Critique de film

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Phobia 2

"Ha phraeng"
affiche du film

5 nouvelles histoires horrifiques thaïlandaises. La première met en scène un ado à problèmes envoyé par sa mère chez des moines pour qu'il retrouve le bon chemin. Seulement ces moines vivent près d'un lieu ou sévit le Hungry Ghost et le jeune garçon est si perturbé et peu respectueux qu'il déchaine la colère de l'esprit maléfique. La seconde suit un homme qui, à la suite d'un accident de moto, se retrouve sur un lit d'hôpital les 2 jambes dans le plâtre. Son voisin de lit est déclaré cliniquement mort mais est maintenu artificiellement en vie le temps que sa famille vienne le visiter... Le pauvre accidenté va passer une sale nuit. La troisième met en scène un couple de Japonais qui voyage en Thaïlande se font prendre en stop à bord du camion de deux individus louches. Suite à des bruits suspects dans la cabine arrière, ils s'arrêtent pour vérifier ce qui se passe. Les clandestins qu'ils transportaient sont tous morts mais ne sont pas décidés à le rester. La quatrième narre les mésaventures d'une jeune femme qui jeune femme vend des voitures. Elle omet de préciser à ses clients qu'il s'agit de véhicules accidentés remis à neuf. Cela ne plaît pas aux victimes qui reviennent lui mener une vie d'enfer. Enfin, la cinquième histoire tourne en dérision l'hypothétique tournage d'un Alone 2 (film de Pisanthanakun et Wongpoom)

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Phobia 2 - Histoire de fantômes thaïs
Par : Damien Taymans

Suite au succès international du florilège Phobia (ou 4Bia) naît une séquelle commanditée par les producteurs du premier opus. Phobia 2 suit la même tendance en proposant plusieurs saynètes réalisées par différents metteurs en scène. Le titre numéral étant pour le coup caduc en raison de l’augmentation substantielle de segments, passés au nombre de cinq, comme en atteste le titre anglais "Five crossroads".

Le premier segment, intitulé Novice, suit les traces d’un adolescent envoyé par sa mère dans un monastère bouddhiste. Sur place, le jeune Pey est confronté à des fantômes qui entendent lui faire expier ses fautes, de quelque manière que ce soit. Plutôt convenue, cette ouverture signée Paween Purijitpanya, déjà présent à la réalisation du premier Phobia, place le métrage sur d’excellents rails. Pauvre en dialogues, Novice capitalise essentiellement sur l’installation d’une atmosphère pesante, appuyée par une inquiétante brume qui nappe cette forêt hantée par des esprits tenaces qui poursuivent le jeune délinquant. Le final aussi percutant qu’un jet de pierres en pleine gueule (la comparaison n’est pas innocente) laisse présager une anthologie de haute volée démontrant, une fois n’est pas coutume, l’efficacité de l’horreur thaïlandaise.

Ward de Visute Poolvoralaks investit le milieu hospitalier et ne manque pas d’évoquer l’Infection de Masyuki Ochiai. Un lit parcourt un couloir d’hôpital accompagné de bruits de moto. A l’intérieur, le multi-fracturé Arhit enrubanné et emplâtré jusqu’à l’os suite à un accident de moto qui se voit contraint de partager la chambre d’un vieil homme plongé dans le coma dont la famille a voulu prolonger la vie artificielle un jour de plus. Curieux de voir son voisin de chambrée, Arhit empiète sur l’intimité de ce dernier, outrage dont il va payer le prix fort. Deuxième conte macabre mettant en scène des esprits et deuxième pauvre hère en proie aux apparitions malveillantes. Le plus stéréotypé et le moins efficace des segments, Ward se concentre pour l’essentiel à faire sursauter le spectateur avec des effets faciles, le réalisateur tirant sur des ficelles des plus élimées et ponctuant l’ensemble d’un dénouement prévisible.

Le troisième volet, Backpackers, délaisse les émanations spectrales pour des infectés à l’apparence proche des morts-vivants. Sorte de 28 jours plus tard thaï, le segment signé Songyos Sugmakanan (Dorm, oursisé d’argent à Berlin) entraîne deux campeurs japonais, décidés à faire le tour de la Thaïlande, dans un véritable cauchemar routier. Embarqués par deux camionneurs sur le bord d’une nationale, ils se trouvent bientôt confrontés au chargement de l’engin : une kyrielle de zombies enragés. Lassé par les répétitions fantomatiques dans lesquelles s’enfoncent les productions horrifiques asiatiques, Sugmakanan décide de métamorphoser les traditionnels spectres chevelus et pâlots en d’intraitables zombies affamés et de les parquer dans la remorque d’un camion afin que leur furie dévastatrice, contenue dans un lieu clos, se libère au grand jour et donne lieu à un véritable bain de sang. Les influences américaines et européennes végètent dans l’esprit du cinéaste qui les régurgitent mollement dans cette saynète peu convaincante.

Salvage, du réalisateur Parkpoom Wongpoom, auteur, avec son complice Pisanthanakun, des excellents Shutter et Alone, peine également à instaurer un semblant de climax. Wongpoom s’intéresse ici aux voitures d’occasion et aux nombres d’accidents dans lesquels ils sont mis en cause. Rouillées jusqu’aux amortisseurs, les épaves bénéficient souvent d’une seconde vie après un relooking, façon Evelyne Thomas, dans des concessions prêtes à tout pour faire du bénéfice. C’est l’objectif principal de Nuch qui escroque ses clients en faisant passer sa camelote pour d’exceptionnelles berlines. Mais ces voitures possèdent bien souvent leur histoire propre et ont été le témoin de tragédies. Des drames dont elles portent encore les traces bien enfouies dans chaque parcelle de leur carrosserie qui ne tardent pas à ressurgir en pleine poire de la vendeuse. Après une très rapide mise en place (format oblige), le segment ne résulte plus qu’en une compilation de scènes de trouille plutôt bien foutues, à la manière de ce que proposait Shutter en son temps. Mais depuis les rouages se sont encrassés et ce qui amenait effroi et transe ne débouche plus désormais que sur une rasade à peine correcte de "Bouh, fais-moi peur !".

Lot de consolation, l’ultime segment In the end de Banjong Pisanthanakun se pose comme le plus amusant et le plus convaincant de ce florilège principalement dévoué aux ghost stories. Réinvestissant le terrain de la parodie horrifique, à l’image de son In the middle de 4Bia, le cinéaste se moque ouvertement des modèles de l’industrie de l’horreur asiatique (et essentiellement japonaise). Focus sur le dernier jour de tournage d’une sorte de sous-Shimizu torché à l’emporte-pièces malgré l’inquiétante dégradation physique de l’héroïne censée incarner le fantôme. Hospitalisée d’urgence, la fantômette retrouve le plateau quelques heures plus tard alors que l’hôpital annonce le décès de l’actrice. De quiproquos en rebondissements hilarants, In the end ponctue de la plus belle des manières cet assemblage inégal, écueil propre aux anthologies pelliculées.


Commentaires sur le film

3 etoiles

Pas vraiment de frissons... mais plutôt des sourires... Les histoires ne sont pas transcendantes mais sympas à regarder.

Mon histoire préférée restera la dernière !! Dans le même genre que le troisième du premier film !! vraiment drôle !! Il faut voir le film au moins pour cette histoire !!

Sinon dans la fiche, il y a une petite erreur, l’actrice n’est pas Toda Erika mais Akiko Ozeki !

9 janvier 2010 à 22:01 | Par Izumi

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