Critique de film

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Limah's Ghost goes out

"Hantu kak limah balik rumah"
affiche du film

Hussein revient dans son village natal après plusieurs années passées à Singapour. Mais sa voisine a un comportement étrange. Elle est constamment immobile à sa fenêtre et ne prononce pas un mot. Il passe d'ailleurs une nuit très agitée lorsqu'elle apparaît tel un fantôme dans son lit. C'est sûr, la dame est possédée! En concertation avec les villageois, tout d'abord sceptiques, Hussein tente d'exorciser ce mal.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Limah’s Ghost goes home - SOS fantômes
Par : Damien Taymans
Tags : Asiatique, NIFFF 2011

Trois ans que les habitués du NIFFF attendaient un nouvel OFNI barré signé du malais Mamat Khalid. Suite de Zombie from Banana Village, présenté au festival de Neuchatel en 2008, Limah’s Ghost goes home replonge le spectateur dans un village extrêmement reculé de Malaisie avec son comptant d’habitants déjantés, obsédés par quelques croyances superstitieuses. Dès lors, lorsqu’Hussein, fraîchement revenu sur sa terre natale, affirme que la vieille Limah est possédée, les villageois échafaudant des théories des plus insensées et partagent leurs propres expériences aux côtés du démon à bigoudis.

L’exotisme de cette bande totalement folle forcent la sympathie sur un court laps de temps. Les situations improbables que vivent les barjots ultra-crédules se révèlent suffisamment dépaysantes, tout autant que la mécanique du rire, forcée par une répétition cartoonesque (l’homosexuel du groupe, ankylosé dans sa chaise roulante, se dresse sur ses guiboles et prend la fuite à chaque nouvelle apparition du fantôme). Sauf que, moins créatif que les géniteurs des Looney Tunes, Mamat Khalid recycle à l’excès une recette devenue déjà familière que renforce de surcroit une narration tronquée, composition en patchwork de flashbacks lourdauds. La couleur locale, trop prononcée, provoque l’écœurement, l’enthousiasme cède la place au spleen, la Malaisie au malaise.

Difficile de ne pas se plier au verdict rendu en début de métrage par l’un des personnages : le cinéma malais se porte effectivement très mal, incapable de trouver un compromis valable entre des intérêts internationaux (Seru, documenteur à la mode mockbusterienne encore inédit sur nos terres) et un enracinement abusif, rendant chaque nouvel essai abscons pour le spectateur occidental.


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