Critique de film

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A Little Bit Zombie

"A Little Bit Zombie"
affiche du film

Un homme d’affaires contracte un virus qui le transforme en zombie. Sa vie de non-mort prend un tournant décisif lorsqu’il doit commencer à éviter sa future épouse et un chasseur de zombies.

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Trailer - A little bit Zombie (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de A little bit Zombie - Satanés moustiques !
Par : Damien Taymans
Tags : Zombies

Une semaine avant de passer la bague au doigt de sa dulcinée, Steve, un directeur des Ressources Humaines décide de profiter de la préparation aux noces pour raccommoder les relations pour le moins effilochées entre sa future femme et sa sœur. Ce qu’il faut aux deux donzelles, c’est un projet commun qui les réunisse. Dès lors, la zombification progressive de Steve, suite à la piqûre d’un moustique contaminé, tombe à point. Il faut préserver le mort-vivant de la putréfaction et lui fournir le minimum minimorum de cerveaux à déguster...

Satanés moustiques ! Ce sont déjà ces bestioles qui ont inoculé le virus vampirique à Ricky ou qui sont à l’origine de la résurrection des dinos chez tonton Spielby. A force, tel DSK, de piquer un peu partout, les volatiles deviennent le vecteur d’une épidémie potentielle. Ou presque. A Little Bit Zombie se limite dans son expansion à une altercation entre les undeads et un tandem de dézingueurs de goules. Passé cette séquence liminaire, l’unique recrue du camp des cérébrophages reste Steve, ce BCBG prompt à se plier en quatre pour répondre aux exigences de sa bien-aimée mais incapable de s’exécuter en raison de la rigidité cadavérique qui le gangrène. Le décalage provient de cette dualité, de cette perpétuelle lutte entre les instincts primaires du mort-vivant (qui se résument à la dégustation de cortex) et les velléités un peu bancales du futur époux qui ne désire rien moins que sentir dans les yeux de sa promise la passion et l’amour qui l’habitaient il y a peu. En résultent quelques séquences drôlissimes comme cette séance de self-control durant laquelle Steve s’échine à ravaler les vagues de salives qui secouent ses babines sitôt que le mot "cerveau" apparaît dans une conversation ou les jeux très "jackass" de son beau-frère qui ne peut se retenir de refermer la portière sur le moribond ou de lui envoyer des fléchettes dans le dos sous prétexte que ce dernier ne ressent plus de douleur.

En n’épousant que la perspective de Steve, le film se rapproche de Fido de Billy Connolly (une autre péloche canadienne) ou de Warm Bodies de Jonathan Levine. Mais quand les œuvres précitées respectaient à la lettre le cahier des charges du zombieflick et se montraient généreux en effets sanglants, A little bit Zombie se contente, comme l’annonce le titre, du minimum et se montre même relativement frileux en la matière.


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