Critique de film

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Phantoms

"Phantoms"
affiche du film

Une force obscure sévit dans la paisible ville de Snowfield. Un groupe de jeunes gens va se mettre sur son chemin.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Phantoms - Le fantôme de Carpenter...
Par : Gore Sliclez

Deux sœurs reviennent à Snowfield, petite ville montagneuse du Colorado, pour revoir la famille. Arrivées sur place, elles ne découvrent que désolation et morts. La ville semble abandonnée et en proie à une puissance démoniaque qui pétrifie et mutile ses victimes. Rejointes par des policiers, la petite bande tente d’affronter le chaos.

Avant de s’attaquer à Phantoms, le cinéphile Joe Chappelle avait tenté de rendre hommage à des personnages cultes comme Myers (avec l’intéressant Halloween : the Curse of Michael Myers, 1995) ou encore Pinhead et sa galerie des horreurs (Hellraiser : Bloodline (1996). Peu échaudé par ces échecs relatifs, l’un des ex poulains des frères Weinstein, se plonge donc dans l’adaptation d’une œuvre de Dean Koontz (Demon Seed, Watchers) avec une jolie brochette d’acteurs en devenir comme cadeau de la prod. Ben Affleck (un an après son Good Will Hunting qui allait le révéler), Rose McGowan, Liev Schreiber (juste après Scream 2), Nicky Katt (qui arrive toujours à se placer dans les bons coups ciné) ou encore un Robert-T-Bag-Knepper déjà inquiétant, le tout entourant un Peter O’Toole cabotin et visiblement amusé de faire partie d’un genre de production peu habituel pour lui. À 66 ans, le vieil aventurier du cinéma garde bien la forme et démontre que, même peu inspiré par un projet, un grand acteur arrive toujours à s’imposer face à une bande de jeunes premiers, certes talentueux, mais pour cette fois peu convaincants.

Phantoms débute donc sur des scènes de chaos urbain vite balancées et tente péniblement d’instaurer une atmosphère angoissante et d’attente malgré des scènes gore au maquillage plutôt bien fichu. Hésitant entre le film d’horreur et le film de science-fiction, Chappelle se dévoile enfin dans la deuxième partie de film en rendant hommage au cinéma de Carpenter, ni plus ni moins, via une ambiance apocalyptique proche de The Thing ou mystique avec le Prince des Ténèbres. Si le scénario est quelque peu confus et la maîtrise de la tension plutôt inégale, Phantoms triche ostentatoirement en reprenant à son compte des scènes cultes de l’univers du maître new-yorkais. Même le Body Snatchers (1978) de Kaufman ou le Event Horizon (1997) d’Anderson semblent avoir inspiré Chappelle dans certaines scènes troublantes de plagiat visuel.

Ces hommages appuyés (et revendiqués ?) pourrait nous donner une œuvre maladroite et prétentieuse mais force est de reconnaître que le résultat dans son ensemble tient plutôt bien la route même si sans grand mérite il faut l’avouer. Le final nous offre un revival horrifique très eighties plutôt sympa et sauve quelque peu le film du statut de daube assurée. Mais ce manque d’inspiration personnelle aura comme conséquence logique pour le réalisateur (qui avait plutôt bien commencé en 1994 avec le remarqué Thieves Quartet) d’abandonner ses illusions et de préférer avec succès la réalisation TV (CSI : Miami). N’est pas Carpenter qui veut…

Commentaires sur le film

Dur, dur

1 etoiles

Nouvel échec pour Joe Chapelle qui parvient à transformer l’un des romans de Koontz les plus moyens en une immonde bouse à peine regardable. Mais surtout, à intégrer Peter O’Toole et Ben Affleck dans ce naufrage pelliculé. Là je dis chapeau, Chapelle !

11 janvier 2010 à 20:01 | Par Damien

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