Critique de film

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La Légende de Viy

"Viy"
affiche du film

Londres, 1713. Le cartographe anglais Jonathan Green part en repérage des endroits inexplorés de la Transylvanie. Au-delà des montagnes des Carpates, il découvre un village isolé du reste du monde, dont les habitants terrorisés se cachent des démons et autres créatures qui en ont pris possession. Seul le téméraire cartographe semble alors pouvoir percer les mystères qui entourent ces créatures impitoyables qu’il lui revient d’exterminer…

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Trailer - La Légende de Viy (2014)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de La Légende de Viy - Oeufs brouillés à la russe
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2015

Initialement prévue pour sortir en 2009 à l’occasion du bicentenaire de Nicolas Gogol, cette énième adaptation de l’histoire de l’auteur (parmi lesquelles le fabuleux Masque du démon de Mario Bava) débarque finalement sur nos terres avec un lustre de retard et dans des conditions peu reluisantes. Malgré un succès colossal au box-office russe (34 millions de dollars, même en roubles, ça pèse), le métrage d’Oleg Stepchenko s’invite dans les bacs de l’Hexagone dans une édition DVD, sans autre forme de procès. Peut-on en vouloir aux distributeurs tant cette fresque fantastique dénoterait dans la programmation des multiplexes avec sa patine de téléfilm et son affiche amputée de tout potentiel sexy ? Pis, l’annonce même d’Uwe Boll en tant que producteur exécutif réveille quelques poussées d’urticaire chez la majorité des fantasticophiles, toujours sous le coup de quelques-uns des plus illustres ratages du Teuton...

Pourtant, le projet est ambitieux et les intentions sont nobles. Le récit de Gogol est mêlé à un autre tiré de la vie du voyageur et cartographe français Guillaume Le Vasseur de Beauplan qui sillonna l’Ukraine et fut plongé au cœur des mythes et légendes slaves : le personnage principal sera un cartographe... anglais nommé Jonathan Green, sceptique à l’excès, cartésien de confession, qui s’échine à éclaircir la légende de Viy et à apaiser des villageois superstitieux. Pour incarner ce héros, plusieurs pointures sont pressenties comme Christian Slater, Tim Roth, Pierce Brosnan ou Jason Statham qui proposera finalement son ami Jason Flemyng pour reprendre le rôle. Volontairement tourné vers l’international, notamment via cette grille de lecture plutôt intéressante de la légende russe à la façon de Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête, le métrage bénéficie d’une mise en scène dynamique, assez inspirée de celle d’un certain Sam Raimi, et d’effets spéciaux globalement convaincants.

Hélas, La Légende Viy n’atteint pas, loin s’en faut, le Viy de 1967, plus fidèle au matériau d’origine et qui avait le bon goût de ne pas disperser ses effets. Le présent métrage tente en vain de se trouver une identité cachée sous une kyrielle d’influences slaves, occidentales et orientales, oscille entre différents genres sans en maîtriser aucun (du conte fantastique au drame ésotérique en passant par l’horreur, le tout saupoudré d’une loufoquerie lourdingue) et se perd dans ses sous-intrigues et ses personnages caricaturés à l’excès.


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