Critique de film

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My soul to take

"25/8"
affiche du film

Dans la petite ville de Riverton, la légende clame qu’un serial killer a juré de revenir assassiner les sept enfants nés la nuit où il est mort. Aujourd’hui, seize ans plus tard, de nouvelles personnes disparaissent. Le psychopathe s’est-il réincarné dans l’un des sept ados, ou a-t-il survécu à cette nuit où il fut laissé pour mort ?

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Trailer - My soul to take (2010)
Par : Damien Taymans


My Soul to Take - Bande annonce vf par CineMovies.fr

Les critiques à propos de ce film

Critique de My soul to take - Ame stram gram
Par : Wizzdumb

Sept enfants naissent le soir même où un serial-killer schizophrène est envoyé ad patres. 16 ans plus tard, nos sept adolescents fêtent leur anniversaire en invoquant – comme chaque année – la légende de Riverton, c’est-à-dire le retour du croque-mitaine qui a une folle envie de voler les âmes de ces sept nabots à coups de surin. Sauf que, cette fois, pas de bol pour les fêtés : c’est vrai…

D’emblée, deux arguments de taille peuvent refroidir l’aficionado lorsqu’il entend parler de My Soul to Take : c’est l’antépénultième slasher d’ados avec tous les lieux communs que le genre draine comme un boulet stéréotypé, et c’est annoncé en 3D (converti en postproduction), procédé fallacieux qui a l’art de préférer l’augmentation du prix du ticket à celui de la tension et du plaisir qu’on est en droit d’attendre. Mais ce dernier argument ne vaut pas pour nous puisque, après un passage éclair dans les salles US, le film est directement sorti en DVD en Europe.

Seulement voilà : c’est Wes Craven derrière la caméra, et la seule mention de son nom suffit pour nous replonger avec délice dans les œuvres maîtresses qu’il nous a offertes durant les années 80’ (La Colline a des Yeux, Le Sous-sol de la Peur, La Dernière maison sur la gauche, les 2 meilleurs Freddy de la saga en gants de scie). De plus, c’est également papy Craven qui a torché le scénario, et la dernière fois que ça lui est arrivé (New Nightmare en 1994), ça lui avait plutôt bien réussi ! Bon, depuis lors, il faut dire que le phénix renaît parfois de ses cendres avec brio (Scream), mais c’est souvent un feu follet vacillant qui s’éteint aussitôt (Cursed, Red Eye ou sa tentative mélo avec Meryl Streep, Music of the Heart), ne devenant que la caricature du maestro qu’il était.

Et My Soul to Take ne déroge malheureusement pas à cette triste règle : reprenant paresseusement les codes qu’il avait justement tourné en dérision avec Scream, Craven nous cuisine un petit massacre de moutards pubères avec le sous-texte propre au genre : « finis, les beaux jours de l’adolescence, c’est le passage à l’âge adulte et vous allez en prendre plein la gueule, maintenant ! ». Le traitement conventionnel – malgré une introduction qui laissait présager une bonne galette irrévérencieuse – divise le récit en trois parties peu inspirées : présentation des protagonistes, introduction de l’élément perturbateur, dénouement. Que de chemins balisés, aussi agréables à suivre qu’un petit footing sur l’E411 ! Certains personnages sont à peine effleurés, réduits à des traits grossiers (Pénélope « la bigote », Brandon « le sportif en chaleur »), lorsque d’autres – à l’instar du héros principal, Bug – sont empêtrés dans une mélasse psychologique aux raccourcis visuels assez risibles et naïfs (la personnalité multiple et la schizophrénie pour les nuls, en quelque sorte).
Qui plus est, les ficelles utilisées pour faire grimper le palpitant sont des fac-similés des œuvres antérieures de Craven : la causette au GSM avec le gros vilain, les touche-touche dans les maisons bourgeoises la nuit tombée, un couillon déguisé qui préfère les lames tranchantes à un bon .38, la musique angoissante de Marco Beltrami (compositeur attitré de Craven depuis Scream), ça ne vous rappelle rien ?

Alors, oui : Craven reste doué. C’est un artisan mythique qui a un putain de savoir-faire, et c’est probablement ce qui rend son film plus attrayant que ses erzatz DTV qui inondent littéralement les vidéoclubs chaque mois, mais c’est honteux de le voir gâcher son talent dans un recyclage sans âme en essayant de faire passer ça pour du vintage old school.


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