L’IMAGE DU JOUR

NARNIA (Tome 1) de C. S. Lewis

4 novembre 2009 | Par : Damien Taymans

Titre Les Chroniques de Narnia - Le neveu du magicien

Titre original The Magician’s Nephew

Auteur C. S. Lewis

Année 1955

Genre Littérature de jeunesse - Fantasy

Editeur Gallimard Jeunesse

Année d’édition 2001

Note 6/10

Résumé

Polly trouve parfois que la vie à Londres n’est guère passionnante... jusqu’au jour où elle rencontre son nouveau voisin, Digory. Il vit avec sa mère malade et un vieil oncle original. Celui-ci force les deux enfants à essayer des bagues magiques qui les transportent dans un monde inconnu. Commence alors la plus extraordinaire des aventures...

Apologiste du christianisme, fasciné par l’ère médiévale, l’auteur irlandais Clive Staples Lewis reste surtout célèbre aujourd’hui pour son heptalogie littéraire, Les Chroniques de Narnia. Entamée en 1950, la série compte en tout sept ouvrages qui verront leur agencement chronologique modifié suivant la trame narrative de la franchise. Ainsi, Le Neveu du magicien, sixième roman de la série à avoir été rédigé par Lewis en 1955, se place-t-il aujourd’hui dans nos contrées en tête de la saga, classement qui privilégie l’ordre de lecture à la chronologie. Logique puisque l’auteur y décrit la création du Monde de Narnia dans lequel se déroulaient jusqu’alors les précédents bouquins de la série.

Ancien Testament de l’univers narniesque, le roman se pose comme une préquelle au sein de la saga. Totalement baigné dans le christianisme auquel il emprunte une grande partie de son imagerie, Lewis dépeint avec habileté la naissance de Narnia, créé à partir du Rien par le Lion Aslan (dont le nom signifie « lion » en turc). Des références claires (les hommes sont dénommés « fils d’Adam » ou « fils d’Eve » par le puissant créateur) qu’appuient l’un ou l’autre passages aux filiations bibliques prégnantes (Aslan et sa cour nomment les choses, à la manière d’Adam, père de notre sémiologie contemporaine), preuve de l’importance qu’accorde l’auteur à l’élévation spirituelle de ses romans d’éducation.

Lentement et tranquillement, l’épopée de Narnia pose ses bases (la sorcière Jadis, le réverbère, le lion), quitte à délayer son récit de quelques éléments sacrosaints (l’armoire est vaguement évoquée dans les dernières lignes), intrinsèques à l’univers érigé par Lewis. Fidèle à son style (plus surfait que celui d’un Tolkien dont il est un indécrottable admirateur et ami), le romancier crée une œuvre essentielle pour la mythologie, malgré un récit « terrestre » un poil moins intéressant. Ce qui n’empêche que l’ouvrage constitue une agréable prémisse à l’ensemble de la série et un important décryptage d’un univers "fantasy" pour les novices.

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