Interviews

MADE IN FRANCE - Ray Harryhausen, le titan des effets spéciaux

5 janvier 2012 | Par : Maureen Lepers

L’une des sensations du premier millésime du festival du PIFFF se situait un peu en marge des compétitions et des séances d’ouverture et de clôture plus officielles. Extrêmement attendu par plusieurs membres de la rédaction, le documentaire titanesque sur le prince des Titans, Ray Harryhausen, justement intitulé Ray Harryhausen, le titan des effets spéciaux, réalisé par Gilles Penso et produit par Alexandre Poncet, revient sur l’énorme héritage laissé par le ténor de la stop-motion, source d’inspiration des plus éminents créateurs d’univers fantastiques contemporains. Maureen Lepers conquise par l’œuvre ne pouvait s’empêcher de poser quelques questions à son créateur...

Comment est né le projet ?

C’est le fruit d’une longue gestation. J’ai découvert les films de Ray Harryhausen lorsque j’étais enfant, à travers les diffusions télévisées de JASON ET LES ARGONAUTES, LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD et L’ILE MYSTERIEUSE. Ces films me fascinaient, parce que je n’avais jamais rien vu de tel sur un écran. Je ne sais pas trop ce qui m’attirait le plus : l’univers de la mythologie et des 1001 Nuits, ces créatures incroyables, ce charme un peu désuet ? Sans doute un peu tout ça. A travers des revues comme L’Ecran Fantastique et Mad Movies, j’ai appris qui était Ray Harryhausen, et l’idée qu’un seul homme ait pu créer ces merveilles avec ses seules mains et son imagination m’a stupéfait. J’ai vu plus tard UN MILLION D’ANNEES AVANT JC au ciné-club de mon lycée, puis LE CHOC DES TITANS au cinéma. Forcément, j’ai fait mes petites tentatives d’animation image par image, dans ma chambre, avec ma caméra super-8, notamment un King Kong qui, au lieu d’affronter un tyrannosaure, dansait Staying Alive avec lui ! J’ai rencontré Ray Harryhausen au milieu des années 90, lors d’une rétrospective qui lui était consacrée au festival Cinémalia, puis je l’ai rencontré à plusieurs reprises chez lui, à Londres. Je l’ai plus tard longuement interviewé pour mon livre sur la stop-motion. C’est dans la foulée qu’est née l’idée de réaliser un film qui lui soit entièrement consacré.

Que vouliez-vous démontrer en réalisant ce film ?

Je ne crois pas avoir eu envie de démontrer quoi que ce soit. Je voulais simplement faire le film que je rêvais de voir. Or à part quelques émissions et une poignée de bonus DVD, aucun documentaire digne de ce nom n’avait vraiment été consacré à Ray Harryhausen, du moins à ma connaissance. Sachant l’incroyable influence qu’il avait exercé - et qu’il exerce toujours - sur le cinéma fantastique, il me paraissait même surprenant que personne n’en ait eu l’idée ou l’envie auparavant. Je me suis donc lancé.

L’envie de réaliser un tel documentaire venait-elle, selon vous, plutôt d’une envie personnelle ou y avait-il une vraie nécessité, une véritable urgence de faire un film sur le sujet ?

Au départ, c’est une envie personnelle, presque égoïste. Je voulais filmer Ray Harryhausen, lui faire raconter sa carrière, ses anecdotes de tournages, son point de vue sur le cinéma fantastique actuel et sur les nouvelles techniques d’effets spéciaux. Je suis au travail sur ce film depuis 2004, donc la notion d’urgence était assez loin de mes préoccupations. Ce n’est que récemment que j’y ai pensé, précisément le jour où j’ai montré une première version du montage à Ray Harryhausen et à sa fille Vanessa. Ray m’a dit qu’il aimait beaucoup le film, et qu’il souhaitait que ce soit "le documentaire ultime et définitif le concernant". "Je ne rajeunis pas" a-t-il ajouté. Là, l’urgence du sujet m’a frappée de plein fouet. Il devenait indispensable de faire découvrir aux jeunes générations cette légende vivante - justement parce qu’elle était encore vivante !

