Critique de film

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Outcast

"Outcast"
affiche du film

Mary et de son fils fuient quelquâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Outcast - Foutoir fantastico-social
Par : Quentin Meignant

Présenté en première européenne lors du BIFFF 2010, c’est-à-dire avant même sa première projection sur le marché domestique, Outcast est le fruit d’une collaboration anglo-irlandaise visant à permettre à Colm McCarthy, réalisateur habituellement dévolu à la mise en scène d’épisodes de séries télévisées, à faire ses premiers pas dans le long-métrage. Pour ce faire, l’homme a pu compter sur sa famille, Tom McCarthy et Tom K. McCarthy, pour élaborer le script d’Outcast qui Mary et de son fils qui fuient quelqu’un pour une raison mystérieuse et qui établissent finalement leurs quartiers dans une nouvelle résidence, dans un quartier défavorisé d’Edinbourg. Dans cette optique, ils évitent de se faire des amis. Mais voilà, le fiston, Fergal, se retrouve pris d’affection pour la jolie voisine.

Sorte de Roméo et Juliette fantastique des temps moderne, Outcast ne musarde pas en chemin, prétexte qu’il est à la mise en place d’une histoire d’amour aux multiples intrications. En effet, Colm McCarthy berce presque d’emblée son œuvre de différents intervenants fantastique, ce qui rend le propos aussi intéressant à la base qu’il n’en devient incompréhensible par la suite. Développant les mythologies du monstre ainsi que de la sorcellerie, le cinéaste se perd en effet quelque peu en tentant de livrer un contenu original qui s’essouffle malheureusement excessivement vite. Désirant visiblement toucher à plusieurs styles, McCarthy ajoute à son ensemble un sous-texte social tendant bien souvent vers la noirceur et la morosité d’un certain Heartless, produit en même temps que sa bande.

Malheureusement, n’est pas Philip Ridley qui veut et, Outcast plonge rapidement vers la fable sociétale morne et plate au niveau de la mise en scène, ressemblant d’assez près au cinéma dépressif des Frères Dardenne. Ne parvenant jamais à allier les éléments fantastiques et le réalisme trop criant au niveau sociétal, Outcast fait preuve d’une pauvreté extrême au niveau de la mise en scène, phénomène encore plus remarqué lors de la répétition pseudo-artistique de certaines séquences (l’envol des oiseaux, que l’on peut voir une petite dizaine de fois).

Curieux mélange de mythes fantastique, ce qui, en soi, aurait pu ne pas être dérangeant, Outcast ressemble à un gigantesque foutoir aux relents auteurisants. S’il est clair que le scénario aurait pu faire la part belle à un contenu quasi-inédit doté d’un sous-texte en vogue, Colm McCarthy ne parvient même pas à faire de son œuvre un divertissement valable.


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