une série de six épisodes. Cette version, bien que sujette aux bugs, notamment au niveau de la fonction sauvegarde, était elle aussi gratuite. L’épisode 2, Welcome Home, sortit en janvier 2014 avec une visée commerciale, mais fut rapidement indisponible, pour causes d’améliorations en cours, selon les développeurs. On ignore en définitive si c’est en raison de question de droits, de problèmes d’ordre financier ou personnel, mais Welcome Home ne paraîtra finalement pas, alors que Haunted Memories disparaîtra de Steam. Il ne reste plus pour toutes traces de ce projet qui voyait les choses en grand, trop peut-être, que la page communautaire de Haunted Memories et la page fossile de son greenlight

Haunt : The Real Slender était encore disponible début 2019 en téléchargement.

Télécharger Haunt sur Dark Horror Games

Télécharger Haunt sur INDIE DB (version 32bits)

Des versions Windows 64bits, Mac OSX et Linux sont aussi disponibles sur Indiedb.com

Slender Vexation 1 & 2 (2013)

Slenderman dans les paysages aérés de Heidi, même pas en rêve ? C’est le choix plutôt casse-gueule de InRivex, qui exclut de ses jeux toutes sensations d’étouffement, de désorientation et de claustrophobie, et va jusqu’à minimiser les effets sonores dans Vexation 1. L’angle d’approche change radicalement, dans la mesure où la difficulté consiste à échapper au croquemitaine dans de vastes étendues de plein air, sans possibilités de se planquer. Vexation 1 propose trois maps, mais ne parvient pas exploiter le pourtour montagneux de telle sorte qu’il devienne oppressant. Une lacune que ne dissipe pas la map unique de Vexation 2.

Télécharger Slender Vexation 1 et Slender Vexation 2

Slender : The Nine Pages (2013)

Une page de plus, il va falloir tenir une page de plus... A l’instar de la plupart des maps de Slender Man’s Shadow, The Nine Pages, élaboré par Artur Petrzak, repose sur l’extension du secteur "multiple bathrooms" de The Eight Pages. Cette excursion en sous-sol est claustrophobique à souhait, avec la petite carotte d’un escape room...

Télécharger Slender : The Nine Pages sur INDIE DB

Slender Space (2013)

Ricky Murray développe le principe du Slender dans un environnement inspiré de Dead Space. Vous devez collecter six "powernodes" dans un vaisseau à la dérive tandis que vous subissez les attaques d’une sorte de slender-alien, qui ici, ne se contente pas de vous suivre et de vous brouiller la vue, mais courre et vous attaque. Le jeu joue efficacement la carte de la peur du noir labyrinthique avec des touches gores et de bons effets sonores. Mais cette version spatiale, qui n’offre qu’une énième déclinaison du Slender classique, doit souffrir la concurrence du Slenderman Must Die, chapter 2 : Dead Space que Poison Games propose en ligne et en téléchargement (dans lequel vous pouvez vous armer et shooter plusieurs slender-aliens _ cf plus haut SLENDER ON LINE)

Télécharger Slender Space ou jouer en ligne (Unity requis)

Slender Flashlight V.06 (2013)

Corey Horne et Michael Niland chapeautent l’équipe Triggered Games qui propose une tentative de version HD plutôt séduisante sur le papier, avec 4 modes (dont un sans lampe, et un avec quelques touches gores), et qui annonce en outre une version V.07 dotée d’une option multiplayers. En l’état, le gameplay est horripilant. Si à l’arrêt, les graphismes soutiennent la comparaison avec ceux de Haunt : The Real Slender, le moindre mouvement de jeu est flou, et la sensibilité de la souris, trop aiguë, ne peut être réglée. La version V.07 rectifiera-t-elle le tir ? A suivre.

Mise à jour 2019 : aucune version V.07 n’est encore parue. L’upgrade de la version V.06 a-t-il corrigé ses défauts ?

Télécharger Slender : Flashlight sur Gamejolt

Slender Anxiety Demo (2014)

Peu après avoir développé une version béta aujourd’hui indisponible de Slender Anxiety, un remake qui reprenait à la lettre The Eight Pages en développant une map Forest qui élargissait la map du jeu original, Hades Productions récidivait dans la foulée avec ce Slender Anxiety Demo. Une seconde version HD qui lorgne manifestement du côté de Slender : The Arrival. Une initiative qui souffre de sa sortie tardive et ne peut en l’état soutenir la comparaison ni avec Haunt ni avec The Arrival.

