Interviews

MADE IN FRANCE - Ouvert 24/7

29 avril 2009 | Par : Gore Sliclez

Creepshow made in France

Décidément ça bouge du côté de l’Alsace/Lorraine ! Après David Scherer et ses maquillages dantesques, après Gérardmer qui tente d’assouvir la soif jamais assouvie des WisiGeeks c’est aux tours de Thierry Paya et Colin Vettier de nous offrir du cinoche ambitieux et frondeur. Le premier cité, fan quadragénaire de films de genre (particulièrement ceux des années 70/80) est co-Fondateur de Singapour1939productions et possède à son actif 9 courts et moyens métrages, ainsi que des reportages musicaux et clips. Quant à Colin Vettier, chroniqueur chez Horreur.com (clin d’œil à la sympathique concurrence), c’est un inconditionnel du cinéma de genre indépendant. "Les petits budgets, les idées qui déjantent, et les effets spéciaux qui tâchent, c’est mon truc". Tous les deux (l’un à la réalisation, l’autre au scénario) nous parlent aujourd’hui de leur nouveau projet, Ouvert 24/7, un film à sketches autoproduit et sur le point d’être bouclé définitivement. Le film sera un hommage au eighties qui aux dires des deux compères se situe dans la veine des "Creepshow" et autres "Darkside : les contes de la nuit noire". CinemaFantastique s’engage déjà à suivre de très prêt ce projet éminemment sympathique qui aura pour casting : Stéphanie Kern Siebering, Maud Galet Lalande, Patrick Pandolfino, Fabrice Colombero, Bertrand Patrzek, Marie-Pierre Vincent, Amélie Christophe ou encore Guillaume Colson. En attendant voici déjà les premières impressions de Colin Vettier et Thierry Paya rien que pour vous...

- A quand remonte l’idée de réaliser un film à sketches et d’où vous est venue celle-ci ?

Colin VETTIER : A loin ! A l’origine, il y avait juste un pitch pour un court-métrage. Ca datait de 2006... L’idée était de faire un court violent et viscéral sur le quotidien d’un couple désaxé. Et puis, j’ai rencontré Thierry PAYA par le biais du site Horreur.com. J’avais écrit une nouvelle appelée "Lésions", et l’idée lui avait plu. Pour des raisons de budget, on a laissé tombé. Il fallait une torche humaine, écraser un avion sur une ville, des zombies... Enfin tout un tas de petits trucs qui coûtent des sous. Alors on est parti sur autre chose. Cette autre chose s’est transformé en "Jogging". J’ai rencontré Thierry "en vrai" pour la première fois, peu après la sortie du court-métrage. Ca devait être en mars 2008.On a passé tout un week-end à parler du post-"Jogging". L’idée était de battre le fer tant qu’il était chaud. C’est ce qu’on a fait. On est parti sur un nouveau court. Et puis en mangeant, dans un resto mongol avec une serveuse assez peu charmante, on a brassé tellement d’idées que... Un court n’aurait pas été suffisant ! Alors on s’est dit : "Hmmm… C’est vachement bon, le porc au gingembre. Si on faisait trois courts au lieu d’un ?". Du coup, on a gardé l’idée du couple désaxé comme base de départ. C’est le premier segment à avoir été écrit. J’ai passé un sacré bout de temps à le sortir, celui là ! J’appelais souvent Thierry pour lui proposer de nouvelles choses. Ce à quoi il répondait par de nouvelles idées... A un certain moment, ce segment aurait pt être un long-métrage à lui tout seul. Cela nous a forcé à élaguer l’histoire, resserrer les ficelles de l’intrigue... C’était peut-être le plus difficile à ce stade de la création : éliminer des parties de l’intrigue qui auraient pollué la compréhension globale.

Thierry PAYA : Effectivement, l’idée remonte à loin. Mais il n’était alors pas question d’un film a sketchs, et encore moins d’un long-métrage. A part dans nos rêves… Enfin, à ce moment là ! C’est vrai qu’après "Jogging", il y a eu des centaines d’idées qui ont fusé dans tout les sens, et je revois encore Colin noter sur son carnet des trucs complètement délirants. Je pense que j’ai failli le rendre complètement fou, à un moment... Vous savez quand les gens commencent à vous dire au téléphone "M’ouais… Oui, d’accord…". En fait, je crois que le fait de se rencontrer nous a éclairé sur ce qu’on voulait vraiment faire. Je pense aussi que beaucoup de personnes dans notre situation se seraient engueulées comme des chiffonniers : manque d’argent, de temps, on se connaissait pas, on n’est pas de la même génération, etc. Mais nous, nous sommes simplement devenus amis. Et je confirme : le restaurant mongol nous a fortement inspirés, ainsi que, bien plus tard, LYNYRD SKYNYRD sous un ciel étrangement texan…

CV : En fait tout a été très naturel, nous sommes devenu potes très vite. Et en même temps que de l’amitié, il y a eut très vite une entente sur le plan créatif. Les idées fusaient, et entre quelques franches rigolades, on écrivait.

