Critique de film

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Loup-garou de Londres (Le)

"An American Werewolf in London"
affiche du film
  • Année de production : 1981
  • Réalisateurs : John Landis
  • Scénaristes : John Landis
  • Acteurs : Jenny Agutter, David Naughton, Griffin Dunne, John Woodvine, Lila Kaye
  • Musique : Elmer Bernstein
  • Genre : Horreur - Loup-garou
  • Pays d'origine : Angleterre, USA
  • Durée : 1h37
  • Budget : 10 millions de dollars
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Oscar du Meilleur maquillage (1982) Saturn Award du Meilleur film d'horreur et du Meilleur maquillage (1982) Nominé aux Saturn Awards de la Meilleure actrice (Jenny Agutter) et du Meilleur scénario en 1982

Deux jeunes Américains en vacances s'égarent dans une région déserte de l'Angleterre. Ils sont attaqués par une bête étrange. Peu après, l'un d'entre eux s'éveille dans un hôpital...

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Les critiques à propos de ce film

Le loup-garou de Londres - Landis a les crocs !
Par : Chroniqueurs

Deux jeunes Américains voyageant en Angleterre se retrouvent dans un coin perdu non loin de Londres et sont déposés par un fermier à un croisement de routes. Celui-ci les prévient de marcher sur la route et de ne pas aller dans les landes. Ils suivent ses indications et marchent jusqu’au prochain village. En en repartant, nos deux personnages s’égarent malencontreusement dans les landes lors d’une nuit de pleine lune et sont attaqués par une bête étrange...

Par cette intro des plus efficaces débute l’un des films de loups-garous les plus connus et peut-être, le plus apprécié. Il n’est pas dur de comprendre pourquoi. La mise en scène de John Landis est diablement efficace, mêlant la simplicité avec des images subjectives brutales, ou tout simplement en se reposant sur des grognements féroces tandis que la terreur affecte les acteurs et, par
extension, le spectateur. Il s’agit d’une (légère) parodie qui néanmoins respecte les règles les plus strictes des films d’horreur. Ce subtil mélange peut nous angoisser, voire créer certaines émotions.
Le loup garou de Londres opère un retour à certaines sources folkloriques lorsque le héros, sous l’impulsion d’une force irrésistible, arrache ses vêtements avant de se transformer en loup. Cette tradition se réfère notamment au Lai de Bisclavret, dans lequel un chevalier est contraint de se déshabiller entièrement avant de se métamorphoser et doit dissimuler ses vêtements sous une pierre creuse car, s’il ne les retrouvait pas, il serait condamné à errer indéfiniment sous la forme d’un loup-garou.

Lorsque David se réveille à l’hôpital trois semaines plus tard, il apprend que son ami est mort et il commence à avoir des visions effrayantes d’un Jack déchiqueté qui lui dit qu’il est désormais touché par la malédiction du loup-garou et qu’il lui faut mourir afin de briser la lignée. De plus, David est assailli par des rêves de lui-même courant nu dans une forêt et s’attaquant à des biches. Dans une séquence de cauchemar particulièrement horrible, il se retrouve chez lui et toute sa famille se fait mitrailler par des soldats loups-garous. En introduisant cette histoire de fantômes, Landis apporte un cachet en core plus fantastique à son film, introduisant même une pointe d’humour noir comme lors de la première apparition de Jack. Aussi, après la première séquence de mutation, David va tuer six personnes, dont un homme dans le métro dans une course-poursuite très efficace mais malheureusement trop courte. Le lendemain, il va se réveiller au zoo, dans la cage des loups, tout nu. Il aura recours à des ballons et une veste de femme rouge vif pour rentrer. Landis mêle habilement l’horreur et l’humour sans fioritures, ce qui ne peut que nous faire sourire, voire même rire tout court.

Evidemment, ce film n’aurait pas la réputation qu’il a sans la séquence de transformation de David, vraiment impressionnante pour l’époque. Les effets spéciaux sont réalisés par Rick Baker et rien ne nous est épargné : des membres qui s’allongent, des oreilles qui poussent, une ossature qui se déforme, des poils qui recouvrent bientôt tout son corps, de la gueule monstrueuse qui prend forme, filmé tantôt en plans larges, tantôt en plans subjectifs. Le tout est accompagné par les hurlements d’agonie de Jack qui nous fendent le cœur sur fond musical de la douce mélodie "Blue Moon". Atroce, maintes fois copié, mais rarement égalé.
Un soin particulier a été apporté à la musique, dont les chansons présentes comportent toutes le mot Moon dans leur titre. Ainsi, nous retrouvons "Bad Moon Rising" de Creedence Clearwater Revival qui évoque à merveille l’esprit mélancolique et sinistre du film. Il y a également "Moondance" de Van Morrison et trois versions du magnifique "Blue Moon".

Revoir Le loup garou de Londres aujourd’hui nécessite de voir le film pour ce qu’il est : un bon film d’horreur estampillé années 80, mais dont le charme associant humour et épouvante demeure intact.

Commentaires sur le film

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

6 décembre 2008 à 15:12

0 etoiles

16 mars 2010 à 23:03
Un des meilleurs films de loups garous.

5 etoiles

Reprenant à son compte les landes maudites du chien des Baskerville, Landis renverse la vapeur héritée de Mr Poe (Le chien des baskerville fonctionnant sur un schéma de déconstruction du fantastique similaire au Double meurtre de la rue morgue), et revient à la source de la magie noire de la créature de la pleine lune : ce n’est plus la raison qui a raison de la superstition, mais la raison qui rebascule dans la sorcellerie. Contrairement à Hurlements, la lycanthropie est encore ici une malédiction, et le moyen de maintenir en dilettante le mythe de la belle et de la bête. Le monde urbain moderne devient alors l’occasion pour Landis d’enchaîner avec une crudité ingénieuse des scènes d’anthologie qui mêlent humour noir et horreur. Faut-il voir dans son climax final un clin d’oeil brutal et horrifique à King Kong ?

12 juin 2011 à 14:06 | Par Plug
Un des meilleurs films de loups garous.

5 etoiles

Reprenant à son compte les landes maudites du chien des Baskerville, Landis renverse la vapeur héritée de Mr Poe (Le chien des baskerville fonctionnant sur un schéma de déconstruction du fantastique similaire au Double meurtre de la rue morgue), et revient à la source de la magie noire de la créature de la pleine lune : ce n’est plus la raison qui a raison de la superstition, mais la raison qui rebascule dans la sorcellerie. Contrairement à Hurlements, la lycanthropie est encore ici une malédiction, et le moyen de maintenir en dilettante le mythe de la belle et de la bête. Le monde urbain moderne devient alors l’occasion pour Landis d’enchaîner avec une crudité ingénieuse des scènes d’anthologie qui mêlent humour noir et horreur. Faut-il voir dans son climax final un clin d’oeil brutal et horrifique à King Kong ?

12 juin 2011 à 14:06 | Par Plug

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