Critique de film

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La Femme la plus assassinée du monde

"La Femme la plus assassinée du monde"
affiche du film

La Femme la plus assassinée du monde raconte l’histoire de Paula Maxa, de son vrai nom Marie-Thérèse Beaux, actrice vedette du fameux théâtre Grand-Guignol dans le Pigalle des années 1930. Elle est morte plus de 10.000 fois… sur scène et a connu une vie amoureuse assez, disons, tumultueuse.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de La Femme la plus assassinée du monde - Le fantôme de l’opéra
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2018

Premier film produit en Belgique par le géant Netflix, La Femme la plus assassinée du monde est également le premier long de fiction réalisé par Franck Ribière. Si son nom résonne dans les esgourdes des aficionados du genre, c’est parce qu’il a, en compagnie de Vérane Frediani qui en co-signe le scénario, produit des tas de films en France ou à l’international comme A l’intérieur, Cell 211 ou Balada Triste. Et pour ne pas changer leurs habitudes, le tandem conserve sa place en coulisses vis-à-vis du monde de l’horreur en explorant dans la présente oeuvre le côté obscur d’un théâtre de Grand-Guignol. Centrée sur le personnage de Paula Maxa, actrice du Grand-Guignol dans les années 30 qui se surnommait elle-même "la femme la plus assassinée du monde", l’intrigue nous invite à découvrir l’envers du décor et nous convie à suivre les pas de celle qui faisait frémir et sursauter les Parisiens adeptes de sensations fortes dans une Ville-Lumière de carte postale.

Bien plus convaincant que celui de la production américano-française Theatre bizarre, le métrage est une ode à la fois poétique et tragique à ce théâtre d’un autre temps qui devait soutenir la concurrence d’un autre art majeur en plein essor, le cinéma (d’autant que les productions américaines envahissaient doucement le grand écran comme le montre ce magnifique passage comparant la scène du théâtre à la salle diffusant Doctor X de Curtiz). La Femme la plus assassinée du monde se montre particulièrement efficace dans ce registre : en plaçant ces représentations théâtrales étranges dans leur contexte et en insistant sur les différentes déferlantes qui risquaient de le voir s’écrouler (les ligues des bonnes moeurs, le cinéma, le théâtre de Boulevard), elle devient une Madeleine de Proust d’un temps pourtant lointain et confine à la nostalgie.

Si l’on prend un plaisir certain dans cette balade historique, notamment grâce à l’interprétation d’Anna Mouglalis, aussi éblouissante qu’en Coco Chanel ou en Juliette Gréco, le récit s’égare hélas dans son intention de développer une intrigue policière à la manière d’un Limehouse Golem. Ainsi, les multiples strates du récit (la relation avec le journaliste, les fomentations de de Lorde, la survie du théâtre) se superposent sans que l’on saisisse clairement où veulent en venir les auteurs, perdus entre l’hommage au Grand-Guignol et un scénario de Nolan. Il n’en reste pas moins que cette "première" oeuvre recèle d’innombrables qualités et qu’il devient urgent que les compères reprennent la caméra.


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