Critique de film

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La danse de la réalité

"La danza de la realidad"
affiche du film

"M'étant séparé de mon moi illusoire, j'ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie." Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d'Alexandro Jodorowsky : restituer l'incroyable aventure et quête que fut sa vie. Né au Chili en 1929, dans la petite ville de Tocopilla, où le film a été tourné, Alejandro Jodorowsky fut confronté à une éducation très dure et violente, au sein d’une famille déracinée. Bien que les faits et les personnages soient réels, la fiction dépasse la réalité dans un univers poétique où le réalisateur réinvente sa famille et notamment le parcours de son père jusqu’à la rédemption, réconciliation d’un homme et de son enfance.

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Trailer - La danse de la réalité (2013)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de La danse de la réalité - When i grow up
Par : Samuel Tubez

Davantage connu du grand public pour ses scénarios de bandes dessinées (notamment L’Incal dessiné par Moebius), Alejandro Jodorowsky possède pourtant une filmographie des plus atypiques, allant du western métaphorique (El Topo) au drame horrifique (Santa Sangre) en passant par le trip mystique (La Montagne sacrée). Le voir revenir au cinéma avec cet exercice d’autobiographie imaginaire est aussi réjouissant que troublant.

Né au Chili en 1929, dans la petite ville de Tocopilla, Alejandro Jodorowsky fut confronté à une éducation très dure et violente, au sein d’une famille déracinée. Bien que les faits et les personnages soient réels, la fiction dépasse la réalité dans un univers poétique où le réalisateur réinvente sa famille et notamment le parcours de son père jusqu’à la rédemption, réconciliation d’un homme et de son enfance.

Néophytes ou connaisseurs de l’artiste, La danse de la réalité ne devrait pas vous laisser indifférent. Les premiers seront à coup sûr marqué par le décalage constant de l’œuvre, entre truculence et gravité, réalisme et onirisme, convoquant à la fois l’histoire d’un pays, la politique, la religion, et, plus intime, les relations d’une famille d’immigrés vue essentiellement par le prisme de l’enfant et du père. Les seconds seront quant à eux marqués par cette mise en abyme de la relation père-fils, Jodorowsky apparaissant lui-même régulièrement à l’image et mettant ici pas moins de trois de ses enfants en scène dans un récit fantasmé et hautement symbolique issu de son propre passé. Une véritable catharsis qui, loin d’être un simple trip égocentrique, donne à vivre aux spectateurs un voyage passionnant et osé (eh oui, Jodo est encore l’un des rares cinéastes a montrer le corps humain nu et ses fluides de manière frontale), qui en devient littéralement émouvant et bouleversant au fur et à mesure de son déroulement.

Dans un style bien à lui, l’artiste chilien se livre et nous fait vivre une aventure folle, osée mais aussi émouvante comme on en voit peu sur les écrans. Pour ceux qui ne connaissent pas le bonhomme, soyez prévenu : ceci n’est pas vraiment un film, c’est une expérience signée Jodorowsky (avec de vrais morceaux de cinéma dedans tout de même !).


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