Critique de film

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La Maison près du cimetière

"Quella villa accanto al cimitero "
affiche du film

De sanglants meurtres sont perpétrés dans une maison toute proche d'un cimetière. Plus tard, Bob, un jeune enfant, ainsi que ses parents s'apprêtent à emménager dans cette demeure. Bob est alors victime de visions mettant en scène une petite fille qui lui retrace la sanglante histoire de la villa et le met en garde contre certains dangers. Il semblerait qu'un mort-vivant vive dans la cave et y entreposerait ses "trophées"!

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Trailer - La Maison près du cimetière (1981)
Par : Damien Taymans


La maison près du cimetiere par stebzh

Les critiques à propos de ce film

Critique de La maison près du cimetière - Un film pas comme les autres…
Par : Quentin Meignant
Tags : Zombies, Lovecraft

On s’attendait à beaucoup de choses de la part de Fulci mais il nous a, une fois de plus, bien surpris ! Peut-on imaginer un de ses films de zombies sans (trop de) sang ? Eh bien, incroyable, Fulci l’a fait ! Bien sûr, il n’a pas pu se passer de placer certaines scènes qui en écoeureront plus d’un, mais d’une manière générale, cela reste plutôt gentil comparé à Frayeurs, Zombi 2 ou encore L’Au-Delà.

La scène initiale est donc trompeuse car l’hémoglobine y coule à flots. Après cela, apprêtez-vous à entrer dans l’univers Fulci : l’ambiance oppressante devient de suite exceptionnelle et le stress est vite au rendez-vous ! Nous ne sommes donc pas déçus de la tournure des choses et l’on peut dire que le dernier film de zombies de Fulci est une pleine réussite.

Pleine ? Après tout, pas tout à fait ! Histoire de pinailler, nous relevons que la musique fait trop « série B » pour un métrage d’une telle qualité ! Nous reconnaissons hélas l’école italienne de générique au synthé !

Mis à part ce petit défaut, ce film vaut le détour pour énormément de points : - Gianetto De Rossi a fait du maquillage un Art ! Comme il nous l’avait déjà prouvé sur Zombi 2, il est un grand homme du cinéma et surtout, un ami précieux pour Lucio Fulci. - L’ambiance glauque au possible impose le respect et nous donne la nausée. L’ami Lucio a réussi son pari : rendre un film de zombies angoissant comme un film de fantômes. On se surprend à stresser lors de scènes anodines appuyées par une musique grossière (voir plus haut). - La qualité de certaines scènes auxquelles nous pouvons vouer un véritable culte ! La scène de la décapitation de la poupée et le sang qui s’en écoule doucement est terriblement impressionnante et renforce encore cette sensation de malaise. Quant à la scène finale, elle se passe de toute commentaire et clôture en apothéose un métrage de folie !

Lucio Fulci nous confirme qu’il a sa place au panthéon des meilleurs réalisateurs d’horreur ! Ce film marque la fin de sa période la plus marquante : celle des zombies. Et tout ce qu’on peut dire, c’est que ce Grand Homme a fini cette période en feu d’artifice !


Critique de La maison près du cimetière - Disgraziato
Par : Chroniqueurs

Par Frank Black

Après le suicide de son mentor, le Dr Norman Boyle emménage dans la maison de ce dernier avec sa femme et son fils. Sombrant rapidement dans la folie et l´horreur, la famille découvre rapidement que quelque chose se terre dans le sous-sol de la maison.

Lucio Fulci est considéré par beaucoup comme le pape du macabre, le maestro de l’horreur, au même titre que son compatriote Dario Argento. Tout d’abord dénigré par le large public, il devint au fil du temps un modèle pour tous les amateurs de fantastique horrifique. Catalogué comme le dernier grand film de Fulci, La maison près du cimetière clôt sa trilogie macabre composée également de Frayeurs et de L’au delà.

Basant son film sur une intrigue certes banale, mais propice à des situations effrayantes, le cinéaste italien montre ici les limites de son propre art en particulier, pour ne pas dire celui d’un genre tout entier : celui du cinéma d’horreur italien des années 70 à 80.
Fulci filme donc un scénario empruntant autant à H.P Lovecraft (la maison sert de portail menant à l’indicible) et à Robert Wise (la maison hantée) qu’au Shining version Stanley Kubrick (la relation entre des enfants séparés par une dimension, le père défonçant une porte à la hache). Mais pour une fois, le réalisateur n’arrive pas à combler les lacunes d’un script sans réel intérêt, comme en témoigne l’enquête menée par le père, totalement inintéressante, et semblant même ennuyer Fulci.