Comment expliqueriez-vous que personne avant vous ne se soit réellement penché sur le sujet ?

Je ne sais pas. Il existe de très nombreux articles consacrés à Ray, ainsi qu’une série de livres co-écrits par lui-même et Tony Dalton. Mais d’un point de vue documentaire, c’était un peu le désert, à part "The Ray Harryhausen Chronicles", le supplément qu’on trouve sur plusieurs films distribués en DVD par Sony Columbia. Un vide restait manifestement à combler.

Concrètement, comment s’est-il monté ? Racontez-nous votre aventure !

J’ai commencé tout seul, au sein de ma boîte de production de l’époque, Cosmic Peanuts, avec laquelle je réalisais beaucoup de programmes pour Disney Channel. Nous étions en 2004, je suis parti à Londres avec un caméraman et un ingénieur du son, nous avons recruté une maquilleuse sur place, et j’ai interviewé Ray Harryhausen pendant toute une journée. Il a principalement accepté parce qu’il appréciait mon livre sur la stop-motion, même s’il ne parle pas un mot de français (ce livre n’a jamais été traduit en anglais, hélas). Avec cette interview fleuve sur les bras, je me suis attaqué au montage d’une sorte de "promo reel" de dix minutes, qui montrait déjà l’ambition du projet : raconter la carrière de l’artiste en insistant sur son impact auprès des générations actuelles de cinéastes. Persuadé que je n’aurais jamais l’occasion de recueillir les interviews de réalisateurs prestigieux tels que James Cameron, Peter Jackson, Tim Burton ou Steven Spielberg, je les faisais simplement apparaître dans le montage sous forme de petites photos, accompagnées de citations que j’avais recueillies un peu partout. Chacun y révélait l’influence du maître sur sa propre carrière. Ce petit montage a fait le tour des chaînes de télévision et des boîtes de production en France. L’accueil était généralement positif, mais personne ne savait trop quoi en faire. Alors je l’ai laissé de côté pour travailler sur d’autres projets. Tout a redémarré cinq ans plus tard, au Festival du Film Fantastique de Gérardmer. Profitant de la présence de John Landis, alors invité d’honneur, je l’ai filmé pendant sa conférence de presse et je lui ai posé une simple question sur Ray Harryhausen. Il a répondu pendant un bon quart d’heure, et je sentais que je tenais quelque chose ! J’en ai parlé à Alexandre Poncet, journaliste chez Mad Movies et co-fondateur de la boîte de production Freneticart. Il a vu mon "promo réel", m’a fait savoir qu’il serait très heureux de produire ce projet, et nous avons dit "tope là", à trois heures du matin, dans le hall du Grand Hôtel de Gérardmer. A partir de là, les choses se sont accélérées. Tandis que je collectais un maximum d’interviews en profitant de la venue de réalisateurs venus faire la promo de leurs films récents (Henry Selick, Terry Gilliam, Jean-Pierre Jeunet), Alexandre est entré en contact avec la Fondation Diana & Ray Harryhausen, qui préserve tout son patrimoine (figurines, maquettes, storyboards, rushes) et produit du contenu audiovisuel le concernant. Sceptiques au début, ils se sont révélés enthousiastes en découvrant le nouveau "promo réel", qui durait alors près d’une heure, et nous ont demandé si nous aimerions travailler main dans la main avec eux. Nous étions évidemment ravis. La Fondation, à travers son responsable Tony Dalton, est devenue coproductrice du film, et nous a donné accès à des choses dont nous n’aurions jamais rêvées : nous avons pu filmer la majorité des figurines originales de Ray, intégrer dans le montage ses rushes d’époque (restaurés par Weta Digital à la demande de Peter Jackson), montrer le bureau et l’atelier de Ray à Londres, la plupart de ses dessins et de ses storyboards… bref une mine de trésors rares et souvent inédits. Entre-temps, la liste de nos interviewés s’est considérablement rallongée, jusqu’au montage que vous avez découvert au PIFFF, qui n’est pas encore 100% définitif.

