Critique de film

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La Malédiction de la Dame blanche

"The Curse of La Llorona"
affiche du film

La Dame Blanche. Spectre terrifiant, pris en étau entre le paradis et l'enfer, piégé par un terrible destin dont elle est elle-même l'artisan. La seule évocation de son nom sème la terreur dans le monde depuis des siècles. Quand elle était en vie, elle a noyé ses enfants dans un accès de folle jalousie, puis, dévastée par le chagrin, elle s'est jetée dans le fleuve déchaîné. Désormais, ses larmes sont devenues éternelles. Elles sont même mortelles et tous ceux qui entendent ses appels sinistres la nuit sont maudits. Tapie dans l'ombre, la Dame Blanche s'attaque aux enfants, cherchant désespérément à remplacer les siens. Au fil des siècles, elle est devenue de plus en plus prédatrice… et ses méthodes de plus en plus terrifiantes. Los Angeles, années 1970. La Dame Blanche hante la nuit… et les enfants. Ignorant les avertissements d'une mère soupçonnée de violence sur mineurs, une assistante sociale et ses enfants sont projetés dans un monde surnaturel des plus effrayants. Pour espérer survivre à la fureur mortelle de la Dame Blanche, leur seul recours est un prêtre désabusé et ses pratiques mystiques destinées à repousser les forces du mal… à la frontière où la peur et la foi se rencontrent… Méfiez-vous de ses pleurs glaçants… Elle est prête à tout pour vous entraîner vers les ténèbres. Car sa douleur ne connaît pas de répit – son âme tourmentée n'a pas droit au repos. Et il n'existe aucun moyen d'échapper à la malédiction de la Dame Blanche.

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Trailer - La Malédiction de la Dame blanche (2019)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de La Malédiction de la Dame blanche - Il n’y avait plus de sauce chocolat
Par : Seb Lecocq

Nouvelle ramification du Conjuringverse initié par James Wan qui ne tient ici qu’un vague rôle de producteur, La Malédiction de la Dame Blanche est un produit calibré, formaté, sans goût, sans saveur, sans odeur, du tout cuit, préparé qui n’a même pas besoin d’être réchauffé tellement il est déjà carbonisé. Une nouvelle histoire de fantômes qui s’appuie cette fois très vaguement sur un univers hispanique étant donné que la Dame Blanche bien connue chez nous qui donne son titre au film est en fait la Llorona, une légende mexicaine très populaire aux Etats-Unis. La llorona est l’esprit d’une femme qui, ayant tué ses enfants sous le coup de la jalousie et de la colère, revient pour s’emparer d’enfants. Voilà, une fois qu’on sait ça, on devine tout le film qui ne révèle aucune surprise et continue sa route, bien posé sur les rails de l’horror flick des années 2010, entre jump scares attendus et bigoterie faisandée.

On pourra chercher longtemps avant de trouver quelque chose à mettre en exergue dans ce qui a tout d’un produit destiné à la vidéo qui s’est retrouvé on ne sait trop comment sur les écrans de cinéma. On sauvera Linda Cardellini, toujours juste, quelques vagues emprunts à la culture occulte sud-americaine et c’est à peu près tout. Pour le reste, il n’y a rien à voir. Tous les passages obligés les plus éculés sont présents à l’écran, la créature ressemble à une mariée trop alcoolisée et trop maquillée en fin de bal nuptial, la mise en scène est inexistante si ce n’est un joli plan-séquence en début de métrage où l’on peut entrevoir le début de l’ombre d’un style mais vite remisé pour laisser place à de l’illustration pure et simple. C’est qu’il ne faudrait pas perdre son temps à trop fignoler l’image...

Comme attendu, la scène de « combat » entre un chaman et l’entité tient lieu de climax mais là encore, on a droit au minimum syndical. Quand on voit que la science du montage peut donner une scène à l’intensité incroyable dans The Strangers qui plonge le sectateur physiquement dans un état de transe, on se dit que c’est dommage de ne s’être pas donné un peu de mal afin de torcher une séquence correcte. Mais non, c’est trop demandé. On ne demande pas une scène équivalente mais si le climax de la Dame Blanche n’avait déjà que dix pourcents de la force de celle de The Strangers, on en aurait dansé de joie.

Le maître-mot du projet semble être la paresse tant rien n’est travaillé sérieusement, du scénario, à la mise en scène en passant par l’image ou les maquillages. On tente de bricoler en se raccrochant aux branches de la série Conjuring via le personnage du père Perez et un plan sur Annabelle, toute la filouterie de projet est illustrée ici. Il n’y a finalement, rien de plus à en dire vu que La Dame Blanche a fondu dans nos souvenirs en moins de vingt-quatre heures et on n’a vraiment pas envie de se resservir, même avec un supplément chantilly.

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