- Une explication sur le titre : "Ouvert 24/7" ?

CV : Le fil conducteur se passe dans un lieu qui est ouvert 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Super explication, non ? On avait tempêté nos cerveaux pour trouver un titre accrocheur, qui sente bon le terroir, un peu comme "Nos régions ont du talent". Et au final, rien ne convenait pour l’ensemble des trois segments. Du coup, on a opté pour un titre simple, facile à retenir, et qui situe parfaitement l’action du film...

TP : Dur de trouver un titre reflétant trois histoires ! Donc, on s’est dit que le titre sera celui du fil conducteur, qui se passe dans un bar routier à choucroute.

- Pourquoi un film à sketchs, d’ailleurs ?

CV : A vrai dire, tout d’abord pour une question de compréhension. Sans cette division en sketches, les spectateurs n’auraient pas compris pourquoi les personnages et les intrigues changent. Plus sérieusement, je pense que c’était le meilleur compromis entre notre passion du cinéma, et les restrictions budgétaires. C’était difficile de monopoliser des gens tout les week-ends, sachant que tous ont un "vrai" boulot et une vie de famille. Enfin, je pense que Thierry pourra vous en parler mieux que moi, lui est confronté directement au problème.

TP : Pour ma part, j’avais envie de mettre tellement de choses dans un film... Rattraper le temps perdu... Je voulais traiter le film de zombies, mais aussi le tueur dans les bois, la possession, les fantômes, le cannibalisme, aborder le thriller, le fait-divers sordide, la cabane dans les bois, l’invasion extra-terrestre, et tout ce qui nourrit ma passion pour le genre ! Je voulais tout !!! Il s’en est d’ailleurs fallu de peu que je demande à Colin d’y mettre un requin blanc géant qui attaque des soucoupes volantes ! D’où l’idée du film à sketchs, qui m’a permis d’aborder des thèmes différents saupoudrés de références et de clins d’œil "voulus" au cinéma que j’affectionne tant !

- Où en êtes-vous actuellement ?

TP : Plus près de la fin que du début !

- Combien de sketches avez-vous déjà réalisé et combien en reste-t-il ?

TP : Deux segments sont dans la boite, dont le premier déjà pré-monté et la musique à 90% composée. Il nous reste le troisième segment à tourner, ainsi que le fil conducteur.

- Une idée de la date de clôture ?

TP : Septembre...Si tout est ok....

CV : Mais au fait, on clôture rien, on est OUVERT 24/7 ; oui madame !

- Existe-t-il une ligne, un fil rouge conducteur pour l’ensemble des sketches ?

TP : Oui, il se passe dans bar routier ayant pour spécialités culinaires la choucroute et les histoires bizarres.

CV : Tout à fait. Mais il faudra attendre encore un peu pour en savoir plus…

- Êtes-vous aidé au niveau des subsides ?

CV : Oui par les poulets du Gers… Non, trêve d’humour déplacé, nous n’avons même pas pris la peine de faire les demandes de subvention. Vous imaginez bien qu’une institution étatique à laquelle on annonce qu’on va tourner un film d’horreur, que pour l’instant on n’a absolument pas un radis, ne considérera pas notre requête avec sérieux. C’est ce que l’on appelle l’exception culturelle… Mais je n’ai aucun ressentiment à ce propos. Ca fait des décennies qu’il en est ainsi, et je n’ai pas l’impression que c’est prêt de changer. Le cinéma de genre est le parent pauvre du cinéma en France. C’est bien dommage ! Et puis on s’est dit que si l’on passait notre temps à attendre quelque chose de quelqu’un d’autre, on risquait de ne jamais rien faire. Alors le leitmotiv a été : "L’important, c’est de faire". Et de ce fait, le scénario a été écrit en tenant compte de ces satanées restrictions budgétaires.

TP : Rien de plus à dire ! Si tu veux faire un film, tourne-le... C’est ma devise ! Mais ce n’est pas aussi facile que ça, il vous faut une équipe solide avec des gens motivés et passionnés. C’est ça qui fait actuellement la force de "Ouvert 24/".

