Critique de film

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OSC- Dist.

"OSC- Dist."
affiche du film

Lyse gagne sa vie en photographiant des phénomènes paranormaux, une nuit alors qu'elle est en filature, elle s'aperçoit qu'elle est elle-même traquée par un homme armé d'un sabre...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de OSC - Dist. - Made in ... France !
Par : Damien Taymans

Déjà en charge sur l’excellent Batman : Ashes to ashes de Julien Mokrani et Samuel Bodin, Fabien Dubois continue sa propre route avec ce OSC-Dist., court-métrage plus sensitif qu’expositif qui fait fi de toute clarté narrative pour s’engoncer plus avant dans le cinoche expérimental. A n’en pas douter, cette pelloche marque la rétine, entraînant le spectateur dans une expérience singulière dont il ressort bouleversé, heurté dans son intellectualité profonde devant cette intrigue quelque peu obscure. C’est que OSC-Dist. se pose comme une expérience particulière semblable au trauma post-accidentel. La caméra tourbillonne et effectue quelques voltiges, passe d’une situation à une autre en un temps record, Fabien Dubois réutilisant les mêmes personnages pour fournir une nouvelle version des événements, reformater une réalité acquise et, du coup, brouiller une nouvelle fois les cartes.

L’intitulé OSC-Dist (abréviation d’Oscillator in Distorsion, titre d’un album du groupe japonais Mad Capsule Markets) renvoie ainsi directement autant au traitement formel de l’ensemble (la caméra adopte tantôt le point de vue subjectif, tantôt volète en suivant les pas des protagonistes, se posant dès lors comme notre plus fidèle compagnon intra muros de cet effrayant chaos) qu’aux altérations d’un scénar’ naviguant sans cesse entre rêve et cauchemar, entre fantasme et réalité. Fortement implanté dans la culture cyber-punk (une des influences du réal’), le métrage se voit en sus influencé par la vague nippone extrêmement viscérale et par l’esthétique très Tetsuo d’un Shinya Tsukamoto. Des amours japonaises que le cinéaste ne renie aucunement : "Il y a beaucoup de cinéastes japonais que je respecte, d’ailleurs Osc(DisT) se rapprocherait plus du cinéma de Sogo Ishii. Mais j’avoue que c’est devant un film de Tsukamoto que j’ai eu envie de devenir réalisateur, son Bullet Ballet m’a envouté."

Un marquage prégnant du cinéma de Tsuka auquel OSC-Dist. renvoie inévitablement via son esthétique granuleuse, ses déconstructions du récit ("l’idée de faire un film à l’américaine surexplicatif ne me branchait pas, en tant que spectateur, je préfère les structures complexes") et son aspect réalisme artistique proche du trip sous acides. Privilégiant la sensitivité à l’émotion, le cinéaste dote son court d’une aura particulière qui, sans aucun doute, décontenance autant qu’il n’interroge et entraîne le spectateur dans une incompréhension étrangement libératrice, contrebalancement des oeuvres tutorielles qui contraignent, par le truchement d’explications non-avérées, à l’univocité interprétative et tuent dans l’oeuf tout l’intérêt artistique...

Mission réussie pour le jeune Fabien Dubois qui, avec OSC-Dist., prouve incontestablement l’étendue de sa palette filmique. En attendant de le retrouver sur un format long...

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