Critique de film

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Matrix revolutions

"Matrix revolutions"
affiche du film

La guerre dévastatrice entre les hommes et les Machines atteint son paroxysme : les soldats de Zion, secondés par de courageux civils qui se sont portés volontaires comme Zee et le Kid, combattent vaillamment pour empêcher les Sentinelles, envoyées par les Machines, de pénétrer à l'intérieur de Zion. Face au risque d'un anéantissement total, les citoyens de cette dernière enclave humaine ne se battent pas seulement pour leur propre vie, mais pour assurer la survie de l'humanité. Mais c'est des propres rangs de la Résistance que vient désormais le danger car le machiavélique Agent Smith est parvenu à prendre possession de l'esprit de Bane, l'un des membres de l'équipage de l'aéroglisseur. De plus en plus puissant, Smith est désormais incontrôlable et n'obéit même plus aux Machines : il menace de détruire leur empire, ainsi que le monde réel et la Matrice. L'Oracle offre à Neo ses ultimes conseils - qu'il accepte tout en étant conscient qu'elle n'est elle-même qu'un programme informatique et que ses paroles ne sont peut-être qu'un artifice de plus dans le grand dessein de la Matrice. Avec l'aide de Niobe, Neo et Trinity décident de s'embarquer pour un voyage qui les mène plus loin qu'aucun humain ne s'est jamais aventuré - un voyage semé d'embûches à la surface d'une Terre dévastée qui les conduit jusqu'au coeur de la redoutable Ville des Machines. Dans cette métropole tentaculaire, Neo se retrouve face-à-face avec le Pouvoir suprême du Monde des Machines - le Deus Ex Machina - avec qui il conclut un marché, ultime espoir d'un monde en pleine agonie. La guerre prendra fin ce soir et le destin de Neo et de deux civilisations tout entières ne dépend désormais plus que de l'issue de la confrontation apocalyptique entre Neo et Smith.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Matrix revolutions - Rien de bien révolutionnaire
Par : Chroniqueurs

Par Frank Black

Après la création du mythe dans The Matrix, et le crescendo spectaculaire opéré dans Matrix Reloaded, on pouvait s’attendre à un final dont le gigantisme redéfinirait les règles scénaristiques et visuelles précédemment établies. A en croire l’accroche du film "tout ce qui a un début à une fin", la trilogie matrixienne semble soumise aux lois d’une évolution irréversible, laissant donc logiquement présager, après le rechargement du deuxième épisode, un inévitable déchargement de cette Matrice. Et c’est hélas ce qu’il advient de ce troisième opus, notamment au niveau créatif.

Suivant en parallèle, la bataille de Zion entre l’homme et les machines, et l’aboutissement de la destinée de Neo, Matrix Revolutions est sans aucun doute l’épisode le plus impersonnel de la série et le moins excitant, ce qui est un comble pour un climax tant attendu. Alourdi par des dialogues frisant maintenant l’auto-parodie et une distance émotionnelle d’avec des personnages dans lesquels nous nous étions pourtant investis, le film souffre surtout d’un renoncement de l’imaginaire, reniant son propre statut d’innovateur et d’objet de culte pour céder banalement aux règles du genre.

Le film précédent s’était terminé sur un cliffhanger ahurissant. Le chapitre final se devait de démarrer sur les chapeaux de roues. Néo se retrouve prisonnier d’une station située nulle part, transposition cinématographique de la "corbeille", idée monstrueusement originale. Mais les innovations intelligentes de la saga s’arrête là. Brusquement. Car la mission de sauvetage vire au n’importe quoi, le comble de la surprise étant d’assister à un affrontement qui n’existe pas : il suffit à Néo et Trinity de rentrer dans la boîte de nuit du Mérovingien (je le rappelle personnage mystérieux vendu comme un des plus puissants de la Matrice) et lui braquer un flingue sur la tempe pour qu’il libère Néo ! On sent poindre l’épuisement scénaristique .... Que reste-t-il si ce n’est l’apothéose guerrière qu’est censé représenter la bataille finale entre les hommes et les machines ?

Si la bataille de Zion, épine dorsale du film, est sans nul doute visuellement spectaculaire, elle est néanmoins dénuée de toute originalité, recyclant (plutôt que redéfinissant) des séquences emblématiques de classiques comme Star Wars, Aliens et autres Terminator. Les frères Wachowski semblent avoir baissé les bras, ne pouvant maintenir le niveau créatif de leur saga, qu’il soit théorique (Matrix) ou visuel (le sous-estimé Matrix Reloaded). Matrix Revolutions doit donc seulement sa survie à un affrontement final hors-norme entre Néo et l’agent Smith, qui lui redéfinit, cinématographiquement, les combats en apesanteur, autrefois l’apanage de Superman, Spider-man et autres créatures volantes, dans un choc des titans revisité.

Relégués au second plan au profit de l’action et des effets spéciaux, les personnages se voient cannibalisés, et lorsque l’ultime acte héroïque du sacrifice survient, il nous laisse froid, indifférent. A l’instar d’autres films gigantesques du genre, dont le célèbre Pearl Harbor, le film abandonne ses personnages dans lesquels le spectateur ne s’investit plus. La tension dramatique chutant, il ne reste plus à ce dernier qu’à voir défiler des images aux effets spéciaux superbes, certes réussies mais vides de sens... Matrix Revolutions officie donc comme un ersatz de son propre mythe. J’en veux pour preuve la dernière réplique du film, empreinte de tant d’intelligence que d’ironie, simple étincelle qui met en exergue le vide scénaristique qui sépare l’ouverture et la conclusion de ce troisième et dernier chapitre ...


Oeuvres liées :

Matrix (1999)
Matrix reloaded (2002)

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