Critique de film

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Monstre vient de la mer (Le)

"It came from beneath the sea"
affiche du film

Sortie de son terrier sous-marin par des essais nucléaires, une pieuvre géante attaque San Francisco...

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Critique de Le monstre vient de la mer - L’attaque du poulpe à six bras
Par : Damien Taymans

Le succès au box-office du Monstre des temps perdus entraîne une véritable redécouverte du phénomène monstrueux, généralement carnivore, qui envahit les métropoles, dégomme les passants et les engloutit d’une bouchée. Très prégnants au début des années 50, ceux-ci se déclinent selon deux formes principales : les insectes mutants d’une part, illustrés dans Tarantula de Jack Arnold et Des monstres attaquent la ville de Gordon Douglas et, d’autre part, les gigantesques créatures, souvent marines, qui entretiennent avec les dinosaures des temps préhistoriques une stature colossale et un appétit carnassier (Le monstre des temps perdus aux States et Godzilla au Japon).

Le producteur Charles H Schneer, face à ce revival de la monstruosité, décide de se lancer dans une nouvelle œuvre, flirtant au plus près du film d’Eugène Lourié. Les seules dissonances entre les deux métrages ne se résument qu’à l’apparence et à l’origine de leur créature (une pieuvre géante que Jules Verne n’aurait pas reniée en lieu et place du dinosaure congelé) et au cadre de l’action (le Golden Gate de San Francisco se substitue aux gratte-ciel newyorkais). Le nœud de l’intrigue, quant à lui, persévère à reprendre une série de codes alors déjà bien implantés : des essais nucléaires ont repoussé de son antre abyssale une bête tentaculaire (essais qui l’ont rendue radioactive et donc, aisément détectable par son habituel garde-manger) et un aréopage de scientifiques, responsables de la naissance atomique, et une poignée de militaires, coupables de l’avoir utilisée, tentent de vaincre le péril et de ramener les choses dans leur état premier.

Très classique dans sa structure narrative, Le monstre vient de la mer vaut surtout le coup d’œil pour les nouvelles prouesses effectuées par le magicien Ray Harryhausen qui redouble d’inventivité pour composer des effets crédibles et spectaculaires avec le faible budget alloué au film (à peu près 150 000 dollars). D’autant que le maire de San Francisco, peu emballé par les cataclysmes promis au plus célèbre pont états-unien, a refusé à l’équipe de filmer le Golden Gate. Harryhausen doit alors réaliser un patchwork filmique constitué de prises de vues réelles, de stock-shots d’archive et de décors miniatures sur lesquels apparaît un céphalopode de plusieurs centaines de mètres d’envergure, amputé pour l’occasion de deux tentacules (généralement enfouies sous mer) afin d’alléger de quelques dollars l’enveloppe réservée aux effets spéciaux.

Le monstre vient de la mer compense une flagrante pauvreté scénaristique flagrante (la place prépondérante laissée aux nombreuses palabres pseudo-scientifiques et aux amourettes des héros en atteste) par une dernière partie impressionnante, au cours de laquelle dominent les effets dantesques créés par Harryhausen. Le métrage marque d’ailleurs la première collaboration entre le confectionneur de sfx et le producteur Scheer qui, par la suite, travailleront de concert sur une série de films épiques magistraux (Jason et les Argonautes, Le Choc des Titans).

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