L’IMAGE DU JOUR

LE RIDEAU DES TENEBRES de Dean R. Koontz

9 janvier 2010 | Par : Damien Taymans

Titre Le rideau des ténèbres

Titre original Darkfall

Auteur Dean Koontz

Année 1984

Genre Horreur

Editeur Pocket Terreur

Année d’édition 1994

Note 6/10

Résumé

Toutes les victimes, littéralement réduites en charpie, ont un point commun : elles appartiennent à un gang de trafiquants de drogue. La police locale favorise la piste du règlement de compte sadique. Pourtant, l’inspecteur Jack Dawson est persuadé qu’il s’agit d’une affaire beaucoup plus grave... Une histoire démoniaque de sorcier vaudou. Mais comment convaincre sa partenaire Rebecca et ses collègues, alors que le meurtrier reste insaisissable ? D’autant que les prochaines victimes pourraient bien être ses propres enfants, en attendant mieux, en attendant que l’enfer se déchaîne à la surface de la terre..

Sur le devant de la scène, deux inspecteurs qui piétinent dans une affaire en apparence impossible à résoudre : en effet, des pointures de la pègre ont été retrouvées chez elles déchiquetées par une infinité de morsures et de griffures, dans des pièces dont les seuls accès sont condamnés. Le tandem entre en désaccord sitôt que Jack s’aventure sur le terrain du surnaturel. Au départ dépeints comme de vulgaires sujets de mauvais polars (la tendance changera au fur et à mesure de l’intrigue et de la découverte du passé des deux protagonistes), Jack et Rebecca souffrent de n’être que de vagues esquisses qui palabrent vainement et se chamaillent sur un débat inhérent au genre, à savoir la lutte entre les légitimations rationnelles et surnaturelles (ce qui constituera en somme l’apanage du couple Mulder-Scully lors de la réouverture des X-files).

En l’occurrence, l’objet de la discorde est le vaudou, religion d’origine africaine qui s’est implantée en Amérique suite au débarquement des esclaves noirs. Koontz distingue surtout une tradition bénéfique et maléfique du pouvoir vaudou, détenu d’un côté par un boko, Lavelle, qui invoque les forces des ténèbres pour se venger d’une famille mafieuse, les Carramazza et, de l’autre, par un hougan apeuré par l’omnipotence de Lavelle.

Koontz exhume donc une nouvelle fois les forces spirituelles issues de croyances exotiques pour finalement revenir à ses thèmes de prédilection : la lutte du Bien contre le Mal, l’ouverture des portes de l’Enfer et l’imminence d’une apocalypse qui demeure assez ténue. Dans le roman se succèdent ainsi de nombreux moments de tension, tension que l’auteur soutient en raccourcissant considérablement ses sous-chapitres et en poursuivant simultanément plusieurs épisodes, ce qui a pour effet de créer un récit en montagnes russes. Le récit démarre lentement, gagne progressivement en intensité, avant de s’essouffler complètement lors de son dernier tiers, entièrement consacré à la fuite des protagonistes devant la nuée de gobelins qui les poursuit. Une conclusion assez molle qui vient atténuer la qualité d’un roman plutôt intéressant jusque-là.

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