Critique de film

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Percy Jackson : La mer des monstres

"Percy Jackson: Sea of Monsters"
affiche du film

Percy Jackson ne sent pas vraiment l’âme d’un héros. Même s’il a déjà sauvé le monde, ce demi-dieu se demande si ce n’était pas tout simplement un coup de bol extraordinaire. Lorsqu’il découvre que son demi-frère est un monstre, il commence même à penser qu’être le fils de Poséidon est peut-être une malédiction. Mais il ne va pas avoir le temps de méditer sur le sujet car la barrière de protection divine qui protège le Camp des Sang-Mêlé est attaqué par une horde de monstres mythologiques, menaçant de détruire le sanctuaire des demi-dieux. Pour sauver leur seul refuge, Percy et sa bande doivent se lancer à la recherche de la légendaire Toison d’Or. Leur périple va les conduire dans une odyssée à hauts risques sur les eaux inexplorées et mortelles de la Mer des Monstres, plus connue des humains sous le nom de Triangle des Bermudes. Ils devront faire face à d’incroyables créatures fantastiques : d’un taureau mécanique cracheur de feu, à des créatures des mers terrifiantes, en passant par des cyclopes géants. Et même d’autres demi-dieux à la loyauté douteuse... Les enjeux sont plus importants que jamais : si Percy échoue, le Camp des Sang-Mêlé disparaîtra à jamais et l’Olympe s’effondrera.

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Trailer - Percy Jackson : La mer des monstres (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Percy Jackson : La mer des monstres
Par : Gilles Penso

Percy Jackson le voleur de Foudre n’explosa guère les chiffres du box-office américain, mais ses recettes mondiales furent jugées suffisamment satisfaisantes pour la mise en chantier un peu tardive d’une séquelle. Pour la concocter, il suffisait de puiser dans le second volume des aventures du demi-dieu écrites par Rick Riordan. Voici donc le jeune fils de Poséidon lancé dans une nouvelle quête mouvementée, l’inspiration principale du récit mixant ici l’odyssée d’Ulysse et la quête de la Toison d’Or.

Plus encore que dans le film précédent, le parallèle avec l’univers d’Harry Potter s’impose avec des similitudes souvent troublantes. Nous retrouvons comme chez J.K. Rowling un établissement scolaire hors du commun menacé d’un danger que seuls les étudiants peuvent éradiquer, des professeurs excentriques, des « sangs-mêlés », des mortels qui s’avèrent incapables de voir la magie (les personnages mythologiques cohabitent avec les humains sans que ces derniers ne s’en aperçoivent), l’un des élèves hissé malgré lui au rang d’élu (Percy, évidemment) ou encore la menace de la résurrection d’un être maléfique jusqu’alors perdu dans les limbes d’un sommeil éternel (le dieu Cronos marchant sur les traces de Voldemort). Même le trio vedette (Percy, son demi-frère Tyson et son amie Clarisse) reproduit fidèlement la bande constituée par Harry, Ron et Hermione. Un inévitable sentiment de déjà-vu nimbe donc le film.

On peut également regretter que la mythologie gréco-romaine, une fois de plus, ne soit ici qu’un gadget superficiel, l’incroyable richesse du patrimoine antique étant laissée de côté pour n’effleurer que des préoccupations adolescentes somme toute très anecdotiques. Craignant de ne pas attirer suffisamment le public adolescent américain, le scénario multiplie lourdement les références à la culture locale, comme le montrent par exemple le clin d’œil appuyé à UPS, la présence d’un taxi new-yorkais pour transporter les Grées, la découverte des restes de Cronos à Cleveland ou la transformation de l’île de Polyphème en Disneyland à l’abandon (avec en prime la chanson « It’s a Small World » fredonnée par nos héros).

Que reste-t-il donc à sauver de Percy Jackson : la Mer des Monstres ? Principalement un bestiaire fabuleux qui s’ébat généreusement à l’écran : le centaure Chiron (incarné par Anthony Head remplaçant au sabot levé Pierce Brosnan), quelques satyres sautillants, un impressionnant taureau mécanique, le sinistre Oracle décharné, un majestueux cheval de mer, le redoutable cyclope Polyphème, une sorte de hyène à queue de scorpion particulièrement hargneuse, le vertigineux monstre aquatique Charybde ou le dieu vorace Cronos. Autre atout indéniable : la partition symphonique d’Andrew Lockington (orchestrée par le talentueux Nicholas Dodd, d’où certaines réminiscences de ses travaux James Bondiens à l’époque de sa collaboration avec David Arnold) qui dote l’odyssée de Percy et ses amis d’une belle dimension épique. Cette jolie cosmétique n’efface certes pas les scories du film, mais permet d’apprécier le film distraitement sans trop de désagrément. C’est toujours ça de pris.

Pour découvrir les critiques de Gilles Penso, cliquez ici


Commentaires sur le film

0 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

génial

28 décembre 2013 à 21:12 | Par jpkenoby

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