- Allez-vous présenter Ouvert 24/7 dans les festivals ?

CV : J’espère bien !

TP : Oui bien sûr, partout ou l’on nous acceptera ! Sachant que "Ouvert 24/7" bénéficie d’un avantage supplémentaire : il sera possible de visionner chaque segment comme un court-métrage d’une vingtaine de minutes, indépendant du film et disposant de son propre générique et d’une fin légèrement "différente" par rapport au long-métrage.

- Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ? Exercez-vous une autre profession ?

CV : J’ai un Master II en Droit des Techniques de l’Information et de la Communication, et je suis actuellement secrétaire d’accueil. Pour le reste, j’écris des courts-métrages, des longs, des nouvelles, des critiques et surtout des conneries…

TP : Parler de mon parcours ? Hmmm… Ca me rappelle une hystérique qui m’a dit en hurlant avant de péter les plombs : "Tu connais mon parcours ???". Nostalgie, quand tu nous tiens… Ah pardon, mon parcours du combattant ? J’ai été éboueur… Mon parcours de santé ? J’ai travaillé pour une pharmacie… Point commun entre les deux ? Le sang qui gicle des sacs poubelles, évidemment ! Sinon, en ce moment, Je travaille pour un label spécialisé dans le rock Progressif, en attendant que la crise du disque nous écrase définitivement… Mais avec le succès de "Ouvert 24/7", j’aurai peut être un parcours de golf ???

CV : Thierry PAYA ou le parcours d’idée. T’as oublié ton parcours métrage...

- Quels sont vos goûts en matière de cinéma de genre ?

CV : Le cinéma indépendant américain. Les productions Troma en particulier. Pour moi, leur collection de DVD français a été une révélation. Depuis je recherche avec acharnement tout ce qui est fauché, indépendant et avec des "cojones". La pire chose qui puisse arriver au cinéma, c’est que le spectateur s’asseye pour regarder un film, avant de s’apercevoir qu’avec vingt millions de dollars (Et souvent beaucoup plus…), les producteurs ont accouché d’un étron monumental… Et puis, pour une raison purement sentimentale, j’ai beaucoup de tendresse pour le cinéma de genre indépendant. Non pas que je sois enclin à aimer n’importe quoi, du moment où le budget comporte moins de trois zéros... Je dirais plutôt que la magie du cinéma, c’est aussi savoir faire avec ce que l’on a pas.

TP : Beaucoup, beaucoup de choses ! Les grands réalisateurs cultes tels William FRIEDKIN, Steven SPIELBERG, Joe DANTE, John CARPENTER, Sam RAIMI, John LANDIS, George ROMERO, Tobe HOOPER, Alfred HITCHCOCK, Brian De PALMA… Mais aussi Dario ARGENTO, Michele SOAVI, Lucio FULCI, et encore bien d’autres dans le registre des films fauchés mais jouissifs, les séries B, Z, Y, X, T… Troma évidemment. Pour tout vous dire, je peux facilement passer de "Gremlins" à "Mother’s Day" ou de "E.T." à "Toxic Avenger" (Que j’ai vu en salle à sa sortie). Sinon, je peux aussi regarder "Texas Chainsaw" en boucle… Ou me mater un bon film de crocodile tueur. Bon, j’arrête là !!
Ha non ...LE choc dernièrement c’est The Devils Rejects !!!

CV : Ca c’est sûr que c’était un sacré choc. C’est probablement l’un de mes films préférés...

A- près Maud GALET-LALANDE ("Les Dents De La Nuit") et Fabrice COLOMBERO, quels sont les acteurs prévus pour les autres sketches ?

TP : Maud et Fabrice ne sont pas les seuls acteurs principaux du premier sketch. Ils sont accompagnés de Stéphanie KERN-SIEBERING et de Patrick PANDOLFINO. Nos deux héroïnes se retrouvent aussi dans le troisième segment, jouant des personnages complètement différents. "Règlement De Contes", le second segment est quant à lui interprété par Marie-Pierre VINCENT et la jeune Amélie CHRISTOPHE, ainsi que Bertrand PATRZEK. Il y aura aussi quelques surprises, mais je en peux pas en dévoiler plus pour le moment... Le générique est très long !

- Pouvez-vous nous parler un peu de Singapour 1939 Productions ? Qui se cache derrière cette association ?

CV : Le père Kiki de Marspich ! Pour cette question, mon ami réalisateur sera beaucoup plus utile que moi...

TP : L’histoire est longue... Le mieux est peut être de se rendre sur notre site www.singapour 1939productions.com pour en découvrir toutes les facettes.