Vous accordez une grande importance à la chronologie de la filmographie de Ray Harryhausen, puisque c’est elle qui fonde la structure de votre documentaire. Pourquoi ? Que raconte cette chronologie de l’évolution du travail du créateur ?

J’ai très vite opté pour une narration chronologique, que j’ai d’ailleurs accentuée en chapitrant le documentaire film par film, afin de mieux cerner la progression de la carrière de Ray Harryhausen, de ses premiers essais en 8mm dans son garage jusqu’au CHOC DES TITANS, son dernier long-métrage. Mais cette structure s’accompagne d’une seconde narration parallèle gorgée de flash-forwards et de flash-back, au fil du jeu des influences et des inspirations. Ainsi, dès les premiers films de Ray, on évoque SPIDER-MAN 2, LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, HELLBOY 2, JURASSIC PARK et AVATAR. Plus tard, nous revenons vers Méliès et vers les dessinateurs qui ont influencé Ray (Charles Knight, Gustave Doré)… Il y a donc un va-et-vient permanent entre le passé, le présent et l’avenir. Si j’avais choisi un autre type de narration (thématique et non chronologique par exemple), je crois que la structure aurait été plus confuse, et le jeu des influences moins distinct. Ce double souci de clarté et de foisonnement était l’objet de nombreuses discussions entre Alexandre et moi.

En quoi Ray Harryhausen est-il pour vous un véritable auteur de cinéma ?

C’est d’abord un auteur parce qu’il a imprimé chacun de ses films d’une marque indélébile. Comme le dit Joe Dante dans le documentaire, on a souvent oublié le nom des réalisateurs de ses films. On ne dit pas "un film de James O’Connolly" ou "un film de Desmond Davis". On dit "un film de Ray Harryhausen". Aucun autre créateur d’effets spéciaux n’a droit à un tel privilège. La plupart du temps, les films naissaient dans sa tête. Il proposait l’idée initiale, élaborait une dizaine de grands dessins représentant les séquences clefs, et demandait aux scénaristes de construire un récit en s’appuyant sur ces dessins. Il a quasiment créé un genre cinématographique à lui tout seul. Bien sûr, avant lui existaient déjà KING KONG, LE MONDE PERDU ou LE VOLEUR DE BAGDAD. Mais il a popularisé ce type de cinéma fantastique au point d’en faire sa propre marque de fabrique. Quand des hommes affrontent des dinosaures, des animaux géants, des créatures des 1001 Nuits ou des monstres mythologiques, quel que soit le film, il est difficile de ne pas penser à Ray Harryhausen.

Quel réalisateur est selon vous l’héritier le plus absolu du travail de Ray Harryhausen ? Pourquoi ?

Je ne crois pas qu’il ait d’héritier absolu chez les cinéastes. Ce qui est intéressant, c’est que des réalisateurs aux personnalités aussi marquées que différentes (comme Tim Burton, James Cameron, Steven Spielberg, Peter Jackson, Sam Raimi, Paul Verhoeven, George Lucas, Guillermo del Toro, Joe Dante) se réclament souvent de lui, quitte à lui rendre des hommages directs - presque plan par plan - dans leurs films. Disons que dans le domaine des effets spéciaux, l’un de ses fils spirituels les plus directs - et les plus talentueux - est probablement Phil Tippett, génie de l’animation image par image (L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE, LE DRAGON DU LAC DE FEU, ROBOCOP) devenu un génie de l’image de synthèse (JURASSIC PARK, STARSHIP TROOPERS, CLOVERFIELD).

