Critique de film

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Paura 3D

"Paura 3D"
affiche du film

Trois jeunes empruntent une belle voiture pour une virée à haute vitesse. Ils trouvent dans la boite à gants les clés d’une énorme propriété, qu’ils décident d’explorer. Ce qu’ils y trouvent les pousse derechef à la sortie. Mais le proprio arrive et il n’a pas de bonnes intentions…

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Trailer - Paura 3D (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Paura 3D - Torturer encore ? Jamais plus !
Par : Damien Taymans

A force de prévoir des symposiums sur les intrications cinématographico-technologiques, les Suisses de Neuchâtel devaient raisonnablement céder aux sirènes de la stéréoscopie. Cap franchi pour cette douzième édition avec pas moins de trois titres convertis en 3D : le Tsui Hark Flying Swords of Dragon Gate, les exploits nautiques d’Hasselhoff en compagnies de sales bêtes aux dents longues de Piranha 3DD et, enfin, last but not least, le dernier essai des frangins Manetti sombrement re-titré Paura 3D pour l’international au détriment d’un intitulé vachement plus évocateur, La Stanza dell Orco. Leur muse, Francesca Cuttica, traductrice sino-italienne de L’Arrivo di Wang et à l’affiche de leur deuxième production réalisée par Giorgio Amato, reprend du service et se plie aux désirs masochistes des créateurs qui l’enferrent dans la cave d’une villa cossue de la banlieue romaine.

Moins bavard et plus atmosphérique que l’interminable séance de traductions simultanées en trois langues de L’Arrivo di Wang, Paura 3D zigzague dans un premier temps entre des balises purement américaines (trois mectons insipides envahissent un territoire qui n’est pas le leur) avant de renouer avec l’ambiance de l’exploitation transalpine sitôt que l’un des protagonistes descend les marches conduisant à l’antre de l’ogre. Pas du genre de la monstruosité du Petit Poucet de Dahan mais un ogre du quotidien, charentaises aux pieds, petit bidon s’affaissant sur la verge et virilité en bandoulière, un de ces tortionnaires tapis dans l’ombre qui jouent d’une seule proie dans la lumière diffuse d’une cave. Quand la créature sauvage de The Woman bénéficie sur le tard des bienfaits de l’éducation à l’américaine, la prisonnière des Manetti peut se targuer d’avoir connu dès sa prime enfance les honneurs de la capture et les doigts lestes de son ravisseur. De mal en mal, l’horreur pure, jamais vraiment atteinte, cède la place à une peinture naturaliste de la captivité avec évocation du syndrome de Stockholm inspirée par l’Autrichienne Natascha Kampusch.

A peine plus intéressant qu’un Women in Cage lambda, Paura 3D se vautre en coursant deux lièvres simultanément : les Manetti utilisent maladroitement les codes de l’épouvante (le couloir dont la profondeur est appuyée par la 3D, un survival classique) qu’ils intègrent à une histoire banale filmée de manière trop "réalistico-réaliste" (les plans se resserrent invariablement sur les détails anatomiques mais se montrent moins engagés lorsqu’il s’agit de montrer la captive dans l’antre de l’ogre). Ca sonne à nouveau creux chez les Manetti...


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