Critique de film

pub

Prédictions

"Knowing"
affiche du film

Pour fêter l'anniversaire d'une école, une cérémonie est organisée au cours de laquelle une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants 50 ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui du petit Caleb est illisible, car il s'agit d'une suite incohérente de chiffres. D'abord amusé, son père, statisticien, essaye de trouver une signification. Horrifié, il découvre peu à peu que chaque séquence de chiffres correspond à la date exacte d'une catastrophe récente. Lorsqu'il comprend que les 3 dernières séquences prophétisent des cataclysmes à venir, une course contre la montre commence.

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de Prédictions - Apocalypse now
Par : Chroniqueurs

Par Dante

Alex Proyas avait été propulsé au rang de génie après son Dark city, et tout le monde le voyait déjà se lancer dans une carrière prometteuse et devenir un réalisateur de premier ordre. Mais le bonhomme ou le destin en a décidé autrement et Mr Proyas a disparu inexplicablement. Jusqu’à la sortie de I robot, adaptation discutable de l’œuvre d’Asimov sortie en 2004 avant que le cinéaste ne se tapisse dans l’ombre. Prédictions, retour ferme et définitif du réalisateur sur le devant de la scène ?

Prédictions se présentait de façon assez ambiguë dès son annonce. Bande-annonce spectaculaire avec grand renfort d’effets spéciaux numériques mais pourvu d’un pitch prometteur et de Nicolas Cage une nouvelle fois moumouté (plus vraiment en odeur de sainteté chez les cinéphiles ces temps-ci). Dès les premières minutes du film, Proyas rassure le spectateur quant à ses intentions et son intégrité. Bien loin, mais vraiment très loin, du clinquant des grosses productions de SF actuelles, le métrage se pose rapidement comme un film pessimiste et minimaliste, où les lueurs d’espoir sont aussi rares que les bons films de science-fiction ces dernières années. On retrouve donc tout le génie de Proyas pour dépeindre une humanité en proie au doute, où les héros sont des pères de famille désenchantés et désincarnés et où l’espoir est remplacé par une fatalité de tous les instants. Le scénario de Prédictions se pose donc comme un modèle de jusqu’au-boutisme, qui dépasse le simple cadre du clin d’œil (impossible de ne pas penser à Rencontre du 3ème type), pour décrire un monde dystopique profondément réaliste.

Les effets spéciaux se voient très intelligemment insérés dans le récit et ne souffrent aucunement d’une quelconque facilité. L’ensemble du film joue la carte du minimalisme et Proyas n’hésite pas à utiliser les procédés les plus classiques pour créer une tension palpable sur une longueur hallucinante, aidé par des envolées musicales subjugantes, dont la magnifique 7ème symphonie de Beethoven. Visuellement, même constat. Epaulé par la toute nouvelle caméra numérique Red One, le cinéaste livre un plan-séquence hallucinant dans les débris d’un avion tout juste crashé, dont l’intensité côtoie celle des Fils de l’homme.
Et puis la troisième surprise du film et pas la moindre : la présence de Nicolas Cage. Si celui-ci avait fait des choix de carrière pas toujours judicieux ces derniers temps (Ghost Rider, Next, Bangkok dangerous, pour ne citer qu’eux), il nous prouve ici qu’il reste toujours une valeur sûre. Il incarne ici parfaitement ce père de famille dépassé et désabusé, qui se retrouve confronté à une machine implacable : le destin. De plus, il est épaulé par la belle Rose Byrne (28 semaines plus tard), qui apporte une touche de féminité dans ce film d’une noirceur abyssale.

Prédictions est une grosse production, oui, avec des acteurs plus ou moins bankables. Mais il est dirigé par un vrai artiste et servi par un scénario exceptionnel. Et voir tant de noirceur assumée, tant de fatalité dans un petit blockbuster comme celui-ci, c’est tellement inespéré dans notre monde de conformisme qu’il faut à tout prix encourager ce genre d’initiative.


