Critique de film

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Phénomène

"Phenomenon"
affiche du film

George Malley est mécanicien dans la petite ville de Harmon. Il mène une vie paisible jusqu'au jour de son trente septième anniversaire. Subitement, George se retrouve doté d'une extraordinaire intelligence. Peu à peu, son étrange comportement lui attire la méfiance des habitants. Seule une jeune femme récemment installée, l'aide à affronter l'adversité...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Phénomène - Travolta se dégrease
Par : Damien Taymans

George Malley (John Travolta) coule des jours paisibles dans une petite ville de la Caroline du Nord. Mécano de son état, George n’a que deux hobbys : son potager qui est chaque matin de plus en plus dévasté par un lapin vorace et sa voisine Lace dont il expose les chaises en osier, tressées par ses mains, devant la façade de son garage. Le soir de son anniversaire, défoncé comme un terrain de manoeuvre, il est surpris par une lumière aveuglante alors qu’il se dégrise dans la rue. Très vite, il constate que sa matière, grise elle aussi, entre en ébullition et il ressent l’irrépressible envie de la mettre à profit. Le mécano un peu arriéré passe désormais ses journées à résoudre des problèmes, à cambrioler les rayonnages de la bibliothèque municipale, à apprendre des langues étrangères et à décrypter les messages codés de bases militaires. Devant ce volcan au bord de l’éruption, ses concitoyens craignent la catastrophe...

Un an après L’amour à tout prix, comédie romantique avec Sandra Bullock et Bill Pullman, Jon Turteltaub persévère dans le divertissement de masse, flirtant cette fois avec l’univers du fantastique. Touché par la grâce (divine ?), le héros développe des capacités intellectuelles prodigieuses (apprendre le portugais en 20 minutes, même Assimil a pas osé) et des pouvoirs télékinésiques, qu’il attribue au grand Dessein du Démiurge (avec un grand D, svp) ou à une quelconque intervention céleste ou extragalactique. Devant les encombrantes et nombreuses allusions au domaine du divin, certains critiques se sont d’ailleurs plu à vilipender le réalisateur et à stigmatiser l’appartenance de Travolta au mouvement scientologue. Calembredaines en vérité, eu égard aux Sean Penn, Ed Harris et Jason Patric, un temps envisagés pour endosser la salopette du mécano et du peu de résonance que trouve la doctrine scientologue dans le discours humano-chrétien de Phénomène.

Pourtant, il faut reconnaître au scénario de Gerald Di Pego, habitué aux scripts mainstreams pour le petit écran, de ne pas y aller avec le dos de la cuiller, pastichant avec force références, le Charly de Ralph Nelson. L’argument originel, mis à mal par les théories de complots, le message aux relents d’Amnesty (toute chose possède une énergie, il suffit de collaborer pour faire naître le miracle) et la focalisation quasi unilatérale pour la liaison entre les deux protagonistes, finit par n’être plus qu’un prétexte pour offrir au public la dose d’extraordinaire qu’il réclame.

Pas très éloigné du Powder de Victor Salva, sorti quelques mois plus tôt, Phénomène ne s’en détache que par les couleurs automnales qui réchauffent l’ensemble et par l’étonnante mièvrerie, bleutée celle-là, du propos central. Le miracle n’aura donc pas eu lieu. A noter que le film a connu une suite à la télévision en 2003 et que le projet de série qui en découlait a été définitivement abandonné.


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