Critique de film

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Outland... Loin de la Terre

"Outland"
affiche du film

Un policier, William T.O'Neil, accepte le poste de shérif d'une station de forage minier installée sur l'un des quatre satellites de Jupiter. Une série d'incidents se produisent et les ouvriers ont un comportement très agressif. Le shérif s'apercoit alors qu'on les dope pour obtenir un rendement meilleur. Seulement la drogue utilisée est très dangereuse.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Outland - I’m a poor lonesome cowboy..
Par : Fred Bau

Sur IO, troisième lune de Jupiter, une compagnie d’exploitation minière a établi une colonie chargée de récolter du titanium. Le marshall O’Neil (Sean Connery), fraîchement débarqué, est confronté à une multiplication des crises de folie létale qui touchent les ouvriers. Décidé à résoudre cette énigme, il découvre qu’un trafic de stupéfiant est cyniquement organisé par la compagnie elle-même, en vue d’améliorer les rendements. Son enquête le conduira à faire l’objet d’un contrat planifié par Sheppard en personne (Peter Boyle), le directeur de l’exploitation.

C’est en 1981, soit trois ans avant son ambitieux 2010, l’année du premier contact, et deux ans après l’énorme carton d’Alien, le huitième passager, que Peter Hyams réalisait le western de science-fiction Outland, apportant une pierre de touche non négligeable à un genre en pleine évolution à l’époque. La gageure était quelque peu audacieuse, puisqu’il s’agissait de reprendre l’idée du chef d’œuvre avant-gardiste du western crépusculaire de Fred Zinneman, Le train sifflera trois fois (un shérif voit son exécution programmée sans pouvoir espérer l’aide des habitants de la ville), et de la transposer dans le cadre de la conquête spatiale.

Peter Hyams, bien qu’il ne dispose pas du monstre gigérien, table sur le même dispositif que celui qui a fait le succès d’Alien : l’espace hermétiquement cloisonné (la station spatiale est le substitut du Nostromo) qui tient à la fois lieu de huis clos et de dédale mortel sans issue. La grande force du métrage est son déroulement narratif. Bien loin de se contenter de produire un remake, Hyams se réapproprie le procédé du Train sifflera trois fois. Outland n’a pas pas pour centre de gravité le processus du compte à rebours mais l’enquête que mène O’Neil, et qui déclenche ce compte à rebours en cours de route. C’est donc sur l’intensité d’une intrigue construite comme un polar ultra carré, que Hyams tisse la ligne de tension oppressante de son film.

Maîtrisant de bout en bout l’ambiance claustrophobique de son cadre, le cinéaste n’a plus qu’à s’appuyer sur des personnages suffisamment trempés et épais, qui assurent au film son assise humaine et sa profondeur dramatique. Sean Connery, débarrassé de la panoplie cabotine de James Bond, et plus désespérément viril que jamais, a le physique parfait de l’emploi. Le reste du casting est irréprochable. Avec une course-poursuite finale anthologique, qui tient d’un corps-à-corps brillant entre le récit, le décor et les personnages, Hyams signe, à la manière d’un chef d’orchestre, musique de Jerry Goldsmith à l’appui, un film aussi simple, efficace, qu’imparable.

Véritable réussite du mélange des genres, Outland, bien qu’il n’ait jamais atteint un statut de film culte, demeure l’un des films clés du renouvellement de la science-fiction qui a eu lieu au cours des 80’s.

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