AVANT-PREMIERE

NETTE FLIPPE - Le bon apôtre

Alors que toute sa richissime famille le croit mort, Richard se pointe au bercail et découvre que sa petite sœur a été enlevée par une organisation sectaire qui a établi ses quartiers dans une petite île. Richard se fait donc passer pour un doux agneau converti pour pouvoir rejoindre la communauté et ainsi récupérer sa frangine. Sur place, un monde désenchanté l’attend fait de barbarie et de paganisme à coups de faux prophètes, de divinités immondes et de tortures en tout genre...

Aux commandes de cette production Netflix, une trogne connue dans fantasticophiles : Gareth Evans, signataire des dantesques affrontements musclés du diptyque The Raid, se replonge dans ses racines galloises et tisse une histoire de communauté engoncée dans le paganisme plutôt référencée qui lorgne du côté de The Wicker Man ou Black Death. Dès que le héros, campé par le monolithique Dan Stevens (The Guest), pose le pied sur cette terre maudite, les événements se précipitent, le plongeant au cœur de la bête, dans ce microcosme entièrement dévoué au travail de la terre et à la vénération du prophète Malcolm aussi mystérieux qu’inquiétant interprété par Michael Sheen (tantôt David Frost tantôt Tony Blair, on fait difficilement plus britannique).

Crescendo, Evans dévoile le piège dans lequel s’enfonce son personnage principal : la menace est constante, la pénombre recèle quantité d’arcanes qui se révéleront progressivement pour immerger encore davantage le spectateur dans ce monde isolé, noyé dans la folie la plus pure dominée par une créature tout droit venue de l’univers lovecraftien. L’apparition de cette dernière donne d’ailleurs lieu à une séquence qui paraît héritée du The Descent de Neil Marshall pour un effet trouille garanti.

Las, passé cette première heure anxiogène, le récit s’égare quelque peu et s’entête à ressasser la même mécanique afin de résoudre toutes les sous-intrigues développées au sein de la communauté. Dès lors, malgré une mise en cadre efficace, le récit perd en urgence, en intensité, comme si Evans avait désiré sacrifié son atmosphère sur l’autel de quelques fantaisies gore assumées frontalement mais dont la compilation nuit à la qualité d’ensemble.

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