Télécharger Slender Anxiety Demo

SLENDER : THE ARRIVAL (2013)

Mise à jour :

Début 2013, Blue Isle Studios est une petite compagnie canadienne indépendante fondée en 2010 qui ne compte qu’un jeu fini, Subsistence (le studio ne l’édite plus aujourd’hui), et qui planche anonymement sur Project Warfare, un RTS destiné aux supports tactiles. Autant dire que lorsqu’ils sortent fin 2013 Slender : The Arrival, ces canadiens sont de parfaits inconnus. Aboutissement logique du buzz généré par le mème depuis 2009, The Arrival entend remettre les pendules à l’heure en matière de paternité quant à la "mèmeté du mème", et fait officiellement entrer le slenderman en terre du survival horror.

The Arrival est développé en collaboration avec Eric Knudsen, Mark Hadley, et est rattaché narrativement à la série des Marble Hornets. Une démarche de solidarité artistique multimédia compréhensible, qui semble-t-il, aura eu l’élégance de jouer la carte de la paternité sans s’embourber dans des démarches juridiques de droits d’exploitation (Slender Man’s Shadow est toujours disponible en vente sur son site web). C’est néanmoins avec ce passage au survival horror que les choses se corsent un peu pour slenderman. Alors que Slender : The Eight Pages, jeu d’arcade horrifique bénéficiant du buzz outre atlantique du mème, avait pris de court toute réception critique en étant joué par des gamers de tout poil et de tout horizon, Slender : The Arrival est à la fois réceptionné par une fan base sans a priori conquise sur internet, et une audience de joueurs et de critiques plus ou moins rompus au survival horror. D’où un accueil mitigé. Si The Arrival tire son épingle du jeu sur Steam, avec 88% d’évaluations très positives (probablement un rating de fan base du Slender Man Mythos), s’il se sort avec la moyenne des plateformes dédiées au jeu vidéo les plus souvent consultées, il n’en divise pas moins, parfois excessivement, comme en témoigne par exemple les différentes notes et critiques des gamers sur Sens Critique.

Avec l’avortement de la série Haunted Memories, The Arrival suscite notre sympathie parce qu’il constitue à ce jour le seul jeu slender qui accède à un certain aboutissement en matière de survival horror. Véritable poids lourd dans le petit monde vidéoludique dédié au mème fantomatique, il n’en demeure pas moins un jeu dont l’intérêt horrifique s’essouffle sur sa durée de vie. Se bornant, quoi qu’à un niveau de production un peu plus élevé que Slender Woods ou Haunt (plus de tunes quoi), à développer le concept original de The Eight Pages en multipliant ses environnements et lui conférant un semblant de ligne narrative, le jeu de Blue Isle Studios ne soutient pas la comparaison avec le Outlast de Red Barrels, sorti un mois avant. Avec ses neuf niveaux (+ un niveau secret _ attention, spoiler), dont le deuxième est un remake de The Eight Pages (un parti pris qui pourra exacerber le joueur ayant déjà joué le jeu original et ses moultes reprises), The Arrival demeure une oeuvre de commande. A ce titre, il remplit son cahier de charge en faisant preuve d’un certain brio dans sa reprise des mécanismes minimalistes du jeu original. Mais cette fidélité, qui lui assure un accueil favorable auprès de la fan base, constitue ses limites. Dans sa transition du jeu d’arcade horrifique vers le survival horror, l’impact du slenderman se dilue, malgré un excellent prologue. Une perte d’intensité que le joueur gagnera peut-être en immersion, à condition de porter un intérêt particulier pour l’histoire du fantôme.

Slender : The Arrival est un survival horror mineur qui ne doit son succès qu’à la creepypasta à laquelle il est associé, mais qui sera parvenu à fournir son lot de frissons à un moment où les grosses productions référentielles avaient déserté le terrain. Pas franchement conseillé, si vous avez déjà joué The Eight Pages et que le Slender Man Mythos ne vous intéresse pas, pas déplaisant à prendre en main si vous n’avez jamais joué aucun jeu slender, The Arrival aura néanmoins marqué toute une frange de gamers dans le registre initiatique au jeu d’horreur. Ce survival horror accorde en outre une certaine dignité à un mème mutlimédia surexploité à outrance jusqu’au ridicule et au gâchis cinématographique.

