Critique de film

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Millenium 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

"Flickan som lekte med elden, Millennium part 2"
affiche du film

Il retrace la traque de lâ

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Critique de Millenium 2 - Le critique qui rêvait d’un bidon d’essence
Par : Damien Taymans

Deuxième volume d’une saga trop tôt enterrée (Stieg Larsson, son auteur, décède avant d’avoir pu terminer le quatrième tome), La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette commence deux ans après les faits décrits dans le premier film. Les ponts sont coupés entre le journaliste Mikael Blomkvist et l’enquêtrice Lisbeth Salander et chacun continue sa route de son côté. Mais une nouvelle affaire replonge de nouveau nos héros dans le même bourbier. Au lendemain de la mort de Dag Svensson, de son épouse et de Bjurman, le tuteur de Lisbeth, tous les soupçons se portent sur Salander. Les médias font leur chou gras de celle qu’ils décrivent comme une psychopathe, inadaptée sociale et gouine de surcroit. Blomkvist, de son côté, s’acharne à résoudre cette équation impossible et, par extension, à disculper sa protégée. Leurs investigations conjointes ainsi que celles menées par l’inspecteur Bublanski et son équipe et par Dragan Amaskij, l’ex-patron de Lisbeth amènent leur lot de surprises et de rebondissements.

Plus les livres gagnent en épaisseur, plus une adaptation cinématographique stricto sensu devient une tâche ardue, pour ne pas dire impossible. Cette mission revient au scénariste Jonas Frykberg, également en charge sur le troisième épisode, qui élague habilement ce fatras de sous-intrigues pour n’en retenir que leur ossature, quitte à sacrifier sur l’autel des détails pourtant capitaux et à réduire au strict minimum cette fresque des plus compacte. A force d’étalonnages et d’ellipses, le script se transforme mystérieusement et se borne à ériger Lisbeth Salander (toujours incarnée avec brio par la ténébreuse et féline Noomi Rapace) en héroïne indiscutable quand Larsson l’avait confinée à l’invisibilité durant une grande partie de son roman.

Une infidélité dont le film tire indéniablement profit tant Daniel Alfredson et son comparse Frykberg se cantonnent à une relecture très plan-plan qui parviendra difficilement à attirer l’engouement des spectateurs non initiés à l’univers livresque. Une intrigue policière assez surfaite (montage de brics et de brocs, façon Commissaire Moulin) qui se perd dans en raccourcis abrupts et en conventions blafardes et dans laquelle se côtoient une série de personnages secondaires plutôt fantomatiques (Niederman, le tas de muscles analgésique, héritier lointain des slashers de notre enfance, se paie un ersatz de Paul Newman vachement fadasse).

Si critiques et public s’étaient accordé sur le premier volet (Les hommes qui n’aimaient pas les femmes a attiré plus de six millions de spectateurs dans les salles), il semble compromis qu’un tel succès soit recueilli par cet épisode conçu dans l’urgence, au même titre que le troisième et dernier volet (titré La reine dans le palais des courants d’air), prévu pour mars 2010, et dont l’intrigue a déjà été sommairement empiétée et modifiée afin de s’affranchir du final originel, considéré comme trop abrupt.


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