Vers la fin du film se met en place une vraie dichotomie. Deux écoles semblent s’affronter : les nostalgiques de la stopmotion qui déplorent un recours quasi-perpétuel aux CGI, et ceux qui pensent au contraire que le CGI est la suite logique de la stopmotion. Comment vous positionneriez-vous sur la question ?

Je ne parlerais pas de dichotomie, parce que souvent les défenseurs de l’image de synthèse et de la stop-motion sont les mêmes. La preuve ? Celui qui nous affirme haut et fort, dans le documentaire, que WALLACE ET GROMIT ne devraient pas être animés autrement qu’en stop-motion est John Lasseter, autrement dit le créateur des meilleurs films d’animation en synthèse de tous les temps (les films Pixar) et aussi l’un de ceux qui les utilisa le premier au cinéma (le chevalier vitrail qui affrontait Sherlock Holmes dans LE SECRET DE LA PYRAMIDE, c’est lui !). John Landis adore les effets numériques (souvenez-vous des morphings révolutionnaires de BLACK OR WHITE), Phil Tippett en est l’un des praticiens les plus doués. Mais tous aiment aussi profondément l’animation traditionnelle, et regrettent parfois que le tout numérique soit surexposé à l’écran, jusqu’à ce que le spectateur soit blasé et que les effets spéciaux n’aient plus rien de spéciaux. Aucune technique n’efface l’autre, mais chacune à ses limites, et il faut pouvoir le reconnaître objectivement. Le débat reste volontairement ouvert dans le film, et je suis heureux de voir qu’il alimente beaucoup les conversations après la projection. Alexandre et moi avions sans cesse cette préoccupation en tête : faire un film qui ne soit pas tourné vers le passé mais développe les problématiques d’aujourd’hui et de demain.

Existe-t-il encore une place pour la stopmotion aujourd’hui ? Qu’a-t-elle donc de plus que les images de synthèses ?

A mon avis, la stop-motion ne mourra jamais. Elle s’est simplement déplacée de l’univers des effets spéciaux pour devenir un mode d’expression à part entière. Elle a toute sa place dans des œuvres telles que L’ETRANGE NOEL DE MR JACK, CORALINE, CHICKEN RUN ou LE FANTASTIQUE MISTER FOX. Et elle continue à nous émerveiller parce qu’elle nous montre l’impossible : des objets inanimés qui prennent vie sous nos yeux. Elle aura toujours cet atout sur l’image de synthèse. Elle nous prouve sans cesse sa réalité physique. Elle est palpable, ce qui crée de la proximité avec le spectateur. L’image de synthèse a des milliers d’autres qualités, mais pas celle-là.

L’image de synthèse rendrait caduque une forme de proximité avec le spectateur ?

Non, mais le sentiment provoqué est très différent. On peut se sentir aussi proche de Wallace et Gromit que des héros de TOY STORY, tant les animateurs ont su y imprimer leur personnalité et leur "jeu d’acteur". Et la présence réelle des comédiens est parfaitement perceptible dans des œuvres telles qu’AVATAR, LA PLANETE DES SINGES : LES ORIGINES ou TINTIN. Mais une distance se crée inconsciemment entre le spectateur et l’image de synthèse, distance qui n’existe pas avec des effets spéciaux "physiques". La stop-motion crée autant de proximité que l’animatronique ou les maquillages spéciaux, parce qu’elle sollicite des matériaux réels. Regardez les métamorphoses du LOUP-GAROU DE LONDRES. Elles sont peut-être moins fluides que celles de WEREWOLF ou UNDERWORLD, mais la douleur physique qu’elles sont censées susciter est bien plus "palpable". Inconsciemment, le spectateur sait quand il a affaire à un phénomène qui se déroule réellement face à la caméra. Il en est de même pour une cascade automobile réelle, qui ne procure jamais le même effet que son équivalent en images de synthèse.