Acheter Slender : The Arrival sur Steam

P.S. : Parsec Productions nourrit depuis fin 2012 l’idée d’un troisième opus officiel, voire d’une série. Rien qui ait été confirmé à ce jour. Blue Isle Studios a développé et édité Valley en 2016 (un jeu sur lequel on reviendra ultérieurement dans ces colonnes) et le sandbox RPG Citadel forged with fire en 2017.

CARTES DE JEUX SLENDERMAN

Coincés, découragés ? Retrouvez quelques plans des jeux présentés dans cette chronique regroupés sur la page Facebook du Rat du Click

SLENDER EN IMAGES (du Slender à Slendy)

De Slender à Slendy, il y a comme un Flamby potache dans la soupe horrifique qui nous chantonne : "On se lève tous pour Danette !".. euh pardon, pour "Slendette"... Bref, de la "frousse aux trousses" multimédia aux frimousses qui pouffent de rire d’un même élan, ce mème fantomatique sera passé en très peu d’années du stade de légende internet marquée du sceau d’évènements tragiques à celui du buzz nawak. Nous aurons assisté en quelque sorte à un dédoublement de personnalité de ce croquemitaine, qui d’une part, en vertu d’une multiplication de références au genre, semble viser le statut d’une icone fantastique internautique, et de l’autre, condition de mème oblige, dévale comme un pantin en roues libres les pentes incontrôlables du Net. Illustration en quelques clicks youtubiens. A quand des peluches "slendies" roses dans les landaus ?

SLENDER

Marble Hornets : des creepypastas au found footage

Marble Hornets est une websérie hébergée par Youtube, apparue dès fin 2009, et dont la première saison s’est terminée en avril 2010. Depuis, cette série s’est vue agrémentée de deux autres saisons. L’histoire raconte comment Jay, un étudiant en cinéma, récupère des cassettes enregistrées par un copain à lui, Alex. Jay explique qu’Alex avait un projet de long-métrage intitulé « Marble Hornets », qu’il a décidé d’abandonner en cours de route pour d’obscures raisons. Le concept, exclusivement constitué de found footages, est en grande partie influencé par Le Projet Blair Witch. Cette websérie a indéniablement contribué à la popularité du Slender Man, qui y apparaît sous le nom de "The Operator", et a aussi largement influencé les développeurs de jeux.

Vous trouverez ici une vidéo regroupant diverses apparitions du Slender dans la série.

Longs Métrages

Entity 2012

Entity est un film de Steve Stone, daté de 2012 sur Imdb, vaguement inspiré du mythe de Slenderman.

The Slender Man 2013

Le film fauché et poussif de Anthony Meadows, sorti en 2013, essaye vaille que vaille de rebondir, avec un budget d’environ 10 000 dollars (financement kickstarter), sur le concept des Marble Hornets. Totalement dispensable, cette production de Super Movie Bros a probablement dû laisser un arrière goût en bouche amer à ses contributeurs.

Regardez The Slender Man en streaming.

Mise à jour : et d’autres longs fauchés des blés pour un pauvre fantôme longiligne...

Alors qu’ Imdb annonçait pour 2015 un autre Entity qui n’est toujours pas réalisé à ce jour, de nombreux moyens et longs métrages proposant des amalgames douteux entre Slender Man Mythos, Le Projet Blair Witch et Ring, sont sortis entre 2013 et 2018, à l’instar de ce The Slender Man de 2013, ou de cet autre The Slender Man de 2017. Bon, please guys, no more like this, thanx.

Mise à jour : THE SLENDER MAN (2018)

"It is Following Ring..."

C’est avec le clipper et publiciste Sylvain White à la réalisation, qui se tient notamment derrière le slasher pas franchement mémorable Souviens-toi l’été dernier 3, que slenderman a fait sa véritable entrée dans les salles de cinéma. Vu le CV cinématographique du bonhomme, l’annonce de cette péloche présentée comme un thriller psychologique n’avait pas de quoi rendre très enthousiaste, d’autant que des conflits entre Sony et les producteurs sont venus plomber le projet. En résulte un film batard étiré entre le schéma classique de la bande d’ados en proie à un boogeyman et des velléités de suivre les traces de Ring. Le compte rendu des critques américaines récoltées par Ecran Large ne donne pas franchement envie de se lancer dans le visionnage de cette série B, quoi que puisse nous en dire un de ses rares défenseurs sur Sens Critique. Selon Martin Gignac de Cinoche.com, The Slender Man n’est qu’une pâle resucée de It.

Ce qui ressort de tous les retours sur ce "it is following ring", c’est qu’en accordant au slenderman un accès aux salles, le cinéma américain s’est limité à produire un film de boogeyman lambda sans identité et bouffant à tous les rateliers, alors que le mème accumule un large matériel multimédia depuis 2009. Dommage pour slenderman, d’autant que dans le fond, comme dans la forme, cette volonté ratée de s’inspirer de Ring fasse résolument sens, la question du multimédia fantomatique ayant été traitée avec génie par Hideo Nakata.

Courts métrages et documenteurs

Fathom

Fathom est un court métrage produit par les studios indépendants Gearmark Pictures basés à Los Angeles (d’autres courts sont disponibles sur leur site). Fathom présente le double intérêt de sortir le Slender des cadres restrictifs du found footage, et de l’étendre au niveau d’un petit conte fantastique à la réalisation soignée.

Proxy : a Slender Man Story

Ce Slender Man de Mike Diva, qui lui aussi sort des ornières du found footage, explore les voies du cauchemar, de l’obsession, du trouble de la personnalité, et de la disjonction de la réalité.

Slender - Always Watches

Slender-Always Watches, réalisé et produit par la communauté TenRec est un hommage à The Eight Pages. Un des rares produits relatifs au mème en français dans le texte.

Slender Suits : The Documentary of Slender Man

Slender Suits est un documenteur de Jared Hudson qui présente deux qualités indéniables. Il est parfaitement rodé et calibré, et se construit à partir du travail des Marble Hornets.

SLENDY

Le "moment Slendy", c’est le moment où le public commence à avoir des attouchements contre-natures et potaches avec le mythe du croquemitaine. Une relation ambiguë, qui donne à voir un contraste bien étrange avec les tragiques évènements auxquels la légende internet de slenderman est liée, et que Wes Craven aura su mettre en abîme avec brio dans le domaine du slasher avec Scream.

Slender Man’s Girlfriend

Une petite animation qui nous explique non sans ironie que le Slender est devenu "méchant" suite à une grosse peine de coeur. La peine de coeur comme origine de la monstruosité... si vous le dîtes...

Slender Man-Halloween

"Slendy" commencerait donc à poindre son nez lorsque les réseaux sociaux sur la toile traite exclusivement de leur rapport au croquemitaine sous l’angle de la farce.

Best of Slenderman-2014

Un Best Of potache.

WizGamerz-best off du slenderman

Un autre Best Of d’une chronique au demeurant assez bien rodée : WizGamerz.

The Daily Life of Slenderman

En somme "Slendy", c’est un gars comme vous et moi, qui se tape tous les jours son métro-boulot-dodo...

The Slenderman Is My Roommate

... un gars qui cherche des amis, et pourquoi pas, des colocataires. Bref, un mème qui accapare la toile et qui finit par servir d’outil d’exhibition d’un quotidien dépourvu de toute force créatrice mythologique ou fantastique.

Colocation 1 & Colocation 2

SLENDER et "SLENDY" EN MUSIQUE

La musique n’a pas échappé à la coqueluche. Et il y en a pour tous les goûts.

Paul Shapera : A Slenderman Musical

On commencera par du lourd avec le A Slenderman Musical du compositeur indépendant Paul Shapera, particulièrement porté sur les albums concepts et sur les contes. On lui doit entre autre un Cthulhu : The Funksical, dont les airs de grande fête funky laisse entendre qu’il compte parmi ceux qui ont su saisir quelque chose au grand rire ironique lovecraftien. Difficilement classable, Shapera se réclame du courant Cyber-Steampunk. L’ouverture ci-dessus alterne entre une séquence bruitiste et une séquence rock progressif.

Ecouter et acheter A Slender Man Musical

Les ptits chouchous du Rat

Mais que fait donc le Slender dans votre dos ?
Haunt Main Theme et Haunt : The ending song
The Slenderman (ELXR-electro)
Sympathy for Slender Man

Slender

Slender Man : "the official song"
Slender Man Song (instrumental)
Slender Man Song (metal cover)
Slender Man Song (child cover)
Come, Little Children
The Slender Man (Temples Collide-electrotrash)
Slender Man (Dirty Night Clows-steampunk)
Slenderman (Nightstep-electro)
Slenderman (Dubstep) (Nightcore-electro)
Halloween (Dubstep Slender Man Special-electro)

Slendy

Slendy Crooning 1
Slendy Crooning 2
Slendy’s watching me
Slendy’s Lullaby (berceuse)

Image du jour

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