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MOVIE ACTUALLY épisode 2

31 mai 2018 | Par : Damien Taymans

Nuits blanches sur Netflix

Résumé des épisodes pas précédents :

Deuxième semaine de réjouissances sur Netflix. Un abonnement qui nous permet de voir notre libido considérablement se résorber certes mais nous indique également à quel point Roxane et moi sommes complémentaires.

Et par complémentaire, j’entends ce qualificatif destiné à rassurer des êtres que tout oppose. Parce qu’à la ville, Rox déteste mes goûts de merde et j’abhorre ses avis de chiotte. Et aussi un peu les pieds froids qu’elle impose sur mon torse en pleine projection télévisuelle...

Implacable amour, qui nous a rendus aveugles pendant de nombreuses années pour mieux nous rendre la vue des années après...

Family Blood

ROXANE GIF

Lorsque l’on démarre Family Blood, on part un peu avec des pieds de plomb. Encore un film de vampires…
Surprise. Le traitement est surprenant et particulièrement intéressant. Retraçant la réinsertion post-désintox d’une mère de famille, l’œuvre nous embarque dans son intimité la plus profonde alors que nous sommes témoins de ses réunions d’ex-toxico. Le ton, presque dramatique, est assorti d’une jolie gestion de l’image qui se veut sombre et envoûtante. On suit Ellie qui tente, comme elle le dit d’ailleurs au cours du film, de sortir d’un trou qu’elle ne cesse de creuser. Le tour de génie se pose dans le rapprochement que le réalisateur fait de la drogue et du vampirisme. L’angle est de plus en plus intéressant et le coté fantastique du film peine à se lancer. Nous sommes impatients presque que cela tourne mal, de voir comment le réalisateur va jouer ses cartes.
Lorsqu’enfin la tension est à son apogée et que le vampire attaque sa proie, le film part dans une toute autre dynamique. Dommage.
On enchaîne alors les attaques à coup de dents ou de griffes, on repart sur de vieux mythes en les tournant à la rigolade (qui ne font d’ailleurs pas rire). L’étrangeté survient encore lorsque l’œuvre change de personnage principal. Comme Hitchcock l’avait fait dans son Psychose, l’actrice principale est délaissée au profit d’un personnage masculin, ici en l’occurrence, le fils d’Ellie. Pourquoi ?
La tension dramatique s’échappe. Ne reste que le classique film de vampire qui s’essouffle à se chercher un but. La production Blumhouse se vide de son sens et lorsque survient le générique, on reste stoïque. Atterrés que nous sommes par l’évaporation complète du sentiment d’oppression qu’avait fait naitre le premier tiers du film. Déçus de voir que cela avait si bien commencé et qu’au final, ils sont complètement passés à côté.

DAMIEN

Moi, à part la séquence où la vampirette se délecte à coups de langue du sang de son moutard sur le carrelage de la cuisine, Family Blood m’a un peu royalement fait chier. Néanmoins, j’accorde à Roxane que ce parallèle d’addictions entre la came (les médocs en réalité) et le raisiné possédait un réel potentiel mais tout cela est tué dans l’œuf au profit d’un traitement téléfilmesque du plus mauvais acabit.

Cargo

ROXANE

Encore un film de zombie nous direz-vous. Oui mais. Mais le scénario est ficelé avec brio. Mais l’ambiance est bien loin des World War Z et autres blockbusters horrifiques. Mais mais mais. Cargo, c’est une petite pépite comme on en rencontre peu, sous ses airs modestes, calmes, peu ambitieux, Cargo se prête au monde des morts-vivants avec une touche à la fois dramatique et curieusement nostalgique. On aime les lenteurs, les plans contemplatifs des paysages désertiques australiens. On aime les personnages et surtout celui joué par Martin Freeman, qui porte à lui seul ce film. Et on aime cette histoire d’un père prêt à tout pour sauver sa fille dans un monde aussi dangereux qu’inconnus où la spiritualité rencontre l’horreur. Certes, le film n’est pas parfait mais pour une première réalisation, Ben Howling et Yolanda Ramke nous ont bluffé. Nous, on a beaucoup aimé.

DAMIEN

C’est pas faux. Pourtant, j’étais pas des plus chauds, déjà parce que le titre me renvoyait à une oeuvrette chiantissime suisse et puis parce que Roxane me collait ses petons glacés sur les jambes. Mais, à l’instar des panards de ma douce, l’ambiance a vite tourné au réchauffement. L’outback australien, ces zomblards-autruches et la prestation de Martin Freeman ont suffi à raviver ma flamme admirateur de morts-vivants. Cargo, c’était la bonne pioche de la semaine !

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