Critique de film

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Nuit déchirée (La)

"Sleepwalkers"
affiche du film

Imaginez... Une maison isolée, des centaines de chats dans le jardin, semblant monter la garde. Approchez-vous de la maison : à l'intérieur, un couple, d'une beauté saisissante, danse. Fascinés, regardez-les évoluer : ce ne sont pas des amants, c'est la mère et le fils ! Eloignez-vous de ce couple maudit, condamné à l'errance, se transformant la nuit en de terribles félidés, à la recherche de jeunes vierges dont ils se repaissent...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de La nuit déchirée - La nuit, tous les chats sont gris
Par : Chroniqueurs
Tags : Stephen King, Monstres

Par Dante

Mick Garris, réalisateur plus ou moins inspiré reste un grand adaptateur de Stephen King pour le meilleur mais souvent pour le pire. Mais comment faire l’impasse sur cet homme qui a initié la série Masters of horror et reste quand même un réalisateur sincère et honnête de bonne série B qui s’assume.

Eh oui, La nuit déchirée n’a rien d’un grand film, ce n’est pas non plus un chef-d’œuvre du cinéma de genre et encore moins un film fondamental. Simpliste à l’extrême, avec un budget limité, des effets spéciaux hérités de la télé, tout comme les acteurs (Brian Krause vu dans Charmed, oui et alors ?), des personnages plus caricaturaux les uns que les autres, des dialogues de seconde zone. Mais damned ! Pourquoi donc regarder ce qui semble être le nanar de l’année ? Parce que contrairement à un navet de base, il faut dire que Garris sait en faire de beaux, La nuit déchirée évite l’écueil fatal par un second degré assumé.

Jamais sérieux, jamais profond, La nuit déchirée ne cherche pas à se vendre comme autre chose qu’un film d’horreur lambda destiné à l’exploitation télévisuelle. Malgré une bande son très réussie, des guest stars aussi prestigieuses que Tobe Hooper, Stephen King, Joe Dante, John Landis ou encore Mark Hamill, le film reste ce qu’il est, une série B bien fun pour samedi soirs alcoolisés.

Porté par des acteurs pas vraiment inspirés, hormis l’excellent Ron Perlman qui balade sa gueule avec nonchalance (dommage qu’il soit aussi rare), Garris n’arrive pas à vous faire croire une seconde à son histoire de « fénidés », sortes de loups garous magiciens qui ont peur des chats (je sais le script en lui-même fait peur). Mais quand on voit des maîtres du genre se balader à l’écran, quand ça gicle de tous les côtés et qu’on ne lésine jamais sur le côté gore, quand on se permet toutes les envolées même les plus ridicules et si on assume son mauvais goût et la médiocrité de son film, immédiatement le film prend une autre allure. Et franchement, on n’en attend pas plus.

Au final, une heure et demie de franche rigolade, à se regarder un samedi soir pluvieux avec des potes, une série B qui est maintenant en voie d’extinction dont le seul défaut est la nostalgie qu’elle nous inspire de l’époque où la pire pellicule d’horreur sanguinolente était sincère et honnête envers son public. Rien que pour ça, il faut voir ou revoir cette petite perle.


Critique de La nuit déchirée - La meilleure adaptation de Garris !
Par : Quentin Meignant
Tags : Stephen King, Monstres

Mick Garris est sans doute l’un des réalisateurs les plus passionnés par l’oeuvre de Stephen King et il ne s’en cache pas ! A son palmarès, il compte moult adaptations de romans et autres nouvelles du maître de l’horreur.

On dénombre dans le lot les très moyens The shinning, Désolation (qui en est vraiment une !), Le fléau, Un tour sur un bolide et... La nuit déchirée, qui est au centre du propos de cet article. Il s’agit là d’une première pour Mick Garris, alors âgé de 41 ans et qui, hormis Critters 2 et Psychose IV, n’avait pas encore apporté une grande contribution au cinéma de genre.

On peut dès lors avancer que La nuit déchirée était une sorte de test pour l’ami Mick qui se devait de régaler les fans de King et les amateurs d’horreur. Pour ce faire, tout commence par une définition pour le moins originale des somnambules, tirée de l’encyclopédie Chilli Coathe de 1884 : « Créature aux origines mi-humaines mi-félines. Vulnérables aux griffes de chats, elle se nourrit de l’énergie vitale de jeunes vierges. Est à l’origine de la légende du vampire. »

Cette définition étonnante placée d’emblée sous nos yeux sans bruit ni musique a le mérite de nous placer devant le fait accompli de manière efficace. C’est à ce moment que Garris décide d’enchaîner avec une scène où l’angoisse est présente : une maison sombre avec des chats pendus de tous les côtés est visitée par la police criminelle.

L’ambiance est donc au rendez-vous dès les premières secondes, développée par une musique de qualité et une mise en scène parfaitement maîtrisée. La découverte d’un corps de fillette totalement désseché finit par nous mettre au parfum : Garris n’a pas fait La nuit déchirée pour s’amuser mais pour heurter...

Et c’est chose faite presque directement après puisque nous partons à la rencontre de ces somnambules, plus communément appelés félidés. Ces derniers, une mère et son fils, peuvent se targuer de nous faire vivre l’une des scènes les plus choquantes et les plus malsaines de la carrière de Garris. En effet, le fils enlace sa mère et l’embrasse sans vergogne avant de lui faire l’amour dans une éclat total d’énergie bleuâtre. Cette séquence particulièrement malsaine d’inceste, filmée froidement, provoque un sentiment d’horreur très particulier, à la limite bien plus efficacement qu’une scène gore.

La bande-originale appuie le tout de très belle manière : entre rock des 80’s et instrumentale des Fugees, Nicholas Pike, responsable de la musique, s’en donne à coeur joie pour donner un paradoxe saisissant entre la décontraction de la bande son et l’horreur évoquée par les images.

Tout au long du métrage, cette sensation originale, voire novatrice, vient nous tarauder tandis que l’action se déroule sans grands rebondissements. Garris réussit donc son coup de poker de manière ingénieuse : sans nous livrer un film exceptionnel, il parvient à émouvoir et à nous faire oublier les gros défauts de l’oeuvre.

Ces défauts, aussi énormes soient-ils, ne rebutent même pas tant le film est agréable. Pourtant, au vu des effets spéciaux et des maquillages ridicules, la lassitude aurait bien vite pu faire son apparition.

Ainsi, lorsque Charles se change en félidé, c’est une énorme envie de rire qui nous submerge tant ce morphing paraît totalement ridicule ! Le tout appuyé par l’humour à deux sous du flic qui poursuit le jeune homme.

Le reste de l’action, entre voiture qui devient transparente et mutilations même pas gore, n’est pas non plus appréciable et, hormis un crayon bien enfoncé dans une oreille, on n’a pas beaucoup de sang ni de rythme à se mettre sous la dent. Au vu de la séquence finale, on reste confortés dans l’idée que Garris aurait pu faire bien mieux s’il s’était un peu foulé.

Ce n’est certes pas mauvais, mais La nuit déchirée fait donc partie de ces films que l’on oublie vite. Néanmoins, la sympathie et l’originalité de l’oeuvre poussent tout de même à applaudir ce divertissement somme toute d’honnête facture.

On peut aussi noter que Clive Barker, Tobe Hooper et Stephen King lui-même font une courte apparition dans le film, sorte de clin d’oeil à un réalisateur moyen qui, à l’époque déjà, avait visiblement pas mal de relations dans le gratin.

Commentaires sur le film

0 etoiles

Le meilleur film de Garris :)

28 juillet 2013 à 09:07 | Par Christina

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