- Vous connaissiez déjà David SCHERER avant le projet ? Les films sont plutôt gore au vu de quelques images non ?

CV : Je connaissais un peu David avant le projet "Ouvert 24/7". C’est lorsque qu’il est devenu évident qu’il nous fallait un maquilleur d’effet spéciaux, que son nom s’est imposé tout naturellement.

TP : Pour moi, David SCHERER, c’est un rêve qui devient réalité. Je suis fan de tous les maquilleurs des années soixante-dix et quatre-vingts, et lui aussi... On ne se voit pas souvent, malheureusement. Mais quand c’est le cas et qu’on ne tourne pas, c’est le délire à parler de cinéma pendant des heures et des heures, parfois jusqu’au bout de la nuit ! D’ailleurs, on s’est fait plaisir sur le deuxième segment du film en réalisant un remake d’un effet réalisé en 1982 par Craig REARDON pour "Poltergeist" (Tobe HOPPER) ! Je lui en ai parlé...Et il l’a fait ! Ce gars est vraiment incroyable ! C’est comme ça que je voyais les maquilleurs à l’époque quand je lisais Mad Movies, L’Ecran Fantastique ou encore Starfix. David est un fou, humble et passionné par son travail, une valeur montante dont on a pas fini d’entendre parler, c’est sûr. Pour moi, c’est le meilleur !

- Décidément, le Nord-Est de la France devient le berceau de jeunes talents. Une explication ? L’effet Gérardmer ?

CV : Non. Je pense que c’est simplement le fait que les gens commence à découvrir qu’il y a une vie hors de Paris et des Talents. Et comme l’on ne peut pas tout découvrir en même temps, ça se passe région par région. Il me semble que chacune d’entre elles regorge de talents. La différence réside seulement dans le support médiatique qui leur est offert. Par exemple, la région Centre propose son lot de talents : Julien MOKRANI, Fabien DUBOIS, Sam BODIN... Pareil pour Poitou-Charentes, qui héberge les "Deka Brothers" (Les frères DECAILLON)... Pareil un peu partout ailleurs ! Le tout, c’est de savoir où regarder, de garder tout le temps les yeux ouverts et d’être curieux.

TP : Je ne suis pas jeune...

- Colin, tu as rencontré Debbie ROCHON. Veinard !! Quelques mots sur ta rencontre…

CV : Houlà ! Vieux dossier... Je l’ai rencontré en 2006, alors que j’étais stagiaire chez Troma. J’étais censé l’interviewer, mais elle était tellement gentille et tellement passionnée, qu’on s’est pris au jeu de la discussion. Je dois avoir tout ça quelque part en .mp3, enfin je crois… Mais je n’ai jamais eu le temps de faire la transcription. Mince ! En tout cas, elle est sublime, gentille, intelligente... Parfaite, quoi ! Elle est très investie dans le cinéma de genre, et j’ai beaucoup aimé la rencontrer. C’est une femme qui a vécu un sacré paquet de trucs, et ça se sent. Sinon, elle a deux yeux, deux oreilles, une bouche, et elle va aux toilettes comme tout le monde ! Enfin je crois…

- Quelques mots sur "Jogging" ?

CV : Il paraît que courir est bon pour la santé. Nous, on vous prouve le contraire !

Un drame de la vie en plein cœur d’une cité plutôt bourgeoise et calme, c’est comme pour dire que les drames justement touchent tout le monde ?

CV : Thierry vous en dira plus sur le sujet, mais la seule chose que j’avais en tête, c’était de faire un court très court, avec une bonne chute… Et puis, le fait que les drames touchent tout le monde me paraît évident. C’est pas parce qu’on est bourgeois et calme qu’on est à l’abri du cancer, d’un accident de la route, ou d’une invasion extraterrestre !

- D’où vous est venue l’idée du film ?

CV : En prenant ma douche. Comme souvent… Mais avant de prendre ma douche, Thierry m’a envoyé un E-mail pour me demander de lui trouver une vingtaine de pitchs pour un très court-métrage, le tout en un week-end. J’ai trouvé le défi intéressant. Parmi les pitchs, il y avait donc celui de "Jogging". A l’époque, notre personnage principal était un homme, qui courait nu. Donc à l’origine, l’idée était plutôt de dire que les drames touchent aussi les gens nus… C’était une réflexion sur la naissance et la mort... On naît nu, alors pourquoi est-ce qu’on se sent obligé d’encostumer nos macchabées ?!? J’extrapole, mais je vais peut-être garder l’idée pour un scénario ultérieur. D’ailleurs, parmi cette vingtaine de pitchs, il y avait beaucoup de bizarreries, et d’idée improbables. Cela ne m’a donc pas surpris que Thierry choisisse "Jogging". Même si j’aurais préféré celui avec le geek qui se fait posséder la verge par une puissance occulte...

TP : J’ai adapté le pitch de Colin en y rajoutant un aspect familial tout ce qu’il y a de plus banal : une famille une enfant, l’angoisse de perdre un être cher… On se lève un matin, et tout bascule. C’est un aspect du cinéma fantastique que j’aime beaucoup. Je pense que le film est beaucoup plus terrifiant dans ce contexte. Car L’homme nu qui court dans la rue n’est pas spécialement quelque chose de normal. Ca dépend de la rue, me direz-vous… Mais bon, l’attention du spectateur est déjà en éveil dès le départ, et ce n’est pas le but recherché. Alors qu’une joggeuse courant par un beau dimanche matin, quand tout le monde tond son gazon, quoi de plus anodin ?

- Maud GALET-LALANDE y est épatante…

CV : Je pense qu’elle sera heureuse de l’entendre. C’est vrai qu’elle est épatante !

TP : C’est une actrice vraiment sincère dans son jeu, elle a besoin de moins de dix secondes pour se mettre totalement dans son personnage. Elle boit un café avec vous sur le plateau en riant, et l’instant d’après, elle regarde fixement un cadavre et lui coupe un pied... Elle aime ce métier, qui ne le lui rend malheureusement pas assez... J’espère qu’elle réussira son coup et que "Ouvert 24/7" lui ouvrira des portes, chose que je souhaite bien sûr à tous les acteurs du film.

- Une belle carte de visite pour toi Thierry non ?

TP : Bien sûr ! A la première vision de cette jeune femme tout à fait charmante, on ne peut que succomber ! Mais elle ne joue pas là dessus. Son registre de jeu est très étendu, et vous ne l’avez encore pas vu dans "Ouvert 24/7" !

- La scène de la glissade a demandé de nombreux essais ?

TP : Non, pas vraiment. Pour caler certains axes de caméra, peut être, mais la glissade a été faite en une seule et unique fois. Je savais exactement ce que je voulais.

- Vous avez déjà présenté votre court dans certains festivals ?

TP : Nous l’avons envoyé dans beaucoup de festivals où il a parfois été sélectionné, mais c’est compliqué. Il y a toujours plein de contrariétés pour les inscriptions, entre les différents formats, l’âge du réalisateur, la durée, le style... Si vous vous rendez sur place ou pas... Et puis, c’est souvent un grand n’importe quoi dans les programmations : un film comme "Jogging", tourné en deux jours avec zéro budget, peut se retrouver en compétition avec un court-métrage réalisé en 35mm avec une production importante derrière. Ou encore opposé à une saga épique sur un voyage en train de nuit en Andalousie, ou un documentaire contant la restauration d’un vieil hôtel à La Havane... Mais pour moi, ce n’est pas vraiment important. Tous les festivals ne sont heureusement pas comme ça. Par contre, ce qui m’ennuie un peu, c’est que l’on dédaigne un peu le genre dans cette sphère cinématographique.

- Un coup de main de Gérardmer ?

TP : Non pas pour "Jogging", car j’ai enchaîné directement sur "Ouvert 24/7". Mais nous espérons leur aide pour 2010, j’aimerai beaucoup le voir là-bas…

POUR EN SAVOIR PLUS....

TEASER "OUVERT 24/7"


Ouvert 24/7 | Teaser #1
par leyaumegui

ADRESSES INTERNET

Ouvert 24/7 sur Facebook

Singapour 1939

GALERIE PHOTOS

Commentaires

Merci à Cinemafantastique ! ! ! Vous êtes les bienvenus sur le tournage !
Thierry PAYA

6 mai 2009 | Par Thierry Paya

Merci à cinemafantastique.net d’ouvrir une fenêtre sur notre film.
Je vous en donne ma parole, vous ne serez pas déçus...

4 mai 2009 | Par Guillaume | 1er assistant réal

Ho mais tiens, c’est encore David ! Il est partout lui ! =) Bon courage à tous, chouettes photos !

1er mai 2009 | Par Metzgermeisterin

Hâte de pouvoir manger de la choucroute dans ce bar routier, tout en écoutant ces 3 histoires horrifiques...

30 avril 2009 | Par Peintre Virginie Bathory

Que du tres bon tout ça !!!! Colin Rocks !!!!! ;)

30 avril 2009 | Par SeB

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