Critique de Prédictions - Visions d’apocalypse
Par : Damien Taymans

Notre époque se montre particulièrement obsédée par l’apocalypse. Echafaudées dès l’Antiquité, les visions de la fin du monde se manifestent le plus souvent au lendemain d’événements préoccupants. Actuellement, l’humanité fait face çà une pluralité de dangers qui tous peuvent causer d’importants dégâts à la planète Terre : le réchauffement climatique, la destruction de la couche d’ozone, l’élévation du niveau des mers, la destruction nucléaire auxquels vient se rajouter la possibilité d’une pandémie, comme l’illustre la récent paranoïa de la grippe aviaire. Une série de scénarii anxiogènes qui connaissent une répercussion dans le septième art, principalement sous la houlette des Michael Bay et autres Roland Emmerich qui se complaisent dans l’anéantissement de notre monde.

Alex Proyas ne cesse, depuis sa fabuleuse réalité alternative qui régnait dans Dark city, prémisse méconsidérée de la révolution Matrix, de s’illustrer dans l’univers de la science-fiction. Jusqu’à ce que son adaptation d’un écrit d’Asimov (I, robot) ne vienne retarder la confirmation d’un cinéaste apparemment peu à l’aise avec les exigences des prods de blockbusters. Séduit par le script, Proyas s’active pour livrer sa propre version de la fin du monde, une vision qui s’inscrit à contre-courant de la tendance hollywoodienne qui consiste à s’appuyer sur des prédictions séculaires légitimées par les plus crédules. Faisant fi des révélations des Mayas et de Nostradamus, Proyas bâtit des prédictions qui reposent sur une vague numérologie à la Schumacher : une série de chiffres alignés renvoyant aux catastrophes les plus dévastatrices des cinquante dernières années desquelles se détachent particulièrement les attentats du 11 septembre, symbolisant le dernier trauma de l’Occident qui passe désormais son temps à contempler les cieux pour prévenir de futurs épanchements terroristes.

L’originalité principale du film consiste à inverser l’évolution narrative traditionnelle propre au genre catastrophe, reléguant les épisodes les plus spectaculaires à la seconde partie de l’œuvre quand la tendance est plutôt à l’étalage prématuré des effets spéciaux. Absent pendant une bonne demi-heure, le spectaculaire s’amorce par une étonnante séquence de crash aérien, suivie d’un plan-séquence à couper le souffle, avant de continuer son évolution crescendo jusqu’à un final visuellement époustouflant (bien que convenu) qui convoque l’essentiel de l’imagerie du chaos apocalyptique. Des scènes qui constituent les points d’orgue d’une œuvre cousue de fil blanc qui atteint le comble de se montrer incroyablement prédictible. Voire même navrant (voir l’indigne scène du métro, pour s’en convaincre).

Reléguant ses ambitions titanesques à la seconde partie au profit de quelques réflexions ontologico-philosophiques, Proyas pond une oeuvre cérébrale, teintée de multiples influences (autant théologiques que scientifiques), qui néglige la conduite de son intrigue et s’embourbe religieusement dans un discours trop "métaphysique". Quant à l’égarement extragalactique, no comment...


Commentaires sur le film

2 etoiles

Un film qui joue habilement avec les mécanismes du suspense, même si la machine parfois déraille. Le propos en revanche se perd dans ses paraboles, pour échouer finalement à nous raconter une histoire convaincante. Ce qui est fort dommageable, pour un film supposé nous en raconter une ultime.

5 décembre 2013 à 23:12 | Par Fred Bau

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



News associées (1)

décembre 2008
Première affiche pour Knowing
11/12/2008

Récentes critiques

affiche du film
The Platform
2020
affiche du film
Werewolf
2018
affiche du film
Play or Die
2019
affiche du film
Ça: Chapitre 2
2019
affiche du film
Cities of Last Things
2018
affiche du film
Impossible Crimes
2019
affiche du film
The Soul Conductor
2018
affiche du film
Stray
2019
affiche du film
Dark, Almost Night
2019
affiche du film
The Dead Center
2018

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage