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LE RAT DU CLICK - Icescape (Psionic)

Du côté de The Thing

Sommaire

Le The Game : Icescape (de Psionic)

En Bonus : Biomex

En Malus : Arrival in Hell 2

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Introduction

Si en matière d’horreur psychologique filmique, The Thing reste un sommet de paranoïa traumatique inégalé, ce n’est certainement pas du côté de son adaptation en jeu vidéo en 2002 (cf les tests de Jeux Vidéo.com et de Gamekult) qu’il faut chercher une expérience de fascination traumatisante horrifique comparable, mais plutôt du côté du Silent Hill 2, sorti en version Director Cut la même année.

C’est loin, bien loin des moyens financiers dont disposa Computer Artworks pour nous sortir, sous l’égide de Black Label Games, son The Thing vidéoludique pas franchement à la hauteur du monument de John Carpenter, que Psionic (sur lequel on reviendra ultérieurement) y puisait son inspiration pour Icescape. Un point’n’click à la première personne graphiquement stylisé et soigné, proposant, dans son premier épisode entièrement dédié à l’hommage, un assez remarquable équilibre entre travail des ambiances et résolution de puzzles. Icescape est un jeu d’aventure en trois parties construit à partir du concept d’escape room, qui vous confrontera à une invasion extraterrestre au fin fond de la banquise, et qui se distingue au fil des épisodes de l’univers cinématographique dont il est tiré.

ICESCAPE 1

Vous vous trouvez coincé dans une pièce dortoir de la station polaire de recherche où vous travaillez. La porte est inaccessible, en raison d’un effondrement du toit. Vous ignorez ce qui s’est passé, et le temps presse. Le générateur principal a manifestement été coupé, et n’alimente plus la station. Le froid commence déjà à vous engourdir. Équipé d’abord de votre seule lampe de poche, vous devez au plus vite trouver le moyen de rejoindre la salle du générateur, afin de rétablir le courant, sous peine de mourir gelé. Votre progression dans le complexe vous amènera à constater que quelque chose d’épouvantable s’est passé..

Ce premier épisode, avec son compteur qui vous indique constamment que le niveau de votre température corporelle va à la baisse, et son déroulement à + de 80% dans l’obscurité, réussit à produire son petit effet. Ne vous attendez pas à avoir le compteur du trouillomètre monter dans le rouge. Mais Psionic joue avec un talent certain des ambiances et de la suggestion pour faire travailler l’imagination du joueur, lequel trouvera maintes occasions d’éprouver quelques réminiscences carpentériennes habilement favorisées par une esthétique directement tirée du film. Le déplacement s’effectue en cliquant sur des curseurs (mode de déplacement que Psionic propose dans presque tous ses jeux). N’oubliez pas d’éteindre les lumières et de monter le volume..

Jouer à Icescape 1

ICESCAPE 2

Vous avez découvert, à votre plus grand désarroi, que vous êtes le seul survivant de la station et que la radio est morte. Aussi avez-vous décidé de tenter votre chance plus au Nord, du côté d’une plate-forme minière de forage. Mais celle-ci est déjà infestée de créatures hostiles et sanguinaires..

Ce second volet conserve l’atmosphère de son prédécesseur sans pour autant replonger dans la même immersion. Probablement désireux d’éviter la redite, Psionic s’éloigne de l’atmosphère horrifique suggestive, et oriente beaucoup plus cet épisode du côté de l’action. Nous avons donc droit, en plus des puzzles, à des séquences de FPS. Un épisode plus animé et moins oppressant.

Jouer à Icescape 2

ICESCAPE 3

Vous reprenez où vous vous êtes arrêté : loin, bien loin d’Icescape 1, dans l’hélicoptère qui vous a évacué de Icescape 2. Un incident se produit, et très vite, vous vous écrasez. Vous êtes une fois encore le seul survivant. Perdu sur la banquise, vous devez vous efforcer de rejoindre une fois encore une autre station polaire de recherche. Mais le terrain est truffé d’extraterrestres armés jusqu’aux dents.

Le dernier chapitre de cette série jusque là plutôt bien réussie est une déception. Peu inspiré, Psionic y donne l’impression de n’avoir fait cette fin que pour faire une fin. La partie se réduit à un parcours fléché en extérieur sans grand intérêt, alternant des séquences de shoot où il faut faire gaffe à son niveau d’énergie, et des résolutions de puzzles peu captivantes. On comprend mal pourquoi un développeur de flashgame aussi doué que Psionic, puisque le bonhomme a du style, a autant bâclé cette conclusion ? Mais il paraît que la vérité est ailleurs...

Jouer à Icescape 3

EN BONUS

Biomex

Un petit jeu d’adresse et de vivacité de Psionic qui vous acclimatera avec l’état d’esprit de ses puzzles, beaucoup plus axé sur le ludisme que la difficulté.

Jouer à Biomex

EN MALUS

Arrival in Hell 2

La suite de Arrival in Hell. Vous vous retrouvez dans une des cours du pénitencier, transformée en charnier...

Plus long, plus compliqué (parfois même laborieusement incohérent), moins amusant, ce second épisode aurait considérablement gagné à rester aussi simple et aussi drôle que le premier. Arrival in Hell 2 donne la fâcheuse impression que Cicla a voulu prouver sa capacité à élaborer des puzzles complexes. Il a surtout démontré ses inclinations pour perdre le fil d’une narration ludique jusqu’à l’absurde, au détriment du plaisir qu’il avait su donner au joueur. Dommage.

Jouer à Arrival in Hell 2

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