Avec une mise en scène faisant la part belle à des mouvements de caméra hasardeux, exagèrant certains effets de zoom en les multipliant tout au long du film, Fulci aligne les séquences frôlant le ridicule (le meurtre de l’agent immobilier), inutiles (il dépeint la nourrice comme une femme étrange et mystérieuse, mais pourquoi ?), voire involontairement hilarantes, comme cette attaque de chauve souris aussi grotesque qu’inutile. Bien aidé par une musique horriblement nulle, le réalisateur désamorce malgré lui le sentiment d’angoisse qu’est censée provoquer la demeure des Freudstein. Et c’est peut être là que le film rate définitivement le coche. Tous les amateurs du cinéma de genre italien, du giallo à l’horreur, connaissent l’importance du lieu clos dans ces films : la maison n’est jamais un refuge, mais le piège. Mais il faut plus que la proximité d’un cimetière pour que ça fonctionne ...

Les comédiens ne sont pas en reste tant ils rappellent que Fulci aura toujours été en délicatesse avec la direction d’acteurs, jusqu’à plomber parfois ses films. La palme revient à l’insupportable Giovanni Frezza, l’interprète du jeune Bob.
Seules quelques séquences relativement angoissantes comme les descentes dans la cave (qui font toujours leur petit effet), la place à part des enfants dans l’histoire (une constante chez le réalisateur) et le final rappellent qu’on est chez Fulci. Le dénouement plonge littéralement le film dans le gore et l’infernal, mettant en scène l’affrontement culte entre une famille dont les membres succombent à leurs instincts et le légendaire docteur Freudstein. Mais là encore, la séquence s’achève sur un sauvetage aussi mal maitrisé que prévisible.

Revoir le film aujourd’hui permet de mesurer pleinement les difficultés qu’ont certains genres à traverser les âges, comme le "slasher movie" par exemple. Versant involontairement dans l’autoparodie, le cinéma d’horreur italien a grandement contribué à la caricature de son propre mythe. Dario Argento y a difficilement survécu, Lucio Fulci, lui, ne s’en est jamais remis.


Critique de La maison près du cimetière - En demi-teinte...
Par : Damien Taymans

Après avoir consacré une grande partie de sa carrière aux films de comédie franche, sortes de parodies jubilatoires, Fulci déborde vers le genre horrifique pour signer quelques œuvres de qualité qui resteront longtemps gravées dans l’esprit des spectateurs. Ainsi, après s’être attelé à des projets tels que La longue nuit de l’exorcisme et Les quatre de l’apocalypse, Fulci s’intéresse plus particulièrement au monde des zombies, juste après la résurrection du genre par le biais du grand George Romero outre Atlantique.

Après avoir émoustillé et répugné des tas de spectateurs à l’aide de son extrêmement gore Enfer des zombies, Fulci a enchaîné le pas avec Frayeurs, signant par là même le deuxième volet de son propre hymne aux morts-vivants. L’année 1981 est faste pour l’auteur puisqu’il profite de ce millésime pour compiler trois œuvres coup sur coup : Le chat noir, L’au-delà et La maison près du cimetière.

La maison près du cimetière est assez éloignée des trois œuvres zombiesques du réalisateur puisqu’elle n’est pas précisément portée sur le sujet mais ne l’aborde que vers la fin. En réalité, le film demeure davantage un film d’épouvante qu’un film d’horreur, restant assez soft au niveau des éjaculations sanguines (en tout cas dans un premier temps).

Basée sur un postulat très classique mais autour duquel l’auteur peut développer une réelle atmosphère, La maison près du cimetière frappe davantage par la qualité de son climat anxiogène, créé à renfort de scènes parfois anodines (comme ces mannequins omniprésents), que par la richesse de son scénario. Malgré une histoire bien assise et des effets macabres à souhait, le métrage perd en louvoiements ce qu’il gagnait en tension.

Accumulant les détours, Fulci nous emmène sur les traces du père de famille qui mène son enquête et nous renvoie sans cesse dans cette maudite bibliothèque où il n’y a rien à voir ni à apprendre. En réalité, toutes ces circonvolutions sont tout à fait inutiles et ne servent qu’à rallonger un métrage qui a du mal à atteindre la durée standard. Pour preuve, ces scènes d’une durée infinie narrant le combat entre Freudstein et les parents ou ces ruses scénaristiques qui laissent le spectateur sur la faim (comme ces allusions tacites faisant référence au caractère étrange d’Ann qui s’avèrent complètement superflues).

Fulci ne sera jamais parvenu à colmater les brèches d’un scénario qui aurait pourtant pu prendre une autre consistance si l’auteur s’était arrêté sur certains points importants du scénario comme la mise à jour de l’étrangeté d’Ann, l’explication de la vie de Mae ou encore la monstration du caractère patent et des recherches du docteur Freudstein (qui, comme son nom l’indique est un condensé entre le psychanalyste et le docteur Frankenstein).

Une demi-réussite pour Fulci qui ne se contente que de fournir un film plaisant, mais sans plus…

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