Etes-vous d’accord avec James Cameron pour qui il aurait été évident que Harryhausen cède à la magie des images de synthèses ? Pourquoi ?

Si Ray Harryhausen avait encore l’âge de travailler aujourd’hui, il est évident qu’il ne pourrait pas tourner le dos à la technologie numérique. Deux solutions s’offriraient alors à lui : soit continuer coûte que coûte à pratiquer la stop-motion traditionnelle, à travers des films d’animation purs à la façon des films d’Henry Selick ou des productions Aardman ; soit persévérer dans la voie des effets spéciaux pour le cinéma fantastique, et dans ce cas mettre son savoir-faire d’animateur au service de l’imagerie numérique (chemin qu’empruntèrent d’autres animateurs talentueux tels que Doug Beswick, Randy Cook, Phil Tippett ou Randy Dutra par exemple). Mais je ne crois pas qu’il aurait pu continuer à opposer des acteurs réels et des créatures en stop-motion dans le cadre de films fantastiques, tout simplement parce que le sous-genre qu’il a créé a échappé à son emprise pour voler de ses propres ailes et se nourrir des effets numériques, comme le prouvent JURASSIC PARK, AVATAR, LE SEIGNEUR DES ANNEAUX ou le futur JOHN CARTER.

Comment la stopmotion a pu devenir un genre à part entière ? Serait-ce simplement dû à la réalité physique que vous évoquiez plus tôt ?

Pas nécessairement. Toutes les formes d’animation s’expriment en tant que formes artistiques pures à part entière. De nombreux courts-métrages en dessin animé, en image de synthèse, en pixxilation, en papier découpé ou autre sont là pour le prouver. Mais la stop-motion, jusqu’au début des années 90, existait aussi en tant qu’effet spécial dans les films de prises de vues réelles. Les performances d’ILM sur JURASSIC PARK ont provoqué un remplacement pur et simple de la stop-motion par l’image de synthèse, dans ce domaine spécifique. L’animation en volume a donc repris son statut initial de mode d’expression artistique autonome, comme à l’époque des travaux de Starevitch et Ptushko.

Quelle est votre créature harryhausenesque préférée ?

Il y en a beaucoup. J’adore le cyclope de SINBAD, le Ymir de A DES MILLIONS DE KILOMETRES DE LA TERRE et la Méduse du CHOC DES TITANS. Mais j’ai un petit faible pour Talos dans JASON ET LES ARGONAUTES. Cette créature m’a toujours énormément impressionné, et c’est la première dont je me souvienne. Elle ravive des souvenirs d’enfance.

Est-ce là aussi l’un des points d’orgue du travail de Ray Harryhausen ? La magie de l’enfance ?

Sûrement. Les monstres préhistoriques, les extra-terrestres, les statues vivantes, les cyclopes géants… ce sont des créatures directement issues des jeux d’enfants. Or tous ces éléments de pure fantaisie, jusqu’à Harryhausen, étaient généralement confinés dans le domaine de la littérature ou de la bande dessinée. Harryhausen fut le premier à les porter à l’écran avec autant de panache, et du même coup à donner corps à l’imagination débridée des enfants.

En quoi est-elle selon vous emblématique du travail de son créateur ?

Elle symbolise à merveille le travail de Ray Harryhausen : c’est une statue inerte qui - soudain - se met à bouger. Mais elle ne se contente pas de bouger, elle prend vie. Son visage reste impassible, sa peau est en bronze, ses gestes sont mécaniques. Et pourtant des tas de petits détails la rendent vivante. Elle s’adosse de manière très humaine à son piédestal avant de prendre en chasse les Argonautes, elle fait passer son épée d’une main à l’autre, elle s’agrippe la gorge de manière pathétique au moment où elle meurt. En quelques secondes, ce monstre métallique et gigantesque nous touche et nous émeut. Voila le génie de Ray Harryhausen, et l’essence même de son art.

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