Critique de film

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Postal

"Postal"
affiche du film

Uncle Dave (Foley dans The Kids in the Hall et Newsradio)et son organisation, n'ont qu'un seul but, "déboulonner" Osama Bin Laden et ses talibans, qui fort bizarrement ont leurs quartiers généraux derrière une boutique locale. Les deux factions visent le même but, arraisonner un chargement. Plus loin, Postal Dude passe une très mauvaise journée, il vient de découvrir son obèse de femme, occupée avec le proprio, et cela met le feu aux poudres.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Postal - Manque de Boll
Par : Seb Lecocq

On ne va pas refaire une énième fois le procès de l’auto proclamé « réalisateur le plus détesté du net » : j’ai nommé Uwe Boll. Pas de peur de se faire casser la gueule par le teuton soupe au lait mais plutôt parce qu’il y a des choses plus intéressantes à faire de sa vie, comme surfer sur cinémafantastique.be (ndlr : ça, c’est clair !) par exemple. Bref Uwe Boll, tout le monde le connaît et tout le monde le critique mais personne n’a vraiment vu ses films. Jusqu’à présent, je considérais Uwe comme un réalisateur de sympathiques nanars à voir entre potes un samedi soir de beuverie. En fait, plus que ses films tous plus médiocres les uns que les autres, c’est le personnage qui m’intéressait. Une grande gueule doublée d’un franc tireur, le genre de personnage en totale voie d’extinction dans le milieu de plus en plus guindé et peoplisé du show biz. Mais revenons-en à nos moutons et parlons un peu de Postal, car il y a des choses à dire. Et pas que des bonnes…

Postal est un mauvais film, voire même un très mauvais. C’est même totalement nul. Voilà une sentence bien lapidaire. Certes. Mais c’est pourtant vrai et je vais tenter d’expliquer le pourquoi du comment de la démarche totalement loupée de Herr Boll. Comme toujours avec Uwe (oui c’est un ami je l’ai rencontré plusieurs fois, je me permets donc de l’appeler par son prénom sans risquer de me prendre une bonne droite), ses intentions sont plus que louables. Réaliser un film de zombies, d’heroic fantasy ou un film totalement irrévérencieux, à chaque fois sur papier les projets sont excitants mais le résultat est toujours décevant. Et cette fois avec Postal, il a touché le fond. Avec comme référence un jeu video, once again dirons les mauvaises langues, Team America World Police et South Park du duo Trey Parker et Matt Stone. Seulement voilà, Boll oublie une chose importante quand on veut faire un film. Contrairement aux deux trublions américains, il n’a absolument aucun talent de metteur en scène, de scénariste et, comble de tout, il est dépourvu du moindre sens de l’humour. En gros, il manque de tout ce qui fait la force d’un projet comme celui-là et ça se voit sur l’écran.

Je passerai outre la forme du film qui est horrible comme sur tous ses précédents méfaits pour m’attacher au fond, puisque de son propre aveu, c’est cette composante qui fait de Postal son chef-d’œuvre. De la première scène, loooooongue et pas drôle, mettant en scène deux pirates de l’air, on comprend tout des intentions de Boll. Choquer, choquer et encore choquer. L’irrévérence demande beaucoup de talent, de travail et de réflexion. Ce que Uwe ne possède pas. Le problème majeur de ce film est que son géniteur a pris conscience du personnage qu’il était devenu. Uwe est détesté de toute l’intelligentsia cinématographique mondiale et a décidé de cultiver cette image en y allant à fond dans le trash avec des sabots taille 48. Seulement, à force de vouloir choquer à tout prix, il en fait trop, beaucoup trop et chaque situation tombe lamentablement à plat. Tout est tellement too much qu’après cinq minutes on devine tout des intentions du père Boll.

Un groupe d’enfants apparaît à l’image ? Il va lui arriver malheur…Un chat traverse le cadre (très vilain le cadre d’ailleurs) il va servir de silencieux pour un revolver et ainsi de suite, ça dure, ça dure et ça dure encore (ndlr : excusez Seb pour ses répétitions mais c’est que ça l’a vraiment pompé). Mais il s’enfonce encore plus lorsqu’il s’attaque à la satire politique, genre auquel les plus grands se sont attaqué avec plus ou moins de succès. Là c’est le désastre total : ne montrant aucun recul sur ses images, ne portant pas la moindre réflexion sur ses propos, ceux-ci sont d’une platitude et d’une bêtise rarement vues. Pour réaliser une satire politique radicale, il ne suffit pas de filmer Georges W.Bush gambadant main dans la main avec Ben Laden. Boll pensait réaliser un film dangereux et criait à la censure avant même la sortie mais l’excès nuisant en tout, force est de constater que tout son projet est tellement boursouflé de son égo qu’il se dégonfle tel une baudruche après quelques toutes petites minutes. Et si Postal était son film le plus inoffensif en plus d’être le plus mauvais ?

Pour finir par une métaphore qu’il n’aurait certainement pas renié ; Postal s’apparente à un dîner de famille lors duquel votre oncle fan de Patrick Sébastien et de Jean Marie Bigard se lève de table raconte une blague de cul et pète un bon coup en vous filant une grosse tape dans le dos « Alors elle est bonne